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Politique | Alain Rousset : « refuser le projet LGV SEA, c’est favoriser la décroissance »

Viaduc de la Dordogne sur le tracé de la LGV Tours-Bordeaux

Le lancement officiel des travaux du viaduc de la Dordogne a eu lieu ce vendredi 26 avril à Saint-Loubès(33). L’occasion pour Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine, de réaffirmer sa farouche détermination à porter le projet LGV SEA jusqu’à son terme alors que Jean-Louis Bianco a remis son rapport au premier ministre Jean-Marc Ayrault le 22 avril dernier. Un rapport sur la réforme du système ferroviaire français dans lequel il préconise de favoriser les lignes ferroviaires existantes.

Situé à l’est du pont de Guyenne ou viaduc de l’A10, le franchissement de la Dordogne qui se construit  entre Saint-Loubès, sur la rive gauche et Saint-Romain-la Virvée sur la rive droite, reposera sur 19 piles. Avec 1319 mètres, c’est le plus long des ouvrages qui doivent être  construits le long des 340 km du tracé de la LGV Tours-Bordeaux dont le coût total est de 7,8 milliards d’euros. Les travaux de génie civil entamés en juillet 2012 doivent  s’achever début 2015, date à laquelle débuteront les travaux ferroviaires jusqu’en 2017. Un rapport attendu « avec impatience et inquiétude »Evoquant la polémique(Aqui.fr) au sujet d’une éventuelle séparation des études sur les lignes Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse, deux projets de lignes réunies au sein du GPSO (grands projets du Sud-Ouest), Alain Rousset a redit sa farouche détermination à les mener de concert. Critiquant certains aspects du rapport Bianco, il a fustigé les adversaires du projet LGV SEA, qui a-t-il rappelé, est pensé à l'échelle européenne. « Refuser ce projet, c’est favoriser la décroissance » a-t-il martelé devant un auditoire apparemment conquis par le volontarisme et l’énergie de son discours.

Bien qu’il attende avec « impatience et inquiétude » un autre  rapport, celui de la commission mobilité 21 qui doit se prononcer  en juin sur la hiérarchisation et donc le financement de quelques 70 projets de transports structurants en France, A. Rousset s’est montré très confiant : «  ce chantier ira jusqu’à Hendaye et Toulouse ». A propos de la LGV au pays basque, pendant espagnol à la LGV française, Bernard Uthurry, en charge des infrastructures et des transports au Conseil Régional d’Aquitaine s’est également déclaré confiant sur l’avancée des travaux et le bouclage du financement du Y basque (qui relie les 3 capitales basques) malgré la baisse de 40%  des subventions de l’Etat espagnol au gouvernement basque pour  2013.

Malika Ouaddah
Malika Ouaddah

Crédit Photo : Lilian Marolleau

Publié sur aqui.fr le 27/04/2013