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Société | A Biarritz, pelote et tennis saluent la Renaissance du jeu de paume

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Ce samedi 5 janvier, le trinquet Saint-Martin de Biarritz qui accueille habituellement les joueurs de pelote basque, s'est transformé en un tripot pour ressusciter le jeu de paume arrivé en France au XIIIe siècle et dont le roi Henri IV était fort friand. Il connut son apogée au XVIIe avec cinq cents courts de paume en France avant de manquer de disparaitre avec l'arrivée de la pelote basque (ses 31 disciplines) et du tennis.

Aujourd'hui, ces jeux de raquette qui en ont été le fruit, lui apportent une forme de reconnaissance en lui offrant un regain de popularité et d'engouement en France en Grande Bretagne et Australie et aux Etats Unis. Ce jeu de  paume pratiqué en France à Paris, Fontainebleau, Bordeaux, Pau et... La Bastide-Clairence (Pyrénées-Atlantiques), compte 8000 pratiquants dans le monde dont 100 profesionnels.

C'est cette seconde jeunesse que voulait souligner à Biarritz, Paul Mirat, président du Comité français de courte paume, en invitant les joueurs de pelote et de tennis sur le carreau biarrot.  "Je milite depuis 1996 pour la réhabilitation de ce sport, mais aussi sa pratique au Parc Beaumont de Pau. Mais la municipalité ne nous a octroyé que quatre heures hebdomadaires de pratique ce qui était insuffisant pour les trente licenciés. J'ai pris mon bâton de pélerin et ai découvert, à travers des ouvrages aussi, La Bastide-Clairence, dont le maire Leopold Darrichon, a réhabilité ce qui est assurément le premier tripot dans le monde. Le bois  d'Hasparren de sa charpente le date de 1512.  En septembre Jean Anetas, propriétaire du trinquet Saint-Martin, nous a proposé de faire renouer tennismen et pilotaris avec leur source, d'ou cette journée de démonstration."

Un jeune champion et le chanteur d'un groupe anglaisL'une des surprises de ce rassemblement, aura été la participation du chanteur du groupe anglais Razorlight, ("America"), Johnny Borrell qui partage sa vie entre le Pays basque et Londres. "Je suis venu ici par hasard il y a trois ans. Je cherchais un endroit que je ne connaissais pas pour écrire des chansons. C'est ainsi que je suis venu au Pays basque. J'y suis resté et j'ai rencontré Alex Foix, champion de France des -16 ans, qui pratiquait ce sport fort élégant et fort prisé en Angleterre, ajoute le jeune chanteur. Nous nous entraînons ensemble, comme je m'entraîne aussi à pasaka, la discipline de pelote basque qui s'en rapproche le plus", commente-t-il dans un excellent français.

Autre passionné, MIchel d'Arcangues, le fils du célèbre marquis Guy d'Arcangues. "Je m'y suis mis il y a deux ans en trinquet, qui étaient à la base des tripots, devenu un terme courant en français, comme les expressions "épater la galerie" ou "rester sur le carreau". Ce sport se pratique en simple, double, ou double mixte, sur un court couvert de 31m de long 11 de large et divisé, en son milieu, par un filet. Les quatre murs qui entourent le court de paume font partie de l'espace de jeu, comme pour le squash. La raquette curvée ressemble à une raquette de badmington et le décompte des points s'effectue comme au tennis. Moi qui ai pratiqué beaucoup des 31 disciplines de pelote, je trouve le jeu de paume très divertissant et c'est une excellent jeu pour les femmes." Une appréciation largement partagée, samedi, à Biarritz par les tennis women Cécile Achulteguy  et Pascale Etchemendy.

Félix Dufour
Félix Dufour

Crédit Photo : F.D.

Publié sur aqui.fr le 06/01/2014