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Saveur | Les gites du Peuch, un petit coin de paradis pour académiciens travaillant sans répit

Sylvie(à gauche) et Laetitia (à droite) Vilatte

Un ensemble de bâtisses en pierre anciennes avec piscine et jardin verdoyant, posées au milieu des champs, à quelques encablures de Saint Amand-de-Coly. C'est dans ce lieu calme à l'abri des trépidations de la ville que Lætitia et Sylvie Vilatte accueillent chaque année, depuis près de dix ans, les jeunes musiciens de l'Académie de musique ancienne. Un cadre privilégié, autant que la relation qui se crée entre les académiciens et leurs hôtes.

Au début, explique Lætitia, énergique femme aux longs cheveux poivre et sel, « les rapports sont toujours un peu délicats ». Mais rapidement, les langues se délient, en même temps que les estomacs. Car ce qui fait le ciment de leur relation et la réputation du Peuch, ce sont les petits plats mitonnés avec amour par les deux belles-sœurs pour le diner au gite. Comme le précise Lætitia, « la connaissance se fait par ce que l'on fait à manger. Ceux qui sont déjà venus en parlent aux nouveaux et ils se montent entre eux ». Et souvent, ce sont les jeunes eux-mêmes qui passent commande. Parmi ces incontournables, et pour ne citer qu'eux, les choux farcis aux rillettes et aux cèpes, la tourtière aux salsifis confits et aux cèpes ou encore le feuilleté meringué aux noix et au chocolat. Des plats dont seuls les intitulés suffisent à mettre l'eau à la bouche ! « Et après leur séjour, ajoute-t-elle en souriant, ils savent faire la différence entre une tomate du jardin et une tomate industrielle ».

On cause musique, mais pas que
Mais la bonne chère ne fait pas tout. L'échange nourrit aussi cette relation : on cause musique, bien sûr, mais pas que. « On parle musique baroque – car comme ils m'ont dit, dans baroque, il y a « rock », raconte avec humour, Sylvie, la belle-sœur fan de rock aux cheveux courts et aux larges lunettes, « mais aussi de leur vie ou de la mienne ». Le passé singulier de cette ancienne prothésiste dentaire reconvertie dans le gite, la chambre et la table d'hôte, suscite en effet la curiosité chez ses jeunes interlocuteurs.

Enfin, c'est une manière pour les deux femmes de participer indirectement, et à leur façon, à la construction de l’œuvre que travaillent sans répit leurs locataires en veillant à leur bien-être en dehors des salles de répétition. Selon Lætitia, « c'est aussi l'ouverture à des jeunes qui travaillent de la musique que l'on n'irait pas forcément voir sinon ». Et puis, renchérit Sylvie, « ils sont très touchés quand on va aux répétitions, ou au spectacle. Ils nous le demandent d'ailleurs souvent ».

Alors, iront-elles assister au concert de leurs petits protégés ce week-end ? Lætitia est catégorique : « Oui, c'est impératif ! ». Et ce n'est Sylvie qui la démentira.

Bérénice Robert
Bérénice Robert

Crédit Photo : Aqui.fr, tous droits réservés.

Publié sur aqui.fr le 09/08/2012