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Economie | Aérocampus Aquitaine : 10 ans de voltige dignement fêtés !

Denis Guignot, premier et actuel président d'Aérocampus Aquitaine, Alain Rousset, et Jérôme Verschave

Après avoir accueilli quelque 2500 personnes venues en famille le 5 septembre dernier à l'occasion de portes ouvertes célébrant les 10 ans de la structure, ce sont environ 350 partenaires, clients et collaborateurs qui ont répondu présents mardi 14 septembre pour fêter à leur tour, la première belle décennie d'Aérocampus Aquitaine. Une soirée richement animée, mettant à l'honneur les « têtes brûlées » de la première heure, ceux sans qui le projet n'aurait pas pu voir le jour, mais aussi quelques fidèles entreprises partenaires, l'équipe du site qui en fait la vie au jour le jour, et enfin bien sûr, les élèves de ce Campus unique en son genre. La priorité des priorités pour le Directeur général du centre de formation, Jérôme Verschave. Un directeur reconnu, qui à cette occasion, a d'ores et déjà annoncé un départ sans doute proche, « mais pas demain matin ». Un poste qu'il pourra quitter sans rougir; le pari lancé il y a 10 ans a pleinement été réussi. La soirée d'hier s'il en était besoin l'a une nouvelle fois démontré.

Faut-il encore revenir sur l'histoire un peu folle d'Aérocampus Aquitaine ? Cet audacieux coup de dés lancé dès 2009 à l'annonce de la fermeture du Centre de formation aéronautique de la DGA à Latresne... Une idée d'abord émise dans le bureau du président de Région, Alain Rousset, qui entouré de quelques précieux soutiens aura su embarquer autour de l'initiative et de la volonté politique, acteurs économiques, mais aussi de l'Education nationale et de la Direction Générale de Armée... Une histoire d'individus (et d’individualités, ça compte...) convaincus qui auront réussi à inventer un nouveau modèle de formation correspondant à un besoin fort du territoire ; celui de main d'oeuvre en maintenance aéronautique, pensé dans un cadre associatif.

Excellence
Un partenariat, au sens plein et entier du terme, réunissant acteurs publics et privés autour de ce même objectif, contribuant du même coup, à la mise en place d'une nouvelle méthode pédagogique. Une méthode qui fait la part belle à la pratique, et dont les élèves ne cessent de vanter les bénéfices. Quelle école, ou institut de formation aéronautique, autre qu'Aérocampus peut se vanter de faire travailler ses élèves sur... un Rafale mis à disposition par la DGA ? « Aucun » répond serein Jérôme Verschave. Valeur de l'engin : 93 M€. C'est dire si la confiance règne, et si, dans la réputation de formation d'excellence de la structure, le qualificatif n'est pas volé.

Des jeunes ont témoigné de leurs parcours d'excellence au sein d'Aérocampus, et les portes ouvertent au sein d'entreprises préstigieusesDes jeunes ont témoigné de leur parcours d'excellence au sein d'Aérocampus, et en lien, de leur accueil au sein d'entreprises prestigieuses

D'autant quand cette excellence est rapidement reconnue à l'international. Aérocampus entrant dès 2016, quatre ans à peine après son lancement, dans les fameux contrats des 36 Rafales vendus par Dassault au Qatar. Un sacré bond. « Aérocampus entre alors dans la chaîne de valeur des ventes d'avions », souligne Jérôme Verschave. Conséquence, non sans une dose de persévérance : l'école de Latresne entre au GIFAS. Elle est la seule à avoir cette reconnaissance du secteur industriel aéronautique. La prestigieuse Sup'Aéro, créée au début du XXème siècle, n'y a toujours pas droit...

Ténacité et générosité
Mais au-delà des accords économiques, ou encore de la création d'une activité d'accueil d'entreprises (hôtellerie, séminaire..) qui permettent de financer la formation des élèves, en complément d'une subvention publique toujours égale à 2,5 M€ par an depuis 10 ans (là où la structure est passée de 80 à 300 élèves...), c'est bien cette mission de formation qui reste le cœur de métier et d'attention d'Aérocampus. Et les entreprises, à l'image de Sabena Technics et de son PDG Philippe Rochet, venu en témoigner mardi soir, en sont plus que satisfaites. L'entreprise mérignacaise, ayant accueilli depuis 2011 plus de 420 apprentis, dans le cadre de la formation par alternance.

Dorine Bourneton, avec quelques élèves d'Aérocampus, dont elle sera la marraine pour ceux qui entrent en cette rentrée 2021 au sein de l'établissementDorine Bourneton, avec quelques élèves d'Aérocampus Aquitaine, dont elle sera la marraine pour ceux qui entrent en cette rentrée 2021 au sein de l'établissement


Des formations scolaires auxquelles Aérocampus ajoute, des partenariats autour de chantiers-formations et formations menés avec les Apprentis d'Auteuil permettant à des personnes très éloignées du monde du travail de reprendre le chemin de l'emploi.
Autant d'innovations et de défis relevés par l'équipe d'Aérocampus, « avec ténacité et générosité », non sans un brin, voire une bonne dose, d' « audace » et de « liberté de créer ». Des qualificatifs choisis par Jérôme Verschave qui correspondent aussi à celle qui ce mardi a accepté de devenir la marraine de la nouvelle promotion d'Aérocampus : Dorine Bourneton, première femme paraplégique au monde à être pilote de voltige aérienne. Un exemple « de pugnacité et de joie », qui est revenu sur son parcours, inspirant pour tout un chacun.

Complexe et spectaculaire
Voltige, c'est d'ailleurs le mot sous lequel son directeur général place les 10 prochaines années d'Aérocampus Aquitaine. Un mot qui en vérité décrit déjà cette première décennie... Car qu'est ce qu'Aérocampus Aquitaine, si ce n'est la réalisation d'une succession de manœuvres complexes et spectaculaires dans une apparente facilité... mais jamais sans préparation, ni vision du prochain défi à effectuer ?

 
Aérocampus fête ses 10 ans
 
Cet article fait partie de notre édition spéciale : Aérocampus Aquitaine : Les 10 ans

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 15/09/2021