aqui.fr lance Aqui-Bordeaux-Métropole le 9 novembre 2015

06/02/16 : Gargantua et le Petit chaperon rouge font l'objet de deux projets théâtraux présentés en février et en avril par les scènes Espaces Pluriels et Agora, à Pau. Ils sont proposés par le comédien et metteur en scène José Mellano et par Joël Pommerat+ d'info

06/02/16 : Le grand cross de Pau Reverdy, première étape du challenge européen de cross country qu'est la Crystal Cup, se disputera le dimanche 7 février sur l'hippodrome du Pont Long, à Pau. Il constitue la course la plus spectaculaire du meeting d'hiver.+ d'info

05/02/16 : A630: en raison des travaux de mise à 2X3 voies la rocade intérieure sera fermée à la circulation entre l’échangeur 12 (Beutre) et l’échangeur 9 (Magudas), lundi 8 et mardi 9 février 2016 de 21h00 à 6h00.

02/02/16 : Plusieurs dizaines d'agriculteurs dénonçant les difficultés de la profession ont entassé pneus, et enflammé des balles de paille, ce matin devant une villa préfectorale de Pau. Les manifestants se sont aussi rendus devant l'hypermarché Leclerc

01/02/16 : Après la mobilisation des services de l'Etat et des collectivités, soulagement et maintien de la vigilance sur le littoral landais après la réussite de l'opération de remorquage du cargo panaméen qui pourrait relier le port de Bilbao mercredi.

- Publicité -
S’abonner ici !
proprietes-rurales.com
- Publicité -
  • 06/02/16 | Les batailles lycéennes d'oeufs et de farine interdites à Pau

    Lire

    Trop c'est trop. Les batailles d'œufs et de farine qui opposent chaque année les élèves des lycées Saint-Cricq et Barthou ont été interdites par François Bayrou, le maire de Pau, ainsi que les tirs de pétards qui les accompagnent. Cela, après que des passants, des commerces et des policiers aient reçu des projectiles. La Police nationale a fait savoir qu'elle infligera une contravention de 11 € à toute personne qui ne respectera pas l'arrêté. Les parents des auteurs mineurs devront par ailleurs indemniser les victimes pour les dégâts subis.

  • 05/02/16 | En Dordogne, les conseillers départementaux adoptent le budget sans l'oppostion

    Lire

    Ce matin, les élus du département de la Dordogne ont adopté un budget en diminution. Les élus de l'opposition on voté contre, tout en faisant des propositions d'économies sur le personnel, l'insertion et les subventions aux associations. Le budget primitif 2016 s'élèvera à 503.211.657 €, en baisse (-1,5%) par rapport au budget primitif 2015. Comme annoncé, lors du débat budgétaire, la fiscalité augmentera sur le foncier bâti sur 2016 et 2017, cela représentera 4,3 M€ de recettes supplémentaires.

  • 05/02/16 | Gironde: Pierre Garmendia est décédé

    Lire

    C'est une figure de la vie politique girondine, et singulièrement de la rive droite, qui s'est éteinte ce 5 févier à l'âge de 91 ans. Pierre Garmendia d'abord élu à Cenon en 1965, puis conseiller général et régional tout en étant à 4 reprises député de la 4e circonscription de la Gironde et Maire de Floirac de 1995 à 2001. Hommage d'Alain Rousset: Il a partagé la transition entre André Labarrère et Philippe Madrelle au service de l'Aquitaine; Il a accompagné affectueusement mon parcours, y compris dans les phases difficiles. Il représente l'intégration d'une famille basque espagnole fuyant la dictature venue s'épanouir en Gironde."

  • 03/02/16 | La fin annoncée du centre culturel de Ribérac

    Lire

    A travers un communiqué, l'association qui gère le centre culturel de Ribérac (24) a annoncé sa dissolution. « Nos discussions avec la mairie s'arrêtent là », annonce-t-elle, affirmant qu'il va être procédé au licenciement économique des trois salariés. Un conflit oppose la municipalité et la structure : en cause une baisse notable des subventions municipales, de 75 000 euros maximum contre 123 500 l'an passé. Un rassemblement de soutien est prévu le 6 février, à 10h30, place du Général-de-Gaulle.

  • 02/02/16 | Bus "Macron": Dangereux concurrents pour les TER

    Lire

    La région ALPC réagit à la création de nouvelles dessertes, la loi Macron ayant libéralisé le transport des voyageurs par autocar, au risque de porter atteinte à l'équilibre économique de certaines lignes Ter. En tant qu'Autorité organisatrice de transport, la Région a saisi l'ARAFER (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) pour 4 liaisons: Limoges-Brive-la-Gaillarde (société Flixbus) : demande de limitation; Niort-Poitiers (sté Flixbus): demande d'interdiction; Brive-la-Gaillarde Périgueux (sté « Courriers Rhodaniens ») : demande d'interdiction; Mont-de-Marsan-Pau (sté Starshipper) : demande de limitation

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Elections régionales 2015 Innov'action et Agriculture

Nos partenaires


Culture | Entre les Lignes: un, deux, trois c'est parti pour L'Ire des Marges!

04/03/2013 | Trois oeuvres singulières pour une maison atypique.

Les trois premiers livres édités par L'Ire des Marges

Il y a quelques jours, Aqui se faisait l’écho de la naissance de la maison d’édition L’Ire des Marges. Obligation – morale – était faîte alors d’aller voir entre les lignes des trois premiers nés de la maison : le roman « Hydroponica » de Brigitte Comard, la pièce de théâtre « Flappers » de Renaud Borderie, la poésie des « Plains Regards » de Francis Julienpont. Obligation mais pas déplaisir, loin de là. Le choix éditorial annonce d’ores et déjà une volonté de non compromis avec toute forme de complaisance. Ici la jolie normalité n’est pas la norme. La création, la réaction, le ressenti bien plus, c’est certain, avéré et prometteur, à la lecture découverte de ces trois opus.

"Hydroponica" de Brigitte Comard."Hydroponica" est le premier roman de Brigitte Comard. Le titre initial "Le Mobil-Home" annonçait le destin chaotique d'Isa dont, un jour mauvais, la vie dérape et dont la dégringolade l'amène au camping avec son fils Enzo, huit ans. Un camping qui assemble là une curieuse caravane en marge du monde: Jamila, Aziz, Zora, Jean-Jacques et bientôt Magali. Un quotidien qui n'a que peu à voir avec les vacances, où la vie s'enlise, ni mobile ni volubile. Un paradoxe: survivre pour quoi? Ne plus vivre, végéter en faisant comme si tout allait bien pour le reste du monde, surtout calmer sa rage pour éviter de sombrer. Végéter oui, mais sans racine, sans rien ou presque de ce qui fait habituellement le substrat de la vie. C'est le sens de ce mot barbare inscrit sur une barquette de fraises pas chères venues d'Espagne: "hydroponico" qui devient "hydroponica" avec le a de Isa qui tente de faire surnager sa vie devenue plus que bon marché. Une vie discount. On est tous des Isa en puissance, en équilibre au dessus du vide, susceptibles de tomber sans avoir pour autant conscience de la possibilité de la chute. Vivants invincibles, mais si certainement déracinables... et en même temps, malgré tout, "en puissance". Isa qui a tout perdu, vacille mais tient debout, chute et se redresse. Le souffle de la vie jumeau de celui de la mort. Le prix à payer est à crédit, la carte passe mal, mais ... coûte que coûte, il arrive que la force s'inverse. Brigitte Comard décrit sans faux semblants la trajectoire hâchée d'Isa. Elle révèle un monde que beaucoup ne veulent pas voir, par indifférence, inconscience ou superstition. Elle révèle aussi ce qui, contre toute attente, permet aussi de survivre, voire de vivre à nouveau. La folle énergie du désespoir et l'immortelle étincelle qui parfois suffit pour revoir la lumière.

"Flappers" de Renaud Borderie.Ah, une pièce de théâtre ! Il est si rare de lire du théâtre … peut−être parce que l’effort n’est pas le même, il faut entendre une voix, imaginer des attitudes, tout en étant guidé par les injonctions de l’auteur, ces didascalies au mot magnifique qui sonne comme une cascade de mots. Lire du théâtre c’est se laisser aller à un autre rythme, mais c’est partir aussi, plus loin parfois qu’à la lecture d’un roman comme si les personnages étaient là soudain, criants de vérité. Et les personnages de Renaud Borderie sont criants, justement, hurlant même parfois, flirtant avec la folie, à tour de rôle. Renaud Borderie s’attaque à un mythe, Scott Fitzgerald, par la face nord, sa face sombre, sa femme Zelda. Zelda apparaît au début de la pièce dans une longue tunique blanche, internée, elle écrit. Elle écrit comme on respire et hurle pour qu’on lui apporte du papier, ce que fait le médecin comme un remède à sa furie. Dyo – Scott dit que l’écriture la rend folle. Tout comme la danse la rendait folle ou, au contraire, était le premier effet de sa folie. Il dit que tout acte de création la démange à se gratter au sang, car elle se couvre d’eczema quand elle écrit, quand elle danse à en mourir… « Moi je te vois mal » dit Dyo à Zelda, gêné par le soleil. N’est ce pas là la clé de ce mystère qui unit ou désunit ces deux là dont on ne sait qui est le plus fou des deux ? « Flappers » c’est la dissonnance des amants, c’est une sarabande folle et désespérée. C’est l’éclat d’une pureté sulfureuse, servile et rebelle à la fois. Démente. Un amour perdu dans les larmes, quand la sérénité ne vient que lorsqu’on rend les armes d’avoir trop souffert, qu’on est lourd de chagrin et de tourments. Une danse maudite et pourtant magnifique, de cassures en renoncements, de serments en déséquilibres.

"Plains regards, moment des renouées" de Francis Julienpont.La poésie est un souffle qui court sur la peau. Combien de fois entend−on : « Je ne lis pas de poésie, je n’y comprends rien ! ». Les mêmes diront plus tard que « la poésie c’est mièvre » quand ils comprennent trop. Il ne sert à rien de chercher à comprendre, mais juste de se laisser porter. Cherche−t−on à comprendre l’émotion ressentie quand soudain le vent souffle ?

« Demi fêlure et demi miel
Je sais siffler pour la broussaille absente »…

tel est l’autoportrait du poète. Il dit des choses qu’on n’entend pas. Il suffit alors d’écouter. Le frisson encouru peut être d’amour, de sensualité comme il peut être d’effroi. La poésie est une force qui s’arme sans prévenir, qui ne souffre aucune frontière pas même celle du temps. Les plains regards de Francis Julienpont sont un retour sur lui−même et les couleurs des émotions renouées. C’est un retour vers l’ocre brut des premières résonances, méandres secrets des émotions révélées.

« L’homme a trouvé son cœur
son regard intérieur…
et va par le vrai monde. »

liremarges.jimdo.com

Anne Duprez
Par Anne Duprez

Crédit Photo : l'Ire des Marges éditions

Partager sur Facebook
Vu par vous
69
Aimé par vous
1 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Culture
Culture
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 9 + 8 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Affichez Vous chez Nous ! J'aime aqui, je le soutiens !