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Politique | L'Université de Pau et des Pays de l'adour se tourne vers le ministre qu'interroge Martine Lignières-Cassou

Jean-Louis Gout, président de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA)

Deux millions d'euros manquent à Jean-Louis Gout, le président de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA) pour boucler le budget 2011. Une somme réclamée à l'État pour le fonctionnement de l'établissement. L'UPPA n'est pas seule dans ce cas; plusieurs universités françaises ont elles aussi des difficultés pour boucler leur budget. Mardi 31 janvier, Martine Lignières-Cassou, député-maire de Pau, a interrogé Laurent Wauquiez sur les difficultés financières rencontrées par les universités, et notamment l'UPPA. Le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a annoncé une augmentation de 2,5% du concours de l'Etat pour le fonctionnement de l'UPPA mais ce rattrapage est loin de combler le déficit de l'exercice antérieur.

Le 12 janvier dernier, le Conseil d'Administration de l'UPPA a voté le budgetpour 2012, qui s'établit à 110 millions d'euros. Jean-Louis Gout, le président de l'UPPA, a décidé de présenter un budget à l'équilibre, comme si l'État allait lui allouer les 2 millions qui manquent à son budget pour le contraindre à faire la rallonge nécessaire. Dans l'hémicycle de l'assemblée nationale, Martine Lignières-Cassou a rappelé Laurent Wauquiez à ses obligations. En augmentant l'apport de l'Etat de 2,5 %, Laurent Wauquiez éponge la dette de 0,4 millions d'euros. Mais il reste toujours 1,6 millions à trouver.

 Selon Jean-Louis Gout, il manque 1 milliard d'euros pour les budgets de fonctionnement au plan national. « Ce milliard d'euros a été distribué aux universités en 2008, 2009, 2010. Mais il ne le sera pas en 2011 ni en 2012. Pour l'instant notre budget 2012 est toujours en déficit », a-t-il déclaré.

Un déficit depuis deux ans qui aurait pu placer l'UPPA dans une situation délicate. L'université aurait pu être mise sous tutelle du rectorat comme les 7 universités placées sous surveillance (Pierre et Marie Curie-Paris VI, Bordeaux III, Limoges, Savoie, Paris XIII, Insa Rouen, ENS Cachan ). Pour l'instant elle est dans un groupe d'une douzaine d'autres universités en difficultés comme celles de Bretagne sud ou de Nantes.

photo : aqui.fr

 Olivier Darrioumerle

Olivier Darrioumerle
Olivier Darrioumerle

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 03/02/2012