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Culture | Festival du Périgord Noir : Wenjiao Wang, un talent à suivre

Wenjiao Wang

Elle a vingt-six ans, et du talent à revendre. Son nom ? Wenjiao Wang. Cette jeune Chinoise tout juste sortie du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris a offert ce dix-huit aout son premier récital dans le cadre du Festival du Périgord Noir, à Saint Léon-sur-Vézère. Et pour l'occasion, Lu-Jun, le Ministre-conseiller culturel de l'Ambassade de la République Populaire de Chine en République française en personne avait fait le déplacement.

Il ne faut pas se fier aux apparences. Malgré son jeune âge et son air timide, Wenjiao Wang n'a rien d'une débutante. Le piano, elle l'a commencé à quatre ans et demi. « Ça fait vingt-deux ans en fait », précise la frêle jeune femme avec un sourire, presque étonnée. C'est sa mère qui a choisi pour elle à l'époque. Comme elle le raconte, « c'est un peu le rêve de mes parents aussi, qui ne sont pas du tout musiciens ». Arrivée en France en 2003, elle intègre ensuite le Conservatoire National Supérieur de Paris, qu'elle a terminé cette année en musique de chambre et l'année dernière en piano. A chaque fois, avec un premier prix. Maintenant, elle se consacre à développer sa carrière. Et pour cela, elle peut compter sur la Fondation d'entreprise Safran, dont elle a été lauréate il y a deux ans. Une aide précieuse, selon elle :  « la Fondation m'aide pour trouver des concerts, développer ma carrière et me soutient sur des projets ».

Un programme sur mesureComme, par exemple, sa présence à cette soirée du Festival - une première pour elle, dont elle est ravie : « je suis vraiment contente, beaucoup de grands artistes sont passés par ce festival. Et ce sont des conditions géniales pour les artistes et le public aussi ». Un public auquel elle a concocté un programme sur mesure. « J'ai choisi deux oeuvres de deux grands compositeurs espagnols du XXè siècle, De Falla et Granado, mais aussi deux noms plus connus, plus "grand public", Schumann et Liszt ». C'est donc avec une sonate de Schumann qu'elle commence son récital, pour enchainer avec la « Fantasia Baetica » de Manuel de Falla, influencée par les mélodies andalouses. Puis arrive Enrique Granados et son « Escenas romanticas », dont elle joue trois extraits. Le dernier mot appartient à Liszt, qui trouve son inspiration chez Dante et sa « Divine Comédie » pour sa sonate intitulée « Après une lecture de Dante ». Le tout interprété avec brio et passion, devant une salle aussi attentive que réceptive, qui a d'ailleurs apprécié la prestation à sa juste valeur - en témoigne l'ovation qui a clos la soirée.

Une chose est sûre. Wenjiao Wang ; retenez bien ce nom, car si c'était la première fois que vous l'entendiez, ce n'est sûrement pas la dernière.

Bérénice Robert
Bérénice Robert

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Publié sur aqui.fr le 19/08/2012