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Politique | Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, compte sur le Grenelle des mobilités pour changer les mentalités

Vincent Feltesse

Ce 15 septembre, lors de sa conférence de rentrée, Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) était attendu sur la question du grand contournement, récemment relancé par Alain Juppé. Sans langue de bois, il a fait comprendre qu'il n'y était pas forcément favorable et mise sur le Grenelle des mobilités, qu'il va piloter, pour faire évoluer les politiques sur leur façon de penser les transports et les solutions à offrir à nos concitoyens pour désengorger la rocade bordelaise.

"Je constate que malgré tous nos efforts sur les transports collectifs, la circulation continue de se dégrader", reconnaît Vincent Feltesse. "Cela signifie que la solution ne peut pas venir que des transports collectifs, ni d'une infrastructure", ajoute aussitôt le président de la CUB. En clair, "le grand contournement, qui ne devait dévier que 16% du trafic de la rocade bordelaise dans son projet initial, ne sera pas la solution magique". Pour l'élu socialiste, "il ne faut pas commencer le grenelle des mobilités en se disant que le grand contournement va tout résoudre. Ce serait une bêtise". Plus qu'une infrastructure, Vincent Feltesse prône une nouvelle méthode. "Il faut aborder toutes les questions sans tabou, y compris l'idée d'un péage urbain". Son objectif est qu'avec le grenelle des mobilités, qui devrait être lancé en décembre prochain, la Gironde ait une vision précise du problème et des solutions à proposer à l'horizon juin 2012.

Vincent Feltesse dans le staff de François Hollande
Par ailleurs, membre du comité stratégique du candidat à la primaire socialiste, François Hollande, Vincent Feltesse a tenu à mettre en garde ceux qui annoncent trop rapidement une victoire du député corrézien. "Il est difficile de dire aujourd'hui que c'est gagné". Interrogé sur le ministère qui serait susceptible de l'intéresser en cas de victoire de la gauche l'an prochain aux présidentielles, il a refusé de répondre à la question, estimant que "les français avaient d'autres préoccupations"... A bon entendeur.

                                                                                                                         Nicolas César

Crédit photo : Aqui!

Nicolas César
Nicolas César

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Publié sur aqui.fr le 16/09/2011