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Economie | Dermoioniq innove dans les soins made in France

Emanuele Moderna, fondateur de la marque Dermoioniq

Emanuele Monderna, kinésithérapeute de formation, s'est intéressé aux questions de cicatrisation de la peau grâce aux propriétés du collagène d'eau douce. Après huit ans de recherche, il a développé à partir de Périgueux, la marque Dermoioniq, seulement trois semaines avant le premier confinement. L'originalité de la gamme de produits réside dans l'extraction du collagène d'eau douce à partir d'esturgeons de Nouvelle-Aquitaine, élevés pour la production de caviar. La start-up veut accélérer son développement à l'international grâce à une levée de fonds d'1,2 million d'euros.

Au-delà de son accent italien et de son large sourire, Emanuele Monderna, kinésithérapeute de formation, s'est rapidement intéressé aux questions de cicatrisation de la peau et plus particulièrement aux propriétés du collagène pour son accélération. "Une cicatrice, doit être belle et fonctionnelle", précise Emanuele Monderna. Depuis la Dordogne où il s'est installé, et après plusieurs années de recherche, il a développé son actif phare le collagène d'eau douce, qui a donné lieu à trois dépôts de brevets, et créé la marque Dermoioniq.  L'entreprise Dermoioniq dont le siège est à Périgueux, fait partie de l'association France Tech Périgord Valley qui soutient et épaule les start-ups et sociétés innovantes. La marque en plein développement, compte bien se faire un nom dans l'univers de la dermatologie et la cosmétique.
"Avec nos équipes, nous avons beaucoup travaillé pour développer notre gamme de produits, nous avons pratiqué de nombreux tests cliniques, réalisés dans une démarche responsable. Notre molécule, innovante sur le marché, est issue d'une démarche en circuit court et durable. Le collagène est issu des peaux d'esturgeon élevés en Nouvelle-Aquitaine et destinés à la production de caviar", précise le chef d'entreprise. Du développement de l'embryon des esturgeons au contrôle de leur alimentation, jusqu'à l'extraction du collagène au sein du laboratoire bordelais, Dermoioniq revendique une production 100 % made in France.

Développement à l'international

Initialement pensés pour les professionnels de santé afin d'augmenter l'efficacité des dispositifs médicaux, les produits de la marque accélèrent la cicatrisation de la peau. "Actuellement, notre gamme est complète et s'adapte aux besoins de chacun. Cet automne, nous avons lancé une ligne cosmétique à destination du grand public. Nous avons aujourd'hui deux secteurs d'activité : le médical avec les professionnels de santé et la cosmétique avec une quarantaine de points de vente, ce qui est un bon début,"  poursuit Emanuele Monderna. Au cours du dernier trimestre 2021, Dermoioniq, qui compte quinze salariés à fin 2021, principalement sur Bordeaux, a également procédé à une levée de fonds d'1,2 million d'euros. L'objectif est double : accélérer son développpement à l'international et tendre vers une politique zéro déchet.

"En un an, nous avons beaucoup recruté, notamment des commerciaux, nous avons lancé de nouveaux produits, débuté notre développement à l'international avec les Emirats arabes unis, la Russie. Nous nous tournons désormais vers l'Asie. Nous avons des contacts avec Taïwan, la Chine qui représente un marché important et de belles opportunités. Ma priorité pour les prochains mois demeure de bien structurer ma jeune entreprise, de bien assoir ses fondements et aussi d'étendre notre politique de recherche vers une production zéro déchets", détaille Emanuele Monderna. Dermoioniq espère atteindre les deux millions d'euros de chiffre d'affaires à la fin 2022.

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : D.R

Publié sur aqui.fr le 04/01/2022