Aqui.fr - Une publication d'Aqui!Presse Aqui.fr - Partageons l'information en Nouvelle-Aquitaine et bien au delà

Economie | Lauréate du plan France relance, l'entreprise KSB veut rebondir

1

KSB, fabricant de vannes à la Roche-Chalais, au nord-ouest de la Dordogne figure parmi les 28 entreprises régionales lauréates du fonds d'accélération des investissements dans les territoires. Cette subvention entre dans le cadre du plan France relance et il s'agit d'une aide à l'investissement. L'entreprise qui compte 400 salariés souhaite moderniser son procédé de fabrication, notamment dans le domaine de l'usinage afin d'accroître sa réactivité dans un contexte de forte concurrence à l'international. Il s'agit aussi de pérenniser des emplois.

 L'industrie française a été particulièrement touchée par la crise sanitaire. Le site périgourdin de la Roche-Chalais de KSB (grouoe allemand) qui fabrique des pompes, des vannes et de la robinnetterie industrielle a été particulièrement impacté. "Nos produits sont destinés à une grande diversité de clients, le secteur de l'eau au sens large (transport, adduction),les data center, le bâtiment, l'aéronautique, l'industrie notamment les acieries. 80 % de notre chiffre d'affaires de 130 millions d'euros est réalisé à l'exportation dont environ la moitié au sein de l'Union européenne. Nous évoluons dans un secteur dominé par une forte concurence internationale, notamment chinoise et européenne. L'année 2020 a été compliquée, car elle a été marquée par l'absence de grands projets industriels, due à la crise sanitaire. Cette année, la situation est un peu meilleure avec une nette diminution du recours au chômage partiel, mais nous sommes dans l'attente du rédémarrage de gros dossiers industriels", explique Philippe Bagard, directeur du site.

Sécuriser l'ensemble de l'usinage

L'entreprise a donc déposé un dossier dans le cadre du plan France relance. Elle a été retenue pour son projet de modernisation d'un îlot autonome d'usinage de pièces mécanique et va percevoir une aide de 450 000 euros, sur un investissement d'1,5 million d'euros. "Grace à cet investissement, on va pouvoir mettre à côté du montage, l'usinage des pièces et la peinture. Les nouvelles machines sont destinées à remplacer deux anciennes qui datent de 1995 et de 2001, elles seront connectées entre elles. Cela va nous permettre une meilleure gestion de la production et ainsi d'accroître notre flexibilité et notre réactivité, car dans notre activité, les délais peuvent être courts," explique Philippe Bagard.
L'entreprise périgourdine avait le choix entre deux alternatives :  soit sous-traiter l'usinage à l'extérieur, par exemple en Asie et ne réaliser sur place que le montage. La seconde était d'investir et de conserver la valeur ajoutée en interne et par conséquent les emplois associés. C'est la deuxième option qui a été retenue. "Nous avons fait le choix de garantir les délais et la qualité. On va arriver ainsi à répondre plus facilement aux variations du marché en maîtrisant l'ensemble de la chaîne de production. Notre objectif est de tendre vers une réduction des délais pour satisfaire au mieux nos clients,"  poursuit Philippe Bagard. Dans cette gamme de vannes supérieures à 350 mm de diamètre, KSB produit 10 000 unités par an. 
Quatre à cinq personnes à la production sont concernées par ce nouvel ilôt, plus du personnel qui travaille au niveau des méthodes. Mais à terme cet îlot va sécuriser l'ensemble de l'usinage, qui est conservé en interne. La première machine arrive en juin, la deuxième est programmée en septembre. Le nouvel îlot autonome d'usinage devrait être totalement opérationnel à l'automne. L'arrivée des deux nouvelles machines implique des programmes de formation au niveau des process industriel pour les salariés concernés

L'aide du plan de France relance va permettre ainsi au site périgourdin d'être économiquement plus rentable. Actuellement, le site KSB en Dordogne emploie 400 personnes. Ce projet concourt aussi à la pérennisation de 14 emplois d'ici 2023.

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude-Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 31/05/2021