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14/11/19 : Charente-Maritime : Les services de l'État et 15 communes du littoral s’entraîneront dans le cadre d’un exercice départemental ORSEC au risque submersion marine les 27 et 28 novembre 2019.

14/11/19 : Niort : L'Acclameur reçoit le salon de l'enseignement supérieur samedi 16 novembre. Au programme : présentation de nombreuses formations pour des métiers d'avenir en lien avec le tissu économique local. Entrée libre.

13/11/19 : Charente-Maritime : selon le journal officiel du 7/11, le nouveau préfet Nicolas Basselier, ex préfet de l'Aisne, prendra ses fonctions le 25/11. Il succède à F.Rigoulet-Roze, devenu directeur de cabinet du ministre de la Cohésion des territoires.

13/11/19 : Niort : le festival des films sur smartphone Takavoir lance un appel à candidature pour sa prochaine édition, qui se tiendra les 27 et 28 mars 2020. Les candidats doivent livrer leur film de 3 min max avant le 16 février prochain sur takavoir.fr

13/11/19 : Niort : 32 entreprises ont participé en septembre dernier au Challenge de la mobilité, soit 713 salariés du territoire. 44% ont opté pour le vélo, 12% le bus, 15% le covoiturage, 8% la marche, 8% le train. La remise des prix s'est tenue hier soir.

13/11/19 : Deux-Sèvres : Le salon des professionnels de la filière caprine Caprinov' dont la dernière édition s'est tenue en novembre 2018, reviendra du 25 et 26 novembre 2020 au parc des Expositions de Niort.

13/11/19 : Après plusieurs passages au Festival Musicalarue, Miossec revient à Luxey (40) dans le cadre intimiste de la salle de spectacles “Les Cigales“, samedi 30 novembre à 20h30. Le Brestois viendra présenter son onzième opus "Les Rescapés".

12/11/19 : Les gendarmes et la Guardia civil sont arrivés en nombre au péage de Biriatou en raison de l'opération escargot lancée par Tsunami Democra-tic, le mouvement indépendantiste catalan, relayé localement par Bizi! et Aitzina bloquant la frontière à 18h30

12/11/19 : Charente : un groupe d’étudiants en BTS SAM de CCI Charente Formation, mène un projet sur la gestion citoyenne des déchets depuis 1 an et organisent une journée environnementale ce mercredi A 15h30 au Campus CCI, à l'ex CIFOP de L’Isle d’Espagnac.

08/11/19 : La liquidation judiciaire de la SNEM, société éditrice du quotidien l'Echo, diffusé sur 5 départements, a été confirmée cet vendredi par le Tribunal de commerce de Limoges. Les 42 salariés du journal recevront prochainement leur lettre de licenciement.

08/11/19 : Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Didier Guillaume se rendra ce samedi au salon de l'agriculture basque, Lurrama qui a ouvert ses portes ce matin. Il y rencontrera ses organisateurs et I. Berhocoirigoin, le président? et les exposants

08/11/19 : Dordogne : Dans le cadre du Grenelle des violences conjugales, la préfecture propose le jeudi 14 novembre, à 17 h h à la mairie de Montrem, une rencontre ouverte à tous sur le thème de la prise en charge des violences conjugales en milieu rural.

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  • 14/11/19 | Municipales : Michel Moyrand, l'ancien maire de Périgueux annonce sa candidature

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    L'ancien maire de Périgueux Michel Moyrand (2008-2014), vient de l'annoncer via les réseaux sociaux, il sera candidat aux municipales de mars, ce qui devrait porter à 9 le nombre de listes en lice sur Périgueux. Il justifie sa décision, de "ne plus voir une ville en déclin" avec des difficultés de circulation, des commerces qui ferment." Michel Moyrand souhaite construire une liste en dehors de tout parti politique. Le Comité Rénovons Périgueux a conclu un accord avec le groupe Périgueux et pourquoi pas ? animé par Thomas Sarlat.

  • 14/11/19 | Un foyer d'anémie infectieuse équine en Dordogne

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    Le Laboratoire National de Référence vient de confirmer que deux équins détenus par un centre équestre près du Bugue étaient atteints d’Anémie Infectieuse Equine (AIE). Le centre équestre fait l’objet d’un arrêté préfectoral de déclaration d’infection. Aucun équidé ne doit entrer, ni quitter cet établissement durant une période de 3 mois. Les animaux séropositifs sont euthanasiés et le détenteur est indemnisé par l’État. A ce jour, 6 animaux ont ainsi été euthanasiés sur un total de 17 détenus par le centre

  • 14/11/19 | Grand Poitiers inaugure le bassin nordique de la Ganterie

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    Ce samedi 16 novembre, les Poitevins vont pouvoir découvrir le nouveau bassin nordique de la piscine de la Ganterie. Toute la journée, l'accès sera gratuit. De nombreuses animations vont être proposées. Le matin, des jeux sur structures gonflables et des baptêmes de plongée. L'après-midi, des démonstrations de natation synchronisée, de sauvetage, de natation, de nages avec palmes + apnées. Le bassin sera ouvert au public jusqu'à 18h. Histoire de plonger dans le grand bain, en plein air !

  • 14/11/19 | Mois de l'Enfance en Gironde

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    Dans le cadre du "Mois de l'enfance" en novembre, le Département de la Gironde organise plusieurs temps forts destinés au grand public et aux professionnels notamment une conférence autour de "L’enfant à l’épreuve des violences conjugales", le mardi 19 novembre, immeuble Gironde à Bordeaux. Il sera question de comprendre les impacts et d'identifier les bonnes pratiques d’intervention médicale, sociale et juridique. Parmi les intervenants : Edouard Durand, magistrat et Karen Sadlier, docteure en psychologie.

  • 13/11/19 | Keolis Bordeaux a un nouveau Directeur général

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    Eric Moinier a été nommé le 1er novembre Directeur Général de Kéolis Bordeaux. Il succède à Hervé Lefèvre qui a rejoint la SNCF, en vue de sa nomination au poste de directeur régional Nouvelle-Aquitaine à compter de janvier 2020. Agé de 46 ans, Eric Moinier, était depuis 2016, Directeur Général de la filière indienne de Kéolis en charge du lancement puis de l’exploitation du nouveau réseau de métro automatique. A Bordeaux, il aura pour mission de diriger l’exploitation du réseau TBM.

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Culture | La Villa Bloch à Poitiers entre refuge et création

06/02/2019 | La Mérigotte devient la Villa Bloch. L'ancienne maison poitevine de l'homme de lettres, Jean-Richard Bloch accueille désormais des artistes à résidence.

La Villa Bloch surplombe la vallée. Jean-Richard Bloch, l'homme de lettres, y a emménagé en 1911

A Poitiers, La Mérigote, ancienne résidence de l’homme de lettres parfois méconnu, Jean-Richard Bloch, devient La Villa Bloch. Elle sera inaugurée ce 9 février par une journée festive dans le parc de cette maison qui surplombe la vallée. Un « rocher culturel » comme le désignait son propriétaire, a accueilli de nombreux écrivains, auteurs, intellectuels, aussi bien en tant que réfugiés que simples visiteurs. Avec l’accord de la famille, la mairie de Poitiers l’acquiert en 2005 et décide finalement d’en faire une résidence d’artistes. Visite de ce lieu où la culture va pouvoir continuer à s’exprimer.

C’est une maison adossée à la colline avec une vue imprenable sur le quartier de la Varenne à Saint-Benoît et la ligne de chemin de fer entre Poitiers et Bordeaux. « Jean-Richard Bloch aimait voir passer les trains, il se prenait en photo avec eux en arrière plan », confie Patrick Amand, responsable de la Villa Bloch. Bienvenue à la Mérigote, résidence de l’écrivain, intellectuel et humaniste - c’est le nom qu’il lui avait donné et orthographié avec un seul T contrairement à celui de la rue qui en compte deux. « Jean Richard Bloch a instauré tout un langage autour de cette maison », poursuit Patrick Armand. La bibliothèque de Jean-Richard Bloch avec des exemplaires de L'Effort et de Europe. Plus de 10 000 documents ont été versés à la médiathèque

Jean-Richard Bloch (1884-1947) s’est installé à Poitiers avec sa famille en 1908. Il était professeur d’histoire-géographie au lycée Henri IV et secrétaire de la section de la Vienne de la SFIO. L’homme de lettres commencera à écrire, échanger avec les intellectuels du début du XXe siècle. Ce n’est qu’en 1911, qu’il emménage à la Mérigote. Lors d’un échange épistolaire avec Romain Rolland, il écrit le 4 mars : « Nous abandonnons Poitiers pour une campagne toute proche, où nous trouverons les grands espaces et les bas loyers. C’est une petit maison accrochée au-dessus de la vallée où passe la ligne de Bordeaux quand on quitte Poitiers en allant vers le Midi ». Dans ce coin de rocher poitevin, il va écrire, devenir journaliste, fondé L’Effort, (qui deviendra par la suite l’Effort libre), cofonder la revue Europe ou encore le quotidien Ce Soir avec Louis Aragon.

La porte ouverte

Engagé politiquement au Parti Communiste, Jean Richard Bloch a beaucoup accueilli à la Mérigote. Parents et amis fuyant le Nord de la France lors de la Première guerre mondiale ; des militants antifascistes allemands ou autrichiens au moment de la Seconde ; des poètes et écrivains espagnols sous Franco. Durant l’entre-deux-guerres, de nombreux intellectuels, écrivains, poètes, artistes, amis (André Malraux, Roger Martin du Gard, Paul Nizan, Jean Cassous, Vladimir Pozner) ont également séjourné à Poitiers, la maison devenant un véritable carrefour de rendez-vous culturel.

La villa fût habitée jusqu’au début des années 2000, par des descendants de la famille. Finalement, la mairie de Poitiers l’a acquise en 2005 en s’engageant à l’inclure dans un projet culturel, avec l’accord de la famille. Aujourd’hui, ce rocher poitevin revit enfin. Il a fallu huit mois de travaux pour réaménager les 260 m2 de la maison du gardien et la centaine de mètres carrés de la dépendance voisine. La façade du pavillon a été rénovée. À l’intérieur, une salle à manger, une cuisine et, à l’étage, trois studios ont vu le jour afin d’accueillir des artistes. Des meubles d’époque ont été chinés dans les brocantes et autres dépôt-ventes. Seul le bureau de Jean-Richard Bloch est resté dans « son jus » ; « Là, il s’agit de son bureau, C’est ici qu’il écrivait avec la vue sur la vallée », confie Patrick Amand, lors de la visite de la Villa Bloch - c’est comme cela qu’elle est nommée désormais. A quelques jours de l’inauguration, ça sent la cire, fraîchement passée. Sur les étagères de la bibliothèque, des numéros d’Europe et de sa revue L’Effort. « Mes collègues du centre technique communautaire les ont démontées et rénovées. Les meubles ont la même disposition qu’à l’époque », poursuit le responsable de la Villa. Ils se sont inspirés des photos conservées pour tout remettre à l’identique. De nombreux documents appartenant à Jean-Richard Bloch ont pu être conservés. Au total, plus de 10 000, qui sont versés aux fonds de la médiathèque. « Si nous les possédons encore, c’est parce qu’un officier de la Wehrmacht avait fermé le bureau de Jean-Richard Bloch à clé. Durant la Seconde guerre mondiale personne n’y est rentré et tout est resté intact », explique Patrick Amand.

L’accueil d'un réfugié politique

Aujourd’hui la Villa Bloch va devenir une résidence d’artistes. « Nous avons souhaité que ce soit une fenêtre ouverte sur le monde pour rendre l’esprit que Jean-Richard Bloch avait donné à sa maison », résume Alain Claeys, le maire de Poitiers. Les premiers artistes sont déjà arrivés. Notamment celui qui a emménage dans l’ancienne maison du gardien. Il est ici avec sa famille depuis le 16 janvier. Il s’agit d’un poète iranien qui a fui son pays.  Mohammad Bamm est un exilé politique, de 29 ans, il a reçu plusieurs récompenses pour ses écrits, mais il est accusé de propagande contre la république islamique d’Iran par les autorités du pays. 

Mohammad Bamm (au centre de l'image) est un poète iranien de 29 ans. Il a dû fuir son pays pour des raisons politique.

Mohammad Bamm porte une histoire forte. Professeur de littérature au lycée, il a été arrêté à deux reprises en 2017 (en mai pendant trois jours et en décembre pendant trois mois ). « C’était pour une question d’idéologie. Les autorités m’ont accusé de blasphème et propagande contre eux. J’ai subi des tortures psychologiques et physiques. On m’a fait croire que mon père avait fait une attaque cardiaque. J’ai été malade, je n’avais pas accès à un médecin. J’étais vraiment interrogé en permanence », confie-t-il, avec quelques hésitations dues aux émotions de ces instants vécus. Il a dû fuir avec sa femme et ses deux enfants, tout d’abord vers la Turquie. « Nous avons passé deux mois là-bas. », avant de rejoindre Poitiers, le 16 janvier dernier. « Cela va me permettre de continuer à travailler de façon libre même si mon pays, ma famille, mes amis me manquent. Je découvre le fait d’être étranger », poursuit-il. Il songe déjà à reprendre la plume. Le poète et parolier a déjà vu qu’il y avait des maisons d’éditions iranienne à Paris. Il pense aussi à donner des cours de farsi (la langue majoritaire en Iran). Avec sa famille, ils vont surtout devoir s’habituer au climat. « À Hamadan (au sud-ouest de Téhéran), il fait 60 degrés l’été et 23 l’hiver. Ça change un peu », ironise-t-il. Pour l’instant, il ne parle pas français, mais va prendre des cours avec sa famille puisqu’ils sont censés rester deux ans à Poitiers. Ses deux enfants sont scolarisés dans une école de Poitiers.

Le poète Mohammad Bamm est venu à Poitiers, car la ville fait partie du réseau international des villes-refuges ICORN (International Cities of Refuge Network). Le but est d’inviter, accueillir, protéger et accompagner un artiste qui ne peut plus exercer son art dans son pays d’origine. D’autres artistes vont occuper les studios de la Villa Bloch. Dès janvier, un jeune diplômé de l’Ecole européenne supérieure de l’image, Alexis Morange, y a déposé ses valises. La documentariste iranienne, Anahita Hekmat, devrait également séjourner dans la villa pour y préparer son film grâce au partenariat avec la Cité internationale des arts. Enfin, le dernier studio sera occupé par les artistes programmés dans le cadre de « traversées », événement artistique et culturel du projet du quartier du Palais de Poitiers.

Les trois studios de la Villa Bloch vont accueillir des artistes en résidence

La Villa Bloch sera ouverte lors de grandes occasions et pour les journées du patrimoine. Il sera également possible de visiter le bureau de Jean-Richard Bloch ce week-end du 9 et 10 février pour l’inauguration et les portes ouvertes. 

Programme de l’inauguration

 samedi 9 février

11h : Ouverture officielle

A 12h et 14h : Trilili Ladies & Dandies et Cie du Gramophone

Trio vocal féminin accompagné d'un pianiste et d'un contrebassiste, les "Trilili Ladies & Dandies" est un quintet jazz s'inspirant de grandes figures musicales des années 30 à 60. L'équipe du Gramophone et ses danseurs de Lindy Hop transformeront l’espace pour une animation façon guinguette.

Entre 12h30 et 17h : visites à trois voix de la Villa Bloch

Découvrez l’ancienne propriété de Jean-Richard Bloch, devenue lieu de résidence d’artistes, à travers le regard croisé de l’architecte du projet, d'artistes et d'un guide.

Durée : 40 min, départ toutes les 30 mn – dernier départ à 16h30
Groupe limité - réservation obligatoire avant le 6 février, au 05 49 30 81 87
Gratuit - tout public

15h : restitution de l’atelier d’expression artistique Babel #2

Mené par Isabelle Feuillet et en partenariat avec le Toit du Monde au sein de la Médiathèque des 3 Cités. L’objectif est de recueillir la parole de personnes en situation d’exil à Poitiers, de retranscrire artistiquement leurs propos et leur vécu, et de symboliser leur parcours autour des thèmes de la maison et de la fenêtre sur le monde.

Installation dans le parc de la Villa Bloch
Rendez-vous au 138 rue de la Mérigotte

Julien Privat
Par Julien Privat

Crédit Photo : Aqui.fr

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