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Politique | Sur le canton très symbolique de Bordeaux 2, la gauche se présente unie au second tour

Noël Mamère, Philippe Madrelle, Michèle Delaunay et Vincent Feltesse

"Cette photo, vous ne la voyez pas souvent", souligne Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux. Ce jeudi 24 mars, à midi, les principaux responsables de la gauche "plurielle" (Front de Gauche, Verts, PCF) étaient présents aux côtés de Michèle Delaunay pour battre la droite dans le canton de Bordeaux 2, si symbolique. C'est dans cette circonscription que la candidate socialiste avait ravi le siège de député à Alain Juppé.

"C'est un moment fort qui me donne de la force. Je me réjouis de voir cette gauche offensive et engagée me soutenir", lance, tout sourire, Michèle Delaunay, candidate socialiste à sa réélection sur le canton de Bordeaux 2, "qui "n'est pas sociologiquement porté à gauche". La députée PS de Gironde a souligné les difficultés actuelles de nos concitoyens à boucler les fins de mois, citant des hommes et des femmes qu'elle a rencontrés qui ne peuvent plus payer leur essence pour sortir le week-end en famille ou encore se chauffer correctement au gaz. "Il y a une paupérisation des gens qui se lèvent tôt", observe-t-elle. L'occasion pour Michèle Delaunay de rappeler que le "Conseil général est là pour être à leurs côtés, que c'est le dernier filet, la solidarité". Philippe Madrelle, quant à lui, le président de la collectivité en Gironde, a reconnu que "le Conseil général est un grand méconnu".

Les présidentielles en toile de fond
Ce ténor de la vie politique locale est revenu sur l'abstention et la montée du vote FN. Pour lui, "la faute en revient à Nicolas Sarkozy qui a commencé par fêter son élection au Fouquet's puis a continué en siphonnant les voix du FN". "C'est pourquoi, il faut que la gauche se montre rassemblée pour réconcilier les français avec la politique", enchaîne le Vert Noël Mamère. "Le désistement du Front de gauche est un désistement Républicain", poursuit Gérard Boulanger, leader du parti en Gironde. Max Guichard, le secrétaire départemental du PCF, "s'est dit, quant à lui, choqué qu'Alain Juppé ait mis 72 heures à se prononcer sur le vote FN". "La photo que vous avez là, j'espère que vous l'aurez plus souvent dans les mois à venir, sinon nous courrons le risque d'un échec inacceptable en 2012", avance Vincent Feltesse, le président de la CUB. De son côté, la candidate UMP sur le canton de Bordeaux 2, Anne-Marie Cazalet est fortement soutenue par Alain Juppé et son équipe municipale, qui seront tous présents lors d'une grande réunion publique vendredi 25 mars à la Halle des Chartrons à 20 heures. "C'est ma campagne la plus difficile", confie Michèle Delaunay. Anne-Marie Cazalet (UMP) est en tête avec 35,99% des voix au 1er tour, mais Michèle Delaunay (PS) la talonne à 34,63% et au deuxième tour, le rapport gauche/droite pourrait être favorable au PS, qui avec ses alliés (Verts, PCF et Front de Gauche) arrive à 50%. Le vainqueur de ce duel dimanche soir remportera une bataille importante pour son camp.

                                                                                                                         Nicolas César


Photo : Nicolas César 

Nicolas César
Nicolas César

Crédit Photo : Nicolas César

Publié sur aqui.fr le 24/03/2011