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Economie | La LGV Tours-Bordeaux va contribuer à l' embauche de 1300 personnes

Lancement officiel de la LGV Tours-Bordeaux à Cap Sciences

En cette période de montée du chômage, c'est une aubaine et une véritable manne pour l'économie de l'Aquitaine. Vendredi 28 octobre, lors du lancement officiel de la LGV Tours-Bordeaux, à Cap Sciences, le président de Lisea, la société concessionnaire, a rappelé que ce gigantesque chantier permettrait l'embauche de 1 300 personnes. De leur côté, les politiques ont tenu à préciser qu'ils seront exigeants quant au respect du calendrier et à leur volonté de limiter au maximum l'impact des travaux pour la population.

C'est une vraie révolution qui se prépare. En 2017, si le calendrier est respecté, la ligne LGV Tours-Bordeaux, mettra Bordeaux à deux heures de Paris. Un chantier, qui va créer des emplois. Il suffit de quelques chiffres pour mesurer l'ampleur des travaux : 302 kilomètres de lignes nouvelles, 40 km de raccordement, 420 ouvrages d'art, pour un investissement de 7,8 milliards d'euros. Au total, 4.500 salariés seront mobilisés en permanence. Et, près de 1 300 personnes vont être recrutées. A cet effet, hier, à Cap Sciences, a été signée une convention partenariale intitulée LGV Efia (Emploi-Formation-Insertion Aquitaine), qui démarrera au premier trimestre 2012. Les partenaires sont multiples : Pôle emploi, le Conseil général de la Gironde, le Conseil régional, la préfecture de région et de la Gironde et Cosea, le groupement d'entreprises en charge de la construction. Cette convention est destinée à coordonner les outils et dispositifs de recrutement, d'emploi et de formation des différents signataires en fonction des besoins du constructeur.

La LGV, symbole d'une "nouvelle ère" pour Bordeaux 
Par ailleurs, à l'occasion de ce lancement officiel de la LGV Tours-Bordeaux, Hervé Tricot, président de Lisea, la société concessionnaire, a rappelé que les négociations pour boucler le volet financier de ce vaste projet ont été âpres. "Vous vous imaginez si nous n'avions pas signé avant cet été ?", sous-entendant que la crise financière aurait définitivement enterré la LGV. En outre, il a annoncé qu'un observatoire allait être créé pour mesurer les retombées économiques de ce projet. Comme l'a souligné Vincent Feltesse, président de la Communauté urbaine de Bordeaux, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre pour Bordeaux. "Bordeaux et son agglomération ont connu une extraordinaire évolution grâce au tramway. De 2010 à 2020, avec la LGV, l'évolution de la gare Saint-Jean (Euratlantique) et la construction d'un nouveau pont, ce sera le saut métropolitain", a-t-il affirmé. A l'évidence, avec les deux autres LGV à venir, Bordeaux-Toulouse (Toulouse ne sera plus qu'à une heure) et Bordeaux-Hendaye (Bilbao à 1h30), "Bordeaux sera repositionné et devra fonctionner de manière différente", conclut Vincent Feltesse.

                                                                                                                         Nicolas César


Crédit photo :  NC

Nicolas César
Nicolas César

Crédit Photo : Nicolas César

Publié sur aqui.fr le 29/10/2011