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Politique | LGV Sud Europe Atlantique et GPSO : les projets avancent et les calendriers se fixent

Hubert Dumesnil, Président de RFF, Alain Rousset, Président de la région Aquitaine, Patrick Stéfanini, Préfet de Région Aquitaine et son homologue de Midi-Pyrénées Henri-Michel Comet et Martin Malvy, Président de la région Midi-Pyrénées

L'actualité bordelaise ce jeudi 23 juin était très marquée par les futures nouvelles Lignes à Grande Vitesse de Bordeaux. D'une conférence de presse à l'autre, les journalistes ont eu l'occasion de découvrir l'hypothèse de tracé retenue par le Comité de pilotage de la LGV Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne), puis de constater la prise en main effective du projet LGV Sud Europe Atlantique par Lisea, la société concessionnaire désignée par Réseau Ferré de France pour prendre en charge les travaux, la maintenance et l'exploitation commerciale de la future LGV Tours-Bordeaux.

Ce jeudi matin, Patrick Stéfanini, Préfet de Région Aquitaine et son homologue de Midi-Pyrénées Henri-Michel Comet, Alain Rousset, Président de la région Aquitaine, Martin Malvy Président de la région Midi-Pyrénées et Hubert Dumesnil, Président de RFF se sont réunis dans le cadre du Comité de Pilotage (COPIL) de la LGV GPSO afin de choisir l'hypothèse de tracé des lignes Bordeaux Toulouse et Bordeaux Espagne. Sur les 410 kms de lignes nouvelles concernées, le comité de pilotage a choisi de retenir « sur la quasi-totalité du tracé » l'hypothèse de tracé proposée par RFF.

LGV GPSO: encore quatre zones à préciser
En effet quatre zones restent encore à éclaircir. Parmi elles deux sont situées en Pays Basque et posent principalement des questions d'ordre géotechnique ou environnemental, notamment à proximité de la commune d'Arcours. Quant aux deux autres points d'incertitude, il s'agit des secteurs de l'est d'Agen (Lot-et Garonne) et d'Auvillar (Tarn-et-Garonne) pour lesquels, les études comparatives entre plusieurs hypothèses vont être poursuivies pour arrêter un tracé début octobre. Si selon Patrick Stéfanini, cette journée marque une étape « décisive », le tracé retenu devra tout de même continuer à faire l'objet d'études qui préciseront les mesures d'insertion environnementale à prévoir notamment dans la conception des ouvrages ou encore les protections acoustiques et visuelles. Hubert de Mesnil a quant à lui insisté sur la nécessité de « poursuivre le travail dans l'esprit qui a prévalu jusque-là ; à savoir la transparence, l'écoute, l'explication et les rencontres ». En bref, la fameuse concertation reste de mise pour tenir compte des enjeux locaux touchant en particulier les habitants des zones traversées.
Prochaine étape pour le GPSO : l'arrêt définitif du tracé et des mesures d'insertion en fin d'année 2011 lors d'une nouvelle réunion du COPIL puis sa validation par le ministre au début du printemps 2012 pour que l'enquête d'utilité publique puisse avoir lieu à l'automne 2013.

LGV SEA : un calendrier calé pour le concessionnaireErik Leleu, DRH de la société COSEA et Hervé Tricot, Directeur du projet LGV Tours-Bordeaux chez LISEA, devant le tracé de la future LGV
Plus au nord, dans sa partie Tours-Bordeaux, si la LGV n'existe là encore que sur le papier, les choses sont bien plus avancées. Bien que le contrat de concession n'ait été signé que le 16 juin dernier, cela fait plus d'un an que les équipes d'Hervé Tricot, directeur du projet Tours-Bordeaux chez Lisea, société concessionnaire du projet crée par Vinci, travaillent sur le dossier et le calendrier est bien calé. 2011 verra s'achever la phase des études, acquisitions foncières, et autres fouilles archéologiques pour voir arriver au printemps 2012 les travaux d'infrastructure et de génie civil. 2015 marquera le passage aux travaux d'équipement ferroviaire, avant qu'est lieu en 2016 les divers essais et homologations de sécurité de la ligne. C'est donc au plus tard, en juillet 2017 que circuleront les premiers voyageurs de la LGV Tours Bordeaux. Ce chantier de 73 mois, confié par Liséa à Cosea, autre filiale de Vinci, va mobiliser selon Erik Leleu, DRH de Cosea, environ « 4500 personnes et donc créer au total, un besoin en recrutement de 1200 à 1500 personnes tous départements et régions traversés par la LGV ». Dans ce but, un partenariat va bientôt voir le jour entre l'entreprise, la région et Pôle emploi. « La signature est prévue dans les jours ou les semaines qui viennent » a annoncé Erik Leleu.

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Solène Méric

Solène Meric
Solène Meric

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Publié sur aqui.fr le 24/06/2011