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08/07/20 : Guillaume Guérin (Les Républicains) est élu président de la communauté urbaine de Limoges avec 47 voix face au socialiste Gaston Chassain.

08/07/20 : Le nouveau ministre délégué chargé des transports Jean-Baptiste Djebarri s'est rendu ce soir à la société Chronoplus de Bayonne où était employé le chauffeur Philippe Monguillot. Deux des agresseurs sont poursuivis pour tentative d'homicide volontaire.

04/07/20 : Beynac : Entre 250 et 300 personnes pro-déviation se sont réunis ce samedi matin pour que le chantier soit poursuivi, malgré la décision du conseil d'Etat, parmi elles, les maires des 4 communes concernées le président du Département Germinal Peiro.

03/07/20 : Le 1er juillet, la préfecture de la Dordogne a publié un "arrêté portant prescriptions au Département relatives aux travaux de démolition des éléments construits dans le cadre du projet de contournement du bourg de Beynac-et-Cazenac.

03/07/20 : Suite à la démission d'Edouard Philippe, c'est Jean Castex, haut-fonctionnaire coordonnateur de la stratégie nationale de déconfinement, qui a été nommé Premier Ministre. Charge à lui de former un nouveau Gouvernement.

03/07/20 : Deux-Sèvres : les 12 Marchés des Producteurs de Pays auront bien lieu cet été. Les communes s'organisent pour accueillir au mieux les producteurs et consommateurs. Pensez à apporter vos couverts, gobelets et serviettes non jetables!

03/07/20 : Édouard Philippe a remis la démission de son gouvernement ce vendredi 3 juillet. Démission acceptée par l'Elysée.

30/06/20 : La Rochelle : Les inscriptions à L'université sont ouvertes du jeudi 2 au vendredi 17 juillet jusqu’à midi pour les néobacheliers et les étudiants admis en Master 1ère année. Dernière chance entre le 25 août et le 11 septembre jusqu’à 23h.

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  • 08/07/20 | Mont-de-Marsan: 2 heures de parking offertes en soutien des commerçants

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    Du 7 juillet au 25 décembre décembre 2020, la Ville de Mont de Marsan met en place une opération spéciale stationnement : 2 heures consécutives offertes par jour sur voirie et dans les parkings clos Saint-Roch, Midou et Dulamon. Cette opération a pour but "de soutenir les commerces du cœur de ville impactés par la crise sanitaire en facilitant l’accès au centre-ville pour les usagers, tout en soutenant leur pouvoir d’achat". Pour en bénéficier les automobilistes doivent tout de même prendre leur ticket à l'horodateur.

  • 08/07/20 | Des questions juridiques ? Les notaires vous répondent en "MP"

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    La Chambre des notaires de la Gironde lance une opération inédite via Messenger sur leur page Facebook. Jeudi 9 juillet de 17h à 19h, les notaires girondins répondent en direct aux internautes aux questions juridiques qu’ils se posent en matière immobilière, de droit de la famille ou de l’entreprise. Comment ouvrir une succession ? Signer un testament ? Conclure un contrat de PACS ou de mariage ?... Les notaires, par message privés, apporteront des réponses concrètes sur le quotidien ou les projets futurs. Adresse de la page Facebook de la Chambre : https://www.facebook.com/ChambredesNotairesdelaGironde

  • 08/07/20 | Appel à volontaires pour la restauration de la ferme de Chey (79)

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    Du 13 au 17 juillet et du 20 au 24 juillet, la ville de Niort offre la possibilité à 16 jeunes de 14 à 17 ans de participer à la restauration de la ferme de Chey. La Ville recherche de jeunes candidats motivés intéressés par les métiers de la pierre et du bois. L’après-midi sera consacrée à des activités de loisirs pour les jeunes volontaires.

  • 08/07/20 | Sécheresses : les acteurs du Bassin Adour-Garonne renforcent leur coopération

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    Face à la multiplication des épisodes de sécheresse, les acteurs de l’eau du bassin Adour-Garonne (l'Etat, le Syndicat Mixte d'Etudes et d'Aménagement de la Garonne, l'Agence de l'Eau, EDF Hydro Sud-Ouest) viennent de renouveler et de renforcer le contrat de coopération qui encadre la mobilisation des retenues hydroélectriques pour soutenir les débits de la Garonne. Conclu pour 2 ans, ce nouveau contrat prévoit la mobilisation de près de 70 millions de m3 d’eau, soit 36 % de plus que le contrat précédent.

  • 07/07/20 | Le Département de la Haute-Vienne, partenaire du “Chèque solidarité tourisme"

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    Le Département de la Haute-Vienne s’engage, aux côtés de la Région et de l’ANCV (Agence Nationale des Chèques Vacances), pour mettre à la disposition des familles les moins aisées des chèques-vacances, utilisables cet été en Nouvelle-Aquitaine. D’une valeur minimum de 65 € par personne et jusqu’à 260 € pour une famille en fonction de sa composition, ils seront distribués aux foyers éligibles qui en feront la demande.

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Culture | Chronique au temps du coronavirus

20/05/2020 | Le Hussard sur le Toit - Jean Giono

Le Hussard sur le Toit - Jean Giono

Le déconfinement arrive avec la lecture de la trilogie de Jean Giono, consacrée à Angelo Pardi italien du Piémont ayant fui en France pour retourner ensuite dans son pays, et dont les équipées -chaque roman peut se lire indépendamment des deux autres- culminent avec l’épisode central  Le Hussard sur le toit, récit d’aventures et d’amour au temps du choléra dans les années 1840. Le Hussard a été adapté au cinéma par Jean-Paul Rappeneau en 1995 avec Olivier Martinez et Juliette Binoche dans les rôles principaux.

Nous sommes en Provence, Angelo galope à la recherche de son frère de lait, Guiseppe. L’un et l’autre sont des Carbonari, membres d’une société secrète, qui est, pour le dire vite, en lutte contre la domination autrichienne et pour l’unité de l’Italie. On apprendra les raisons de l’exil d’Angelo : jeune colonel des hussards, il a tué un Autrichien honni, en duel au sabre, arme qu’il manie fort bien.

Le récit est tout en mouvement, le héros va, d’abord en solitaire, confronté à une épidémie de choléra qui décime les campagnes, foudroyant les malheureux qui dégorgent une sorte de pâte à consistance de riz au lait, début de leur agonie. On est dans la chaleur du mois d’août et « la lumière … était très blanche et tellement écrasée qu’elle semblait beurrer la terre avec un air épais…Dans le ciel de craie s’ouvrait une sorte de gouffre d’une phosphorescence inouïe d’où soufflait une haleine de four et de fièvre, visqueuse, dont on voyait trembler le gluant et le gras. », ce qui n’annonce rien de bon. Jeune -il a 25 ans- et intrépide, courageux et réfléchi, il affronte le danger mortel avec lucidité. Ayant appris d’un jeune médecin, qu’il surnomme affectueusement « le petit Français » les premiers gestes de soin, il les prodigue sans hésitation aux malades rencontrés. En vain, en général. Mais qu’importe, il insiste et s’acharne sur les corps aux chairs presque bleues pour les ramener à la vie. Il fait plus : dans la ville de Manosque, où il connaîtra différentes aventures, on y reviendra, il seconde efficacement, pendant plusieurs jours, une religieuse chargée des toilettes des morts.

Ce Hussard se lit donc comme une chronique en temps d’épidémie. Avec les barrages de quarantaine, établis soit par la troupe, soit par des milices villageoises. Il lui faut ruser pour passer, ou bien affronter soldats et paysans. Son art de l’escrime fait alors merveille.

Deux épisodes culminent dans la narration : d’abord le séjour à Manosque, seule ville où Angel stationne quelque temps, contraint et forcé. À peine arrivé en effet, il est accusé, voulant boire à une fontaine, de chercher à l’empoisonner et manque de se faire lyncher. Le voilà qui se réfugie sur les toits, regardant de haut l’agonie de la ville et les mouvements de foule. Tentant des incursions dans les maisons abandonnées pour se ravitailler, il tombe sur une jeune femme au « petit visage en fer de lance encadré de lourds cheveux bruns » qui fort civilement lui offre du thé. Après cet échange très poli, on la perd de vue. Obligé de se confiner hors de la ville, il finit par retrouver Guiseppe dans une étonnant campement à ciel ouvert en flanc de colline où s’élabore une vie sociale très stricte. Mais ils décident de fuir à nouveau, chacun de son côté.

Rencontrant à nouveau la jeune femme de Manosque, il va rester avec elle. Ils affrontent en camarades de lutte, lui au sabre, elle au pistolet, les pièges de la route : à nouveau des confinements dans un château-prison dont il faut s’évader, des combats avec des militaires ou des villageois. Surtout le choléra, qui jusqu’ici les a épargnés, rode au plus près. Et le sentiment amoureux affleure entre Pauline de Théus (car tel est son nom, qu’elle ne délivrera que dans les derniers chapitres) et Angel. Voilà les ultimes précipités du roman à découvrir…

C’est un roman d’apprentissage, de construction et d’affermissement du caractère du héros. Ainsi Angel est contre l’oppresseur du peuple italien, il se veut esprit démocratique.

Mais cela suffit-il pour être aimé du peuple, lui l’aristocrate ? Les rencontres, les brefs dialogues avec les gens de toutes conditions l’amènent à s’interroger à la fois sur l’image qu’il renvoie de lui-même - « Les républicains ont un amour malheureux pour les princes », lui dit malignement Guiseppe- et sur sa perception des autres. L’essentiel est peut-être la recherche du bonheur, à l’image des héros de Stendhal, Giono cachant pas les emprunts. Mais en même temps, il lui importe d’avoir la position la plus juste dans les situations qu’il traverse, de se comporter selon son éthique personnelle. Le réussit-il au temps du choléra ? Au lecteur de juger.

Au fil des pages, on tombe à l’arrêt devant les somptueuses descriptions de la nature et des paysages en mouvement comme sous le pas des chevaux, des couleurs comme une mosaïque qui paverait le sol, mais aussi des oiseaux si divers (hirondelles, corbeaux, martinets, rossignols) qui se repaissent des cadavres, des nuées de papillons qui s’abattent, comme des nuages de criquets sous d’autres cieux.

Enfin, on sera attentif aux descriptions sensuelles des vivants et presque anatomiques des morts  : Giono tour à tour saisit les corps, dans les scènes de beuverie, bacchanales tristes, à la manière d’un Breughel, décrit des femmes comme jaillies d’un tableau de Rubens, ou encore observe les corps abandonnés « la mort avait taillé une déesse en pierre bleue dans une belle jeune femme, qui avait été apparemment opulente et laiteuse, à en juger par son extraordinaire chevelure », comme dans une peinture de Rembrandt.

Bernard Daguerre
Par Bernard Daguerre

Crédit Photo : La Machine à Lire

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