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Politique | Une plateforme territoriale numérique pour les quatre communes du Grand Projet de Ville de la rive droite?

atelier numérique cyberbase cenon

Le GPV avec l'appui de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération) ainsi que du laboratoire de recherche et d'innovation La 27e Région, arrive au terme de la première phase de lancement du projet de plateforme d'innovation territoriale ouverte et numérique englobant les quatre communes du Grand Projet de Ville (Bassens, Cenon, Floirac et Lormont). Cette plateforme, conçue et alimentée avec la participation des acteurs locaux, a pour objectif de faciliter la production, l'échange et la diffusion des contenus et services urbains concentrés sur le territoire des communes concernées.

C'est la deuxième fois, depuis juillet dernier, que les représentants de La 27e Région et de la FING s'installent en résidence sur le territoire même du GPV des Hauts de Garonne pour inviter les acteurs locaux (institutions, entreprises, associations, citoyens) et en particulier ceux actifs sur le web, de se rencontrer, échanger et réfléchir sur des pistes de projets qui seraient susceptibles de se servir et de profiter d'une telle plateforme. Ainsi du 9 au 13 novembre, ce sont plusieurs ateliers collaboratifs dédiés à la mise en valeur d'idées, de pratiques, de réseaux et de projets existants ou nouveaux sur le territoire, qui sont organisés à Cenon.

GPV - pas seulement du réaménagement urbain
« Ce qu'il faut d'abord savoir c'est que le GPV ne se cantonne pas au seul réaménagement urbain, mais comporte aussi une dimension sociale et culturelle, dont l'innovation numérique. », explique Sophie Trouillet, chargée du développement culturel et de l'innovation numérique et sociale au sein du GPV. « L'enjeu du projet est donc de sensibiliser aux usages numériques et d'offrir un outil, par lequel l'ensemble des acteurs municipaux, institutionnels, associatifs et autres aura l'occasion de créer, diffuser et échanger des contenus ainsi que de trouver des clients et prestataires de service potentiels directement sur le territoire. »

Repérer les « têtes de réseaux »
Le projet est actuellement à l'étape de « mesure des usages numériques du territoire » assuré d'un côté par le groupe de recherche Greco de Bordeaux 3, et de l'autre par la FING. « On est en train de scaner le net à la recherche de "têtes de réseaux", c'est-à-dire de gens actifs sur le web ayant par exemple leur propre blog, un site internet, un groupe sur facebook, une adresse sur myspace ou qui diffusent des trucs sur youtube, flickr etc. », explique Fabien Eychenne, chef de projet à la FING. « On les encourage ensuite à se rencontrer et échanger sur ce qu'ils attendraient d'une telle plateforme, de manière à ce qu'elle puisse leur être utile et rendre service par la suite. » Lors des ateliers, on a pu voir ainsi émerger des idées d'un audioAtelier cenonguide à vélo décrivant les lieux traversés pendant une balade à vélo; ou encore d'un concept, tout aussi pédagogique, du guide du routard du GPV.

La plateforme, « c'est toi qui gère »
La 27e Région et la FING ne sont tout de même pas là pour se substituer aux acteurs dans la mise en place de leurs propres projets. « On n'est pas là pour faire des blogs ou sites. On est là pour assurer l'échange, donner un avis, des pistes, mais ensuite tout dépend de l'acteur lui-même. » explique M. Eychenne. Cette activité interviendra probablement seulement à partir de la deuxième phase. « Celle-ci consiste à proposer des ateliers créatifs et d'animation censés justement donner des indications plus concrètes quant à la mise en place de tel ou autre projet. » précise Mme Trouillet. Enfin un cahier des charges sera établi, aboutissant ou non à la mise en fonction de la plateforme aux alentours de début 2011.

Plateforme ou pas plateforme?
Beaucoup d'interrogations subsistent cependant sur l'avenir de la plateforme numérique. « Tout d'abord il n'est pas dit que celle-ci verra forcément le jour. » remarque Mme Trouillet. « Il peut s'avérer qu'elle ne corresponde pas aux attentes des acteurs, qu'ils ne vont pas vouloir s'en servir. Peut-être se rendront-ils compte qu'ils auraient plus besoin d'avoir un lieu physique et réel de rencontre plutôt que d'une plateforme. » Il y a aussi la question de la gestion de la plateforme une fois la FING et la 27e Région auront rempli leur part de contrat. « Oui, on se demande si on devrait la laisser aux seuls acteurs ou confier à des gens extérieurs dont on sera sûr qu'ils pourront animer la plateforme. » A voir.

Piotr Czarzasty

Renseignements :
http://hdg.userstudio.fr/index.html

Piotr Czarzasty
Piotr Czarzasty

Crédit Photo : DR

Publié sur aqui.fr le 11/11/2009