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Métropole | Bordeaux Métropole : reprise du chantier du Pont Simone Veil

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On a presque envie de dire… Enfin ! Les travaux du pont Simone Veil reprennent, alors qu’ils auraient du être terminés depuis bien longtemps si tout s’était passé comme prévu. Un chantier qui reprend vie avec le Groupement d’entreprises Bouygues TP Régions France et son co-traitant Profond. La livraison est prévue pour le premier trimestre de 2024, soit avec un retard de quatre années. Un chantier laissé à l’abandon par Fayat en 2018.

C’est sous un soleil de plomb, bien équipé d’un casque et gilet de sauvetage, qu’Alain Anziani, président de Bordeaux Métropole, s’est rendu sur cette première étape du chantier. A ses côtés, Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, Jean-Jacques Puyobrau, maire de Floirac, Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles. Aussi Claude Mellier, vice-présidente de Bordeaux Métropole chargée des grandes infrastructures de transport routier et ferroviaire, Jean Touzeau, vice-président de Bordeaux Métropole chargé de la valorisation du Fleuve, des franchissements et du rééquilibrage rive droite. Pour leur présenter cette nouvelle technique, Paul Vilar, directeur de production Grand-Ouest Bouygues France. 

Les élus qui se rendent sur le chantier du Pont Simone Veil

Une technique innovante

Les premières opérations d’une grande envergure ont donc débuté ce mardi, avec l’installation du premier pieux. Ces tubes d’acier longs d’une vingtaine de mètres constitueront, une fois remplis de béton, les fondations des 8 piles du pont. Au total, cela représente 32 pieux, qui seront enfoncés verticalement d’ici février 2022. « C’est une étape très importante pour la vie du chantier car c’est celle qui valide tous les moyens de productions et outils avec la qualité exigée et dans les délais impartis », explique Paul Vilar. « Aujourd’hui on est assez satisfait car tous les paramètres semblent être alignés pour avoir un résultat de qualité. » 

Une technique « fréquemment utilisée » mais qui reste novatrice en rapport au diamètre des tubes (2m50). « Il y a peu d’ouvrages qui sont réalisés avec des pieux de cette importance ». Un diamètre important qui nécessite des outils de qualité. Un chantier « complexe » avec des techniques « pointues », tient à rappeler le directeur de Bouygues. 

44 mètres de large

Une inauguration très attendue. Ce sixième pont s’inscrit dans de nouvelles solutions de mobilités, à destination des habitants. L’objectif est de faciliter leurs déplacements, notamment en fluidifiant la circulation, « surtout des ponts Saint-Jean et d’Arcin, qui ont sérieusement besoin d’être allégés du trafic. Ça urge », précise Pierre Hurmic. En effet, c’est près de 25 000 véhicules qui emprunteront le pont. « J’attends beaucoup de ce pont. On a besoin davantage de franchissements sur la Garonne », complète Alain Anziani. Le désengorgement du trafic n’est pas le seul objectif. Il s’agit également d’améliorer les interactions entre Bègles, Floirac et Bordeaux. « Il nous offrira une liaison directe au pied de Bègles entre la rive gauche et la rive droite et permettra le tissage de liens encore plus forts avec ces communes, en particulier Floirac », explique Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles. Il permettra, à l’horizon 2024, de boucler la boucle des boulevards, au sud de Bordeaux. 

Pont Simone Veil

Pour ce pont, une certaine liberté d’aménagement est prévue. Pour autant, la végétalisation occupe une place importante. « Nous avons beaucoup insisté sur la place de la végétalisation aux abords du pont. 1 200 arbres vont être plantés de part et d’autre des deux rives. Des alliés pour lutter contre la chaleur, comme celle que nous subissons ces jours-ci », déclare le maire de Bordeaux. 

Un espace public 

Long de 549 mètres, le pont Simone Veil est surtout un véritable « lieu de vie » et espace public. « C’est un lieu qui permettra de venir admirer la Garonne, la rive droite et gauche. C’est plus qu’un pont, c’est un lieu de divertissement et de distraction de demain », précise le président de Bordeaux Métropole. Sur ses 44 mètres de large, le pont accueillera 18 mètres pour les piétons, 3 mètres pour les cyclistes avec une piste cyclable bidirectionnelle connectée au Réseau Express vélo. Le reste est destiné aux transports en communs en site propre et deux voies par sens affectées aux véhicules légers et aux poids lourds. Un concept innovant d’espace public qui s’inscrit dans la lignée des recommandations de la concertation menée entre élus, experts et citoyens. 

La deuxième phase du chantier sera l’exécution du tablier de l’ouvrage, avec une charpente métallique qui sera poussée par tronçons successifs au-dessus du fleuve. Le premier "poussage" aura lieu en janvier 2022 et au total 6 000 tonnes d’acier seront nécessaires. Le coût de ce chantier global est estimé à 151 M€ TTC.

Mélanie Philips
Mélanie Philips

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 17/06/2021