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Société | Un appel aux dons pour construire un centre de soins sans équivalent à Peyrat-le-Château

Le centre de soins et de formations de Peyrat-le-Château sera sans équivalent en Haute-Vienne

Porté par un enfant du pays, un projet de centre de soins et de formations est en cours à Peyrat-le-Château près du lac de Vassivière. Dix professionnels de santé sont partie prenante dans cette aventure. Mais, face à l’envolée du prix des matériaux ces derniers mois, le budget travaux a explosé de 300 000 euros. Ils ont lancé un appel à financement participatif sur la plateforme okpal pour collecter 50 000 euros, un plus pour solliciter un prêt bancaire.

est un enfant du pays, Antoine Lacouturière, qui est à l’origine de PLC santé, un centre de soins et de formations qui devrait ouvrir en 2023 à Peyrat-le-Château. La hausse du prix des matériaux l’oblige à revoir le financement afin de solliciter un emprunt. Natif d’Augne, un village voisin, il a fréquenté l’école de Peyrat avant de poursuivre ses études à Bordeaux puis Biarritz pour décrocher ses diplômes en ostéopathie et sophrologie.

En 2015, il est revenu au pays pour s’installer à Peyrat-le-Château dans l’antenne de la maison de santé d’Eymoutiers. « Proposer de l’ostéopathie et de la sophrologie à la campagne dans une commune de moins mille habitants, c’était ambitieux reconnaît Antoine Lacouturière, mais ça s’est très bien passé. J’ai accueilli 5 000 patients différents en sept ans. » Certains patients viennent même de très loin, de l’Allier, de la Dordogne, du Lot et de Limoges. « Quand on se sent bien avec un soignant, les gens sont prêts à faire de la route pour un soin » constate Antoine.

Dix professionnels du soin sont engagés dans ce projet

  Dix professionnels du soin sont engagés dans ce projet 

 

« Un tel équipement n’existe pas à la campagne »

Depuis trois ans, il travaille sur ce projet de centre de soins de 430 m² qui comprendra notamment six salles de soins et un gymnase. Il sera divisé en deux espaces, un pôle médical avec infirmiers, kiné, sage-femme (vacations) et un pôle de soins bien-être avec deux ostéopathes, une thérapeute en thérapie cognitive, comportementale et EMDR appliquée, un sophrologue, une socio-esthéticienne et un spécialiste en shiatsu. La pharmacienne du village est également impliquée dans la démarche.

Autre atout, le futur centre proposera des séances de rééducation en balnéothérapie dans un bassin de 12 m² chauffé à 35 degrés, sans équivalent à une heure de route. « Un tel équipement n’existe pas à la campagne, je proposerai aussi de la sophrologie aquatique. Dix professionnels sont déjà engagés dans cette belle aventure et nous avons une piste pour accueillir un médecin généraliste », précise-t-il. Par ailleurs, des formations en ostéopathie et sophrologie de même que des stages associant nature, sport et santé seront proposés.

«On espère commencer les travaux cet été »

Ses demandes de subvention ont toutes reçu une fin de non recevoir. « Nous avons sollicité la commune, la communauté de communes, le Parc naturel régional de Millevaches, le Lac de Vassivière, le Département, la Région et l'Europe », énumère-t-il, « malheureusement nous n'avons reçu aucune subvention, on nous a répondu que c’était une structure privée. Inclure des approches complémentaires dans la prise en charge de personnes à des pratiques médicales traditionnelles pose problème à l‘Agence régionale de santé. »

 

Un bassin de balnéothérapie pour des séances de rééducation dans un cadre champêtre

 Un bassin de balnéothérapie pour des séances de rééducation dans un cadre champêtre

 

Le projet, chiffré à un million d’euros, était autofinancé il y a un an, la conjoncture a changé depuis obligeant l’équipe à lancer un appel à financement . « On a mis un an pour obtenir le permis de construire en janvier dernier et aujourd’hui, les coûts des matériaux ont augmenté, le projet est passé à 1,3 million. Si chaque patient fait un don 10 euros, on peut y arriver, 5 450 euros ont déjà été collectés. » Cette somme servira d’apport pour la banque qui les accompagnera, des négociations sont en cours.

« Bien que ce projet soit privé, il a des répercussions économiques pour la commune, pour le tourisme, avec des gens qui viennent et qui consomment sur place. Nous avons également fait le choix de solliciter des entreprises locales pour construire le centre. Nous espérons commencer les travaux cet été ou juste après pour une ouverture au deuxième semestre 2023. » Croisons les doigts...

Pour participer au financement www.okpal.com/plc-sante-centre-de-soins-et-de-formations

Corinne Mérigaud
Corinne Mérigaud

Crédit Photo : PLC santé

Publié sur aqui.fr le 05/05/2022