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23/10/18 : La diffusion de la mini-série TV, "Victor Hugo ennemi d'Etat", tournée en Dordogne, est annoncée pour les 5 et 6 novembre. Elle se présente en quatre épisodes et met en scène les comédiens Isabelle Carré et Yannick Choirat dans le rôle principal.

22/10/18 : La Rochelle : la Ville et la Chambre d'Agriculture organisent un marché fermier d'automne, le 27 octobre de 10h à 19h place de Verdun. Thématique : la citrouille, avec des ateliers confections de citrouilles d'Halloween pour les enfants de 14 à 17h.

22/10/18 : La Charente-Maritime lance son premier forum des emplois saisonniers ostréicoles mardi 30 octobre de 14h à 18h au foyer culturel de La Tremblade. Pole emploi propose aussi le 25 à 10h un atelier découverte des métiers ostreicoles (sur inscription).

20/10/18 : Malgré les grèves qui ont affecté son trafic cette année,l'aéroport de Biarritz-Pays basque franchit, dès ce week-end des vacances de la Toussaint, le cap du million de passagers.

19/10/18 : Un salon gratuit sur la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, la Polyarthrite et les rhumatismes inflammatoires chroniques est organisé samedi 20 octobre, à la maison des associations de Mérignac.Au menu: conférences, stands d'info, ateliers+ d'info

19/10/18 : Le Festival Garorock et Olympia production, filiale de Vivendi, ont annoncé ce 18 octobre la conclusion d'un accord d'acquisition du premier par le second. La finalisation de cette acquisition devrait intervenir d’ici la fin de l’année.

18/10/18 : En 2018, le Festival Musicalarue organisé à Luxey (40) a accueilli 49 110 personnes. Combien seront-elles pour l'édition des 30 ans ? Les dates viennent d'être dévoilées : le rendez-vous est donné les 15, 16 et 17 août 2019 !

16/10/18 : Des opposants au projet du contournement de Beynac ont bloqué ce mardi à Vézac, les véhicules qui participaient à une visite de presse du chantier organisée par le Département. Sur décision de la préfecture, les gendarmes ont délogé les manifestants.

16/10/18 : Christelle Dubos, secrétaire de la commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale et députée girondine, a été nommée ce mardi secrétaire d'Etat auprès de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn.

16/10/18 : Remaniement - Christophe Castaner : ministre de l'Intérieur ; Marc Fesneau (MoDem) : secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement ; Franck Riester (Ex-LR) : ministre de la Culture ; Didier Guillaume (ex-PS) : ministre de l'Agriculture

16/10/18 : Remaniement suite - Jacqueline Gourault (MoDem) : ministre de la Cohésion des Territoires et des Collectivités Locales ; Marlène Schiappa : secrétaire d'Etat à l'Egalité Femmes-Hommes et à la lutte contre les discrimination

16/10/18 : Le 17 octobre à 11h15, un coaching des demandeurs d'emploi est organisé à la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de Poitiers en vue de les accompagner avant le Forum emploi qui aura lieu le lendemain.

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  • 23/10/18 | Poitiers: Tous à la patinoire avec Pass’sport

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    Du 20 octobre au 4 novembre, la Communauté Urbaine de Grand Poitiers met en place son Pass’Sport. Il permet, pour les enfants des 40 communes jusqu’à 16 ans, un accès à la patinoire et le prêt de patins gratuitement tous les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 14h30 à 17h. Pour obtenir le Pass’Sport, rdv dans la mairie de votre commune. Renseignements : 05 49 52 35 35 ou pass-sports@grandpoitiers.fr

  • 23/10/18 | La Rochelle : après les travaux, un exercice de protection contre les submersions

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    Suite aux travaux de protection contre les submersions marines menés dans le quartier du Gabut et de la Ville en Bois, la ville de La Rochelle va mener un exercice de simulation d'état d'alerte submersions, le vendredi 23 novembre à partir de 17h. Formés les 18 et 19 octobre, 18 des 26 agents chargés d'intervenir seront mobilisés pour mettre en place clapets et batardeaux entre le pont Scherzer et l'esplanade du Gabut pour un test grandeur nature avant l'hiver.

  • 22/10/18 | Le Plan Végétal Environnement est là !

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    Pour aider les agriculteurs à investir dans du matériel ou dans l’aménagement de leur exploitation, la Région Nouvelle-Aquitaine, les agences de l’eau Adour-Garonne et Loire-Bretagne, le FEADER, l’État et les collectivités territoriales lancent un nouvel appel à projets jusqu’au 31 mars 2019. Il permet de répondre à la réduction des pollutions et à l’optimisation de la consommation d’intrants ; à la réduction de l’érosion des sols ou à la réduction des prélèvements de la ressource en eau. Modalités et formulaire de réponse

  • 22/10/18 | Charente-Maritime : un nouveau sous-préfet pour le bassin de Jonzac

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    Jérôme Aymard, le nouveau sous-préfet de Jonzac, prend officiellement ses fonctions ce 22 octobre lors d'une cérémonie de commémoration aux Morts à Jonzac. C'est son premier poste en tant que sous-préfet, après avoir été chef de différents services de sous-préfectures dans la Loire et dans le Morbihan, où il était dernièrement DRH à la Préfecture.

  • 22/10/18 | Le retour des marchés au gras à partir du 3 novembre à Périgueux

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    La saison des marchés au gras et aux truffes a lieu du samedi 3 novembre au 16 mars 2019. Les mercredis et samedis matin, les producteurs locaux vendront leurs produits frais issus de l’élevage de canards et d’oies. La place Saint-Louis, accueillera une trentaine de producteurs de Dordogne venus faire découvrir, déguster et vendre des produits de haute qualité. Quatre marchés primés seront organisés, les 17 novembre, 15 décembre, 12 janvier et 16 février. Les marchés aux truffes débutent le 8 décembre.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Etre Basque aujourd'hui - L'attachement à la langue

06/11/2008 |

Etre Basque aujourd'hui  - Edition Michalon

Il en va des coups de pioche comme des coups de génie. Certains sont à l'origine de petites révolutions. Le mois de juin 2006 est, à ce titre, à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire du Pays basque. Ce jour-là, les champs de blé de la plaine d'Álava ondulent joliment sous le vent. Dans le site de fouilles de l'ancienne cité romaine de Veleia résonnent les poussées des chariots et les pics des marteaux. La ville était importante. Située sur la voie romaine entre Bordeaux et Astorga, un axe stratégique, militaire et commercial de première importance, elle regroupait nombre de marchands et commerçants. Entre 15 000 et 20 000 hommes et femmes parlant à la fois l'euskara (la langue basque) et le latin. L'équipe de l'archéologue Eliseo Gil Zubillaga, qui oeuvre sur le site depuis plus de dix ans, s'active plus que de coutume. Elle vient de mettre à jour l'une des plus vieilles inscriptions écrites connues en langue basque. Le trésor, enfoui sous une ancienne maison, se compose d?une série de pièces, poteries et vases à reconstituer entièrement.

Une découverte fondamentale

Près d'une centaine de mots en langue basque y sont dénombrés, la plupart en lettres peintes. Très lisibles, ces inscriptions en lettres majuscules de l'alphabet latin reflètent à la fois des préoccupations religieuses et quotidiennes. Il y est question de Jésus, de Joseph, le père, et de Marie, la mère, mais aussi de contingences plus pratiques comme la boisson et la nourriture. La curiosité est grande. Qui a pu écrire cela ? Et à quelle époque ? Les indices sont minces mais quelques pistes sont d'ores et déjà irréfutables. Il s'agit bien de langue basque. Le scripteur était déjà en contact avec la civilisation chrétienne. L'enquête commence. Quoique prudents, les chercheurs, qui ont confié ces fragments à l'analyse au carbone 14, font remonter ces inscriptions entre le IIIe et le Ve siècle.
Si cette datation s'avère juste, la découverte est fondamentale car elle fait reculer de huit cents ans notre connaissance physique des textes basques.
Des gens auraient bel et bien écrit en basque dès le bas Empire romain. Le basque ne serait donc pas une langue exclusivement orale comme on l'a toujours dit. À partir de là, c'est toute une série de postulats qui s'effondrent et de perspectives qui s'ouvrent. Jusqu'ici, les premiers textes en basque connus ne dataient que du XIe siècle. Et encore, quelques phrases d'un moine bénédictin, annotées dans la marge d'un codex latin, pour faciliter la compréhension du texte. Outre l'ancienneté de la langue, cette découverte de Veleia apporte deux autres preuves incontestables. D'une part, que les Basques, en tout cas ceux qui vivaient dans les plaines, auraient embrassé le christianisme beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait, et, d'autre part, que la langue basque a subi très peu de modifications au cours des siècles. Ce qui n'est pas le moins surprenant pour cette langue à la survivance millénaire.

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Cette découverte est à ce point importante pour les Basques que l'analyse de ces fragments a été envoyée à pas moins de quatre laboratoires de recherche de renommée internationale dont le CNRS en France, l'université de Louvain en Belgique et le MIT aux États-Unis. Tout en permettant d'arrêter avec certitude une datation, cette précaution permettra d'asseoir les résultats sur un consensus d'expertises incontestables.

Des survivants de la population pré-indo-européenne ?

D'où vient le peuple basque ? Personne ne le sait. Il n'existe aucune preuve anthropologique, archéologique ou linguistique qui permette de déterminer d'une manière incontestable l'origine des Basques, ni quand ou comment ils se sont implantés de part et d'autre des Pyrénées occidentales. Les recherches archéologiques contemporaines montrent assez clairement l'existence d'une certaine continuité de la population dans cette zone des Pyrénées depuis le néolithique (environ 4 000 ans avant J.-C.) en passant par les âges de bronze et de fer pour arriver à l'époque des premiers documents écrits mentionnant spécifiquement les Vascons et qui datent du début de l'ère chrétienne. La première hypothèse évidente est de faire de ces Vascons, dont les Basques actuels sont les héritiers directs, les descendants de cette population néolithique. Ils seraient alors les seuls (ou les très rares ?) survivants de la population pré-indo-européenne de l'Europe. Ils auraient ainsi survécu à la période des émigrations indo-européennes de l'âge de bronze (2 500 à 1 000 ans avant J.-C.) qui ont progressivement submergé la « civilisation » technique et linguistique de l'âge de pierre, laissant « les Basques comme une île d'antiquité dans la mer des peuples nouveaux1». Mais comment les Basques auraient-ils survécu, et pourquoi auraient-ils été les seuls à survivre ? Certains ont essayé d'expliquer cette survivance par l'isolement et le refuge du ou des peuples basques dans les profondes vallées pyrénéennes. Mais l'histoire a montré que, loin d'être isolé, ce passage de l'ouest des Pyrénées a toujours été une brèche où se sont engouffrées de nombreuses invasions du Nord et du Sud. Alors ? Un mystère de plus. Si l'on pense que cette survie multimillénaire n'est pas une hypothèse réaliste, quelle peut être l'alternative ? Certains ont imaginé la venue d'un élément étranger arrivant au Ier ou IIe millénaire avant J.-C. dans les Pyrénées occidentales pendant la phase de migration indo-européenne. Ces peuplades (Phéniciens, Caucasiens ?) d'origine non-indo-européenne auraient pu, par exemple, traverser la Méditerranée et remonter le cours de l'Èbre jusqu'à ce qu'il soit non-navigable. Ils auraient ensuite rayonné à partir de ce point et se seraient réfugiés dans les Pyrénées toutes proches pour résister aux Indo-Européens.
Si l'origine des Basques reste énigmatique, il est un fait incontestable, c'est que, malgré toutes les vicissitudes de l'histoire, les Basques ont réussi à conserver leur langue, l'euskara, très ancienne et unique.

L'euskara, seul outil solide

L'euskara est le seul outil solide dont nous disposons pour approcher ce mystère de l'identité basque et de ses origines. C'est par et à travers la langue que se définit le Basque. En effet, euskaldun, le Basque, signifie « celui qui parle l'euskara » et le Pays basque, Euskal Herria, « le pays où l'on parle basque ».

Que peut nous apporter la langue dans la connaissance des Basques ?
Une première constatation. C'est une certitude, une des rares dans cet environnement : le basque n'appartient pas à la famille indo-européenne dont sont issues toutes les autres langues européennes : le grec, le latin et tous ses dérivés comme le français, l'espagnol, l'italien, le roumain, l'occitan, etc., et également le celte, le slave, les langues scandinaves. Mais aussi, en dehors de l'Europe, le sanskrit et le perse ancien parmi beaucoup d'autres. Toutes ces langues descendraient d'une sorte de languemère dont l'origine (peut-être les plateaux himalayens) se perd dans la nuit des temps.
Autre certitude, le basque est la seule langue non-indo-européenne en Europe occidentale. Les trois autres langues non-indo-européennes sont beaucoup plus au Nord et à l'Est : il s'agit du finnois et de son cousin l'estonien, et du magyar, venu d'Asie pendant le haut Moyen Âge. Il n'y a aucune relation significative entre ces langues et le basque.
Cet isolement linguistique démontre la grande ancienneté de la langue. En effet, il n'existe pas d'exemple de langue qui se développe isolément et n'appartient pas à une famille. Cette absence de cousinage suggère une grande longévité au cours de laquelle les autres membres voisins de la famille ont disparu.

Des origines mystérieuses mais...

Mais, quid de son origine ? Les recherches se poursuivent dans trois directions. Selon la thèse basco-ibérique, le basque serait issu de la langue ibérique largement parlée dans la péninsule du même nom avant la conquête romaine. Mais en affirmant cela, on n'explique rien et l'on ajoute du mystère au mystère. Car le peuple ibère et sa langue sont très mal connus, malgré l'importance considérable de leur civilisation dans la première moitié du Ier millénaire avant J.-C. et l'influence culturelle qu'ils ont exercée sur les Celtes, nouveaux immigrés. Au vu de la rareté des traces laissées par les Ibères, nous n'avons pas les moyens de vérifier la pertinence de cette hypothèse.
L'autre piste est celle des langues caucasiennes non-indo-européennes comme le géorgien : on trouve des similitudes intéressantes avec le basque mais aussi des contre-indications flagrantes. Là encore, l'hypothèse n'est pas convaincante. Faute de mieux, certains affirment que l'euskara, loin d'être une langue héritée d'hypothétiques immigrants, serait née là où elle se trouve aujourd'hui. Cette dernière hypothèse, appuyée par de nombreux spécialistes contemporains, semble recueillir aujourd'hui un certain consensus. Ni importée ni reliquat ou déformation d'une autre, le basque serait une langue à part entière, enrichie de nombreux apports extérieurs, mais conçue et enracinée dans le territoire qu'elle occupe aujourd'hui. Spécifique par son origine, la langue basque l'est aussi par sa construction. L'euskara est à ce titre aussi une langue unique. Sa grammaire est d'une singularité radicale et très résistante à toute modification comme le démontre les comparaisons entre les plus anciens textes connus et la langue actuelle. Cette résistance ne s'étend pas au vocabulaire qui s'est largement enrichi d'emprunts aux langues voisines. Le basque est une langue agglutinante composée de suffixes et de radicaux accolés les uns aux autres. Elle élabore des termes spécifiques, ou modifie le sens des mots par adjonction de suffixes aux termes originels. Le genre féminin/masculin n'existe pas sauf quand il se rattache au verbe en cas de tutoiement. Mais la particularité la plus significative réside dans la conjugaison et les accords. L'auxiliaire du verbe, qui est souvent le seul élément conjugué de la phrase, s'accorde non seulement avec le sujet mais également avec les compléments directs et indirects. Une complexité inouïe!

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