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Environnement | Projet de loi contre les ondes électro-magnétiques : Stéphane Sanchez souhaite aller encore plus loin

Stéphane Sanchez

Le 31 janvier prochain, le groupe écologiste à l'Assemblée Nationale présentera un texte de loi visant à appliquer le principe de précaution sur la question des ondes électromagnétiques émises, notamment, par la téléphonie mobile et la Wifi. Le bordelais Stéphane Sanchez est animateur de la Coordination Nationale des collectifs "stop antennes" et il se félicite, avec ses camarades et leur « lobby citoyen », d'avoir concouru à la rédaction du texte et de la perspective d'un débat public sur le sujet. Pour lui, la nocivité des ondes n'est plus à prouver « l'OMS les ayant classées comme potentiellement cancérigènes en 2011, la même année où le Conseil de l'Europe a recommandé d'abaisser leurs intensité à 0,6 volts par mètres ». Les opérateurs téléphoniques français monteraient, selon lui, « jusqu'à 61 volts par mètres » avec la 3G.

S'il reconnaît que le moment est « historique », Stéphane Sanchez regrette que le projet de loi déposé par les écologistes soit « trop frileux » et qu'il n'aille pas assez loin sur les questions « du plafonnement général des émissions » mais, surtout, « dans l'instauration immédiate de zones blanches, sans onde, à l'image de ce qui a été fait pour le tabac dans les lieux publics, tels les hôpitaux ». Proposer la Wifi à certains "publics sensibles", « comme cela a été fait dans les services de pédiatrie du CHU de Bordeaux ou en maisons de retraite » est, pour lui, « scandaleux » et le "lanceur d'alerte" en appelle à Alain Juppé, sur sa droite, pour qu'il soutienne le projet de loi ; mais aussi à la ministre Cécile Duflot, sur sa gauche, réclamant d'elle la construction de logements protégés pour les électro-sensibles.

Une intensité d'émission moins élevée serait possible, mais plus chère...A ses détracteurs qui l'accuseront de vouloir torpiller la filière de la téléphonie mobile en sapant la progression constante du secteur, Stéphane Sanchez rétorquera qu'il est « parfaitement possible d'abaisser l'intensité des émissions à 0,6 volts par mètre, comme cela a été expérimenté à Salzbourg ou Valence, et même adopté au Chili ». Seul hic cependant : « il faudra démultiplier la puissance en substituant de petites unités aux grosses et en généralisant la fibre optique, ce qui coûtera plus cher à l'installation... ». En attendant d'en arriver là, l'animateur de la Coordination recommande à tout un chacun de se "protéger" comme il le peut en « privilégiant l'oreillette pour les appels téléphoniques et en coupant sa Wifi le soir ».

Maxence Peigné
Maxence Peigné

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 21/12/2012