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19/08/19 : Angoulême : le réalisateur Claude Lelouch est annoncé au festival du film francophone ce jeudi. Parmi les politiques, François Hollande et Franck Riester sont annoncés dès ce mardi, pour l'ouverture du festival, qui se tient jusqu'à dimanche.

12/08/19 : Essais du Tram D à Bordeaux. Au lieu de 14h c'est en réalité à 17h que les premières rames du tram D ont circulé entre les Quinconces et "Mairie du Bouscat". Ces essais doivent durer trois mois pour une mise en service mi-décembre.

09/08/19 : Saint-Palais-sur-Mer (17) : la plage du Bureau est ponctuellement interdite à la baignade jusqu'à nouvel ordre, pour cause de pollution de l'eau.

02/08/19 : C'est Offenbach, compositeur fétiche de Marc Minkowski, qui ouvrira la saison lyrique de l'Opéra National de Bordeaux avec ses célébrissimes Contes d'Hoffmann. Rendez-vous du 19 septembre au 1er octobre 2019, pour 6 représentations.

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  • 19/08/19 | Christophe Castaner visitera ce mardi le dispositif de sécurité du G7

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    Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, et Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, visiteront ce mardi après-midi à Biarritz, le poste de commandement interministériel (PCI) en charge de la centralisation des informations durant le sommet du G7 et la coordination des actions prises en vue d’assurer le bon déroulement du sommet. Suivront les postes de commandement de l'aéroport de Biarritz-Pays basque dont le trafic sera exclusivement réservé aux délégations du G7.

  • 19/08/19 | La Fête des paysans de retour à Soustons dans les Landes

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    Les 23 et 24 août à Souston sur le site de la pointe des Vergnes, le Modef organise sa traditionnelle Fête des paysans. Parmi les nombreuses animations: repas paysans, marchés de producteurs, finale des jeunes conducteurs de tracteur, ou encore un débat public visant à l'échange entre agriculteurs et citoyens-consommateurs en présence de 3 membres de Ingénieurs sans frontières qui présenteront une proposition partagée par divers réseaux: "la sécurité sociale alimentaire". Les 2 soirées de termineront par des concerts gratuits!

  • 19/08/19 | 3ème édition du Summer Jump

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    Organisé par l’association Villeneuve Equitation, le concours hippique de saut d’obstacles, Summer Jump, se déroulera sur le terrain en herbe du Château de Rogé, du 22 au 25 août. 800 cavaliers amateurs et professionnels venant de tout l’hexagone, 150 chevaux, ainsi que 2 000 spectateurs sont attendus pour cet évènement sportif inédit en Grand Villeneuvois. Il sera rythmé par des épreuves préparatoires et des épreuves de grands prix, dotées de 16 000 €. Ce concours fait parti du circuit du Grand Régional Centre CSO, une référence dans le domaine des sports équestres.

  • 17/08/19 | 7 histoires d’estuaire sur les rives de la Gironde

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    La Communauté d’Agglomération de Royan Atlantique, la communauté de communes de Haut-Saintonge et le CdC de l’Estuaire proposent jusqu’au 28 août des spectacles nocturnes gratuits autour du thème de l’estuaire intitulé "7 histoires d’estuaire". Ce spectacle itinérant mêle musique, danse et vidéo et est présenté au bord ou à proximité du fleuve. Le metteur en scène Eric Le Collen s’inspire des paysages, de l’histoire et du patrimoine pour composer une fresque poétique. Rdv les 19, 21, 26 et 28 août à 21h30.

  • 17/08/19 | Grand-Angoulême : levée de fonds pour Seven Shapes

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    7 entreprises du monde de l'industrie sont entrées au capital de Seven Shapes. L'objectif de cet investissement est d'accélérer la commercialisation de son école digitale du "Lean". Ce dernier est une méthode de travail adoptée dans les plus grands groupes reposant sur l'écoute du client, la lutte contre le gaspillage, la réduction des stocks et l'intelligence collective. Certaines grandes entreprises nationales comme Enedis ou Schneider Electrics bénéficient déjà de la Seven Shapes School.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Entre les Lignes: "Elle marchait sur un fil", Philippe Delerm.

07/04/2014 | Philippe Delerm décrit, comme on cisèle, les demies teintes de nos vies, l’essence diaphane des choses, comme l’atteinte cruelle ou enivrante des promesses de nos destins.

Elle marchait sur un fil Philippe Delerm Seuil 2014

Il y a dans la vie des grands bouleversements qui ne déclenchent aucune panique générale. Le jour qui succède à la nuit, par exemple, ce redémarrage quotidien, comme une nouvelle naissance à chaque fois, n’étonne personne, à part les très petits enfants peut-être qui pleurent au nouveau jour, qui pleurent au soir tombant. Pour les autres c’est la marche du temps. Rien de dramatique en soi, qui songerait à s’en plaindre ? Voilà l’ordre habituel des choses. Quand Marie, la cinquantaine, est quittée par Pierre après une trentaine d’années de souvenirs communs c’est hélas aussi un peu la marche du temps. Grand bouleversement intérieur pour Marie, nouvelle vie à reconstruire- au départ sans force- entourage qui sans doute compatit et pourtant… ça arrive. Comme la nuit qui succède au jour, comme le jour qui succède à la nuit. Alors que certains pleurent, désorientés par la peur de ce changement de rythme, le monde environnant continue de tourner.

On retrouve ici la grâce de l’écriture de Philippe Delerm. La grâce de ceux qui sont doués pour le bonheur parce qu’ils ont la préscience de l’insoutenable légèreté de l’être. Celle-là même qui  s’ assombrit de douleurs, grandes ou petites (c’est toujours de la douleur), parce que les zones d’ombre sont inévitables pour rehausser la lumière. Philippe Delerm raconte la petite musique intérieure, déstabilisée par les bécarres, les bémols, les dièses. Il raconte les dissonances non perçues par les autres, alors qu’elles sont pourtant l’écho sourd d’un profond déséquilibre. Il raconte les émotions. L’aventure intime de chacun. Ce que chacun a ressenti un moment ou un autre mais qui a été gardé secret, comme la peur devant la nuit qui s’annonce dont on ne parle pas. Là où d’autres vont créer des faits pour dire le vertige, Philippe Delerm dit le vertige lui-même, fait de ces infimes chutes, imperceptibles par autrui mais multitudes de cataclysmes pour celui qui les ressent. Savoir décrire cela, ça s’appelle la finesse. Philippe Delerm écrit comme d’autres filment, ce qu’on appelle « le cinéma d’auteur » : l’intelligence des émotions. Là où les cascades sont les revirements de l’âme, les courses poursuites celles de rêves presque accessibles et cruellement inaccomplis.

Comme en toile de fond au parcours de Marie, la musique est omniprésente. Et en même temps si légère. Juste pareille à la morsure fraîche de la brise du matin qui réveille, ou à la  caresse pudique de la nuit qui s’annonce. Les émotions, à peine dévoilées par les mots retenus, trouvent en la musique un véritable espace de liberté, plus même : de sincérité totale, dans ce qu’elle a de paradoxal parfois, car il est difficile, même pour soi-même, de savoir dire la couleur exacte de ce que l’on ressent. En suivant le personnage de Marie on a cette image d’une femme qui surprend son reflet dans le trouble diffus d’une eau calme. Quand elle effleure, presque sans oser, la surface de l’eau, celle-ci se disloque en reconstituant un autre équilibre où l’harmonie et le chaos seraient sœur et frère jumeaux, à la fois pareils, à la fois dissemblables. Une paix où toujours se méfier de l’eau qui semble dormir. Il y a, dans l’histoire de Marie, deux jumelles, dont la beauté qui apparaît au départ seulement anecdotique a ce sens du poison qui peut guérir ou perdre.  Le vertige du funambule, entre courage, foi, inconscience et chute.

« Prendre le risque du bonheur est un vertige » écrit Philippe Delerm. Comme se lever chaque matin et accepter le nouveau jour qui cherche à effacer la nuit. Comme se jeter dans le vide de cette nouvelle naissance, sans cesse remise en question. Elle marchait sur un fil est un roman qui révèle ce qui se cache derrière les choses visibles, « la vérité absolue de la voix humaine ». Il pourrait être « quelque chose comme ça jeté par-dessus l’épaule », il est, en vérité, « une mécanique impitoyablement réglée » où se révèlent « la clé des sentiments les plus profonds », les fêlures, les sorties de route, les désenchantements ainsi que la quête obsédante de quelque chose qui ressemblerait au bonheur. La danse tour à tour fratricide et renaissante du jour et de la nuit.

Elle marchait sur un fil, Philippe Delerm, éditions du Seuil.

Anne Duprez
Par Anne Duprez

Crédit Photo : Seuil

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