Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine
- Publicité -
S’abonner ici !
proprietes-rurales.com
- Publicité -
  • 27/09/21 | Girl's day à Bressuire (79)

    Lire

    Dans le cadre du plan « 1jeune, 1solution » et à l'occasion de la journée de la mixité dans l'emploi, la maison de l'emploi du Bocage dans les Deux-Sèvres, en partenariat avec la SNCF, organise mardi 28 septembre un « Girl's day : journée de la mixité ». Lors de cette journée, toutes les femmes sont invitées à la Cité de la Jeunesse et des Métiers pour découvrir les métiers de la SNCF notamment techniques, souvent considérés comme des métiers « masculins ».

  • 24/09/21 | Salon de l'agriculture de Nouvelle-Aquitaine 2022 : 1ères infos !

    Lire

    Lors de la rentrée de la Chambre régionale d'agriculture, Bruno Millet, Commissaire général du Salon de l'agriculture Nouvelle-Aquitaine a révélé que si Bordeaux sera le centre physique de la manifestation, des événements auront aussi lieu sur l'ensemble des territoires, en partenariat avec les établissements d'enseignement agricole. Autre "nouveauté" issue de l'expérience de la crise sanitaire, les débats pourront être suivis à distance sur Agriweb tv. Enfin, les animaux seront désormais présents sur toute la durée du Salon, soit du 21 au 29 mai 2022, de même que le Marché de producteurs !

  • 24/09/21 | Le CHU de Bordeaux 2ème meilleur hôpital de France

    Lire

    Selon un palmarès du Point paru le 23 septembre, le CHU de Bordeaux se classe comme 2ème meilleur hôpital public de France. 31 des spécialités du CHU se classe dans les 5 premières places dont 12 relatives à la prise en charge des cancers. Le palmarès s'est appuyé sur une enquête menée auprès d'un millier d'établissements publics ou privés à but non lucratif et d'établissements privés à but commercial. Signe d'excellence, cette position dans le top 3 des hôpitaux français est tenue depuis 19 ans !

  • 24/09/21 | Agen et les « Rendez-vous du Pin »

    Lire

    Samedi 25 septembre à partir de 15h le square du Pin à Agen accueille « Les Rendez-vous du Pin ». Organisé par l'association Au Fil des Séounes, cette manifestation propose des animations pour les petits et les grands comme un atelier photo décalé, des parcours sport ou une sensibilisation à la réduction du gaspillage alimentaire tout l'après-midi et un banquet "populaire, bio et végétarien" le soir, avec un concert du duo Akdeniz.

  • 24/09/21 | Landes : La médiathèque du Marsan fait sa braderie

    Lire

    Ce samedi 25 septembre, à Mont-de-Marsan, la médiathèque du Marsan organise une journée braderie, de 10h à 17h. Romans, bandes dessinées, livres documentaires, albums jeunesse ou encore revues, tout sera proposé entre 1 et 3 €. Issus du tri effectué régulièrement dans les collections, les amateurs de lecture vont ainsi pouvoir bénéficier d'une offre actualisée. Le paiement s'effectuera uniquement en espèces ou par chèque.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Michel Ciotta, artisan d’art dans une cité chargée d’histoire

29/03/2021 | L’atelier de Michel Ciotta est artisan d’art depuis plus de six ans, dans son atelier en plein cœur de Saint-Émilion.

1

Elle nous paraît bien calme, cette place de l’église monolithe, sans l’effervescence des terrasses de bars et restaurants qui l’occupent habituellement. Il en est un qui, depuis plus d’un an, profite du calme temporaire sous ses fenêtres pour imaginer ses nouvelles créations. Michel Ciotta, 30 ans, est artisan vitrailliste, un métier de plus en plus rare, qui compte moins de 500 représentants en France. Arrivé à Saint-Émilion en 2014, le jeune artisan d’art a réussi à faire son trou et fait découvrir ce métier ancestral, qui l’anime depuis bientôt vingt ans, aux touristes qui s’arrêtent dans son atelier.

Michel Ciotta ne pouvait rêver d’un meilleur écrin pour pratiquer son art. L’artisan vitrailliste a ouvert son cabinet de curiosités dans la cité médiévale de Saint-Émilion en 2014, alors âgé de 24 ans. Sept ans plus tard, Michel est toujours là, « motivé, avec le sourire des visiteurs qui me conforte dans ma voie ». Il faut dire que le parisien d’origine est tombé dedans très tôt. « J’ai découvert ce métier à onze ans, en visitant un atelier de la région parisienne, en voyant quelqu’un découper du verre. Je me suis rapidement dit que je voulais faire pareil », raconte-t-il avec un sourire timide.

« Pas goupillé comme je l’avais imaginé »

Dès le collège, le jeune Michel Ciotta a fait des stages dans des ateliers parisiens avant de suivre une formation de vitrailliste à 18 ans. Sa meilleure école ? Le terrain. « J’ai fait un tour de France des ateliers, ça a été la formation la plus importante et la plus enrichissante », affirme-t-il. Aujourd’hui, à 30 ans, il fait partie des (environ) 500 vitraillistes encore en activité en France.
À ses débuts, il était loin de se douter qu’il ouvrirait son propre atelier. « C’est un métier où il est compliqué de travailler. Beaucoup d’entreprises ont des apprentis ou des CDD, mais cela dépend de leurs chantiers, c’est dur de prévoir les besoins à l’avance », décrit Michel Ciotta.

L’artisan d’art est allé d’atelier en atelier. Il se souvient notamment d’un passage à Chartres. « C’est cette expérience qui m'a fait aimer ce métier. Il y avait un bel état d’esprit, une belle ambiance, cela me plaisait vraiment », se remémore-t-il. Michel Ciotta y a enchaîné deux CDD, puis un salarié est revenu d’un congé de longue durée. « Il n’y avait pas de place pour deux contrats, mon chef était aussi gêné que moi de la situation, ça a été très difficile humainement ». Le jeune homme a rebondi à quelques centaines de kilomètres de Chartres, en banlieue nantaise, avant de se rendre à Saint-Émilion. « Le Maire [Bernard Lauret, NDLR], voulait à tout prix installer un artisan dans ce local. Avec le vin, l’artisanat fait partie de l’essence du village. J’avais l’opportunité de donner un second souffle à ma vie professionnelle », sourit l’artisan d’art.

De la rénovation à la création

Un des vitraux créés par Michel Ciotta

Passer de salarié à auto-entrepreneur, ça a été un chamboulement pour Michel Ciotta. « Avant d’arriver ici, je ne faisais que de la rénovation, notamment dans des cages d’escaliers, églises et cathédrales ». Le jeune homme a par exemple travaillé sur les cathédrales de Chartres, du Mans et de Valence, ou sur les vitraux des Invalides, à Paris. Maintenant, le jeune homme travaille seul, il n’a plus la possibilité d’assurer des chantiers de rénovation, faute de temps. Il se concentre donc sur la conception. En plus du vitrail, Michel Ciotta fait de la gravure sur verre et du Tiffany - procédé de teinture grâce à des bandes de cuivres rabattues sur des tranches de verre. Au-delà de commercialiser ses ouvrages, Michel Ciotta collabore avec d’autres artisans, souffleurs et fileurs de verre et vend leurs créations.

En ces temps quelque peu perturbés par le Covid-19, Michel Ciotta tient bon. « Je suis tombé amoureux du métier, je n’ai pas lâché l’affaire. Dans notre métier, nous sommes beaucoup de micro-entreprises, c’est difficile pour tout le monde ». Le jeune artisan reste toutefois optimiste. « L’artisanat a toujours été en vogue et a pu traverser les âges, je veux continuer à mettre des étoiles dans les yeux des visiteurs, c’est eux qui me font continuer ». Si les rues saint-émilionnaises sont désertées par les touristes étrangers, de nombreux girondins et néo-aquitains continuent toutefois de visiter la cité médiévale, qui plus est en ces beaux jours printaniers.

Yoan Denéchau
Par Yoan Denéchau

Crédit Photo : 4111111111111111

Partager sur Facebook
Vu par vous
8436
Aimé par vous
0 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Culture
Culture
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 29 + 15 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Professionnels des contenus ! J'aime aqui, je le soutiens !