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Culture | Le futur pôle régional de la culture : une ambition forte sur le fond et sur la forme

Présentation de la Méca, dans le cadre de la rentrée de la coopérative métropolitaine

La rentrée de la coopérative métropolitaine, c’est l’occasion de faire le point, discuter, expliquer ou réexpliquer certains des grands projets de l’agglomération. Dont acte, ce mardi soir 16 octobre, à l'ancien centre de tri de Bègles, sur le futur site de la « Cité numérique ». L’heure était à la présentation du Campus de demain et de La Maison de l’Economie Créative et de la culture en Aquitaine, destinée à accueillir en un seul lieu les 3 agences culturelles de la Région. Pour présenter cette MECA sur le fond et sur la forme : Frédéric Vilcocq, Conseiller Régional délégué à la Culture et à l'Economie Créative et Jacob Sand du cabinet d’architecture BIG.

C’est avec simplicité et franchise que Frédéric Vilcocq est revenu sur les ambitions régionales de la MECA. Car oui, la MECA est bien un projet culturel de la Région Aquitaine, initié de manière volontaire par son Président. Dans un premier temps guidée par la nécessité d’un bâtiment plus adéquat pour la conservation des œuvres d’art du Frac, la Meca sera en réalité un véritable «outil de soutien et de promotion de la culture» réunissant en un seul lieu, les trois structures régionales qui en ont la charge : l’agence Ecla (agence de l’écrit, du livre, du cinéma et de l’audiovisuel), l’Oara (l’office artistique de la région Aquitaine, concernant les arts vivants) et le Frac (Fonds régional d’art contemporain).

"L'ambition d'un rayonnement territorial"En parallèle à cette volonté de regroupement c’est bien une ambition politique de « rayonnement et d’identification territoriale » qui est ici visée par la Région insiste Frédéric Vilcocq. La Méca permettra non seulement au personnel des agences d’être dans de meilleures conditions de travail mais aussi de créer des connexions avec l’ensemble de l’écosystème culturel mais aussi avec l’Université, ou  encore la future cité du numérique. Au total permettre à la fois un renforcement des missions de chaque agence et une plus grande transversalité dans leur rapport à leur environnement. Mais le Conseiller régional prévient que cette volonté d’irriguer, ne peut se faire sans l’ensemble des opérateurs : « la volonté d’une redéfinition de la politique culturelle globale ne peut être faite qu’en accord avec les structures et les autres collectivités». « Un travail de tous les jours » assure-t-il. 
En effet, si l’ambition portée par la Région est haute, Frédéric Vilcocq admet que la réalisation du projet, lancé en 2007 et achevé, « si tout va bien » en 2016, s’est frotté à de nombreux aléas ou difficultés, financières, réglementaires, ou de légitimité au regard des opérateurs, peu habitués à ce que la Région prenne en charge la maitrise d’ouvrage de bâtiments à vocation culturelle, plutôt portés par les Mairies par exemple.

Une arche asymétrique spectaculairePour autant, un certain nombre de difficultés ayant été dépassées, la MECA verra bel et bien le jour sur le site des anciens abattoirs, comme le premier signe de la métamorphose à venir de l’entrée Sud de Bordeaux. Intégré au vaste projet Euratlantique, le bâtiment spectaculaire, en forme d’arche rectangulaire asymétrique de 27 mètres de haut sur 150 m de long, figurera une nouvelle porte d’entrée de Bordeaux. Un geste architectural fort, alliant grands espaces de travail pour les agents sur place, espaces de productions pour les artistes de passage, espaces d’expositions permanentes et temporaires pour le Frac, ainsi qu’une salle de 250 places particulièrement modulable.
Mais le public et les visiteurs y seront également les bienvenus, grâce à la création « d’une chambre urbaine » entre les deux "jambes" de l’arche. Un lieu qui a «une vocation d’ouverture et d’appropriation par le public à l’image du miroir d’eau», espère Frédéric Vilcocq. De ce foyer, les passants pourront accéder à la terrasse de 1000 m2 du bâtiment offrant une vue sans pareil sur Bordeaux et la Garonne, le tout pour un budget de 50M€, toutes dépenses confondues.

Solène Meric
Solène Meric

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 17/10/2012