Culture | Dualités plurielles, une exposition contemporaine au château de Villandraut.
11/08/2012 | Jusqu'au 16 septembre, modernité et passé chargé se mêlent au château de Villandraut avec l'exposition d'œuvres intrigantes et séduisantes.
Placer des œuvres d'art contemporain dans un lieu médiéval pourrait être une entreprise compliquée, mais voilà déjà plusieurs étés que le château de Villandraut s'en sort plus qu'honorablement, choisissant des créations intéressantes et les liant aux murs avec intelligence. Depuis le 21 juillet et jusqu'au 16 septembre, l'exposition "Dualités plurielles", proposée par l'association Adichats, mélange les genres, le vécu de cette forteresse à la modernité des arts plastiques, les couleurs et les textures, et provoque différents sentiments, l'attirance et la curiosité primant sur les autres.
Avec l'an passé l'exposition "Entre matières", ce château datant du XIVe siècle avait déjà accueilli quelques artistes contemporains, et ornaient ses murs de leurs œuvres surprenantes. Cette fois-ci, l'envie de provoquer la surprise est encore plus évidente, avec la participation des artistes peintres Kalié et Carine Blouet, des plasticiens Patrick Deletrez et Franck Auricoste, du sculpteur Gaetan Lembeye ou encore du concepteur de machines Samuel Cartignies.
Quelques oeuvres insolites.

Une drôle de machine métallique occupe tout un pan du château, on se demande ce qu'elle fait là, comment elle est arrivée, qui l'y a mise et montée, et puis finalement, quelle peut bien être son utilité. On observe alors un long tuyau métallique et une inscription nous encourageant à donner un euro pour actionner cet engin étrange, et permettre à celui-ci de se réaliser, à travers le parcours d'une boule qui descend et actionne toutes ses facettes, ou plutôt ses sons. Puisque "La machinerie sonore", conçue et réalisée par Samuel Cartignies et Clovis Chatelain, est là pour occuper l'espace palpable et sonore. Un courant d'air et voilà qu'elle s'anime, des bouts de métaux en frottant d'autres, sa carcasse émettant alors un chant presque harmonieux.
Tout au long de cette galerie d'art contemporain, on croise de curieux phénomènes : des océans qui nous rappellent que beaucoup sont actuellement en train de se tremper les pieds dans l'eau, des esquisses en noir et blanc, et d'intrigants et menaçants soldats qui nous condamnent à vivre. Des artistes étonnants devant être à l'origine de ces œuvres, auxquelles se rajoute la pièce consacrée à Carine Blouet, appelée "Fractures et Momies", avec faux corps désarticulés et tableaux évoquant à chacun ce qu'il veut.

Laura Jarry
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