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15/10/19 : Nouveau passage du Tour de France en Béarn l'été prochain! A noter dans les agendas, l'étape Pau-Laruns le dimanche 5 juillet 2020, avec au menu les cols de la Hourcère (1440m), du Soudet (1540 m), d'Ichère (674 m) et de Marie-Blanque (1035 m).

15/10/19 : Tour de France : c'est officiel, la Charente-Maritime accueillera une journée de repos à l'Île d'Oléron, l'Île de Ré et Châtelaillon-Plage seront villes étapes du Tour de France 2020.

15/10/19 : Le 17 octobre à 8h45, la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de Poitiers organise un forum emploi inversé : les demandeurs d'emploi ont un stand et les entreprises qui sont les visiteurs venant rencontrer les "offreurs de compétences".

15/10/19 : La ville de La Rochelle a à son tour pris un arrêté contre l'épandages de pesticides. Le maire promet d'accompagner vers la sortie des intrants celle des deux exploitations sur la commune n'étant pas biologique.

14/10/19 : La préfète de Région et le préfet maritime de l'Atlantique ont signé aujourd'hui le premier volet du document stratégique de façade maritime Sud-Atlantique, dont ils ont coordonné les travaux. Une 1re dans la gestion des 720 km de littoral.

08/10/19 : Niort: Le réaménagement du boulevard Main, entre le Moulin du Roc et le quai Métayer, a débuté en janvier. A partir du 21/10, la voie qui longe le port Boinot sera définitivement fermée aux véhicules et la circulation basculée sur la nouvelle voie.

07/10/19 : Le prochain congrès des départements de France se tiendra à Bourges du 16 au 18 octobre, avant de faire sa 90e édition en novembre prochain à La Rochelle. Cette année voit célébrer le 230e anniversaire de la création des Départements.

04/10/19 : A partir de lundi 7 octobre, le Département de la Gironde réalise des travaux de mise en sécurité sur la voie verte située sur la RD 809, entre le carrefour giratoire d'Aquitaine et celui du Sauternais. Fin des travaux prévue le 28 octobre.

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  • 16/10/19 | Corrèze: Les limitations des usages de l'eau perdurent

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    Depuis le 21/09, la Corrèze a connu des pluies régulières mais avec un déficit de pluviométrie de 30% depuis le début de l’année, "l'indice d'humidité des sols reste à un niveau très bas" indique la préfecture qui précise que les mesures de limitation des usages sont maintenues: vigilance sur le territoire de la Dordogne aval, niveau d’alerte renforcée sur le territoire des bassins de la Vézère aval, la Corrèze aval et l’Auvézère, niveau de crise sur le territoire des bassins de la Dordogne amont, la Xaintrie, la Vienne, la Vézère amont et la Corrèze amont, et enfin interdiction d'irriguer sauf cultures dérogatoires

  • 16/10/19 | Les 9 Pactes territoriaux en Gironde: du concret!

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    Aménagement de la halte nautique de Blaye (200 000 € d'aides), extension du local communal de l’épicerie sociale et solidaire à les Peintures (4 500 €), travaux et équipement numérique des écoles à Guîtres (66 000 €), réaménagement du centre social de Toulenne (50 000 €), aménagements de sécurité et travaux sur la commune de Villegouge (83 982 €), projet d’écosystème collaboratif visant à accompagner les acteurs locaux vers un tourisme durable en Médoc (18 723 €)... Autant de projets soutenus le 14/10 par les élus départementaux lors de la commission permanente et issus des Pactes territoriaux créés avec les acteurs locaux.

  • 16/10/19 | Le documentaire "L'Engrangeur" en avant-première à Tulle

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    La Chambre d’Agriculture de la Corrèze et Tulle Agglo organisent le 17 octobre à 20h30 au Cinéma Véo de Tulle une projection en avant-première de "l'Engrangeur". Suite à la projection de ce documentaire, initié par l’association La Gaillarde, sur Régis Coudert, un éleveur emblématique de Corrèze, un échange avec le public est proposé sur divers thèmes dont les évolutions dans les pratiques d’élevage, le renouvellement des générations ou encore la consommation & l'alimentation. Entrée libre.

  • 16/10/19 | 9 000 visiteurs pour l'inauguration de Traversées/Kimsooja à Poitiers

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    Plus de 9 000 visiteurs ont fréquenté l'exposition Traversées/Kimsooja lors du week-end inaugural ce samedi 12 et dimanche 13 octobre. Des oeuvres d'art sont éparpillées dans les lieux importants de la ville de Poitiers comme le palais des ducs d'Aquitaine, lieu phare de cet événement. Visites, performances, ateliers, conférences sont au programme de Traversées/Kimsooja jusqu'au 10 janvier. Prochain temps fort, ce samedi 19 octobre avec la compagnie L'Homme debout, départ place Lepetit à 19h30.

  • 15/10/19 | Le tour de France 2020 passera par la Vienne !

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    20 ans que la Grande boucle n'était pas passée par la Vienne. La 107e édition du Tour de France passera deux jours dans le département. Une première étape le mercredi 8 juillet ralliera Châtelaillon-Plage (Charente-Maritime) à Poitiers, avec une arrivée avenue Kennedy, 1,5 km de ligne droite. Il s'agit de la plus longue ligne d'arrivée du parcours. Le lendemain, le 9 juillet, les coureurs partiront de Chauvigny pour rallier Sarran en Corrèze.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Ouverture de l'Institut Confucius de Pau : "n'être ni frileux, ni naïf"...

07/10/2019 | Le lundi 30 septembre, l'Institut Confucius Pau Pyrénées a ouvert ses portes.

Les locaux de l'Institut Confucius Pau Pyrénées

A Pau, au 9 rue Valéry Meunier, un Institut Confucius a ouvert ses portes le 30 septembre dernier. Le lieu, visant « à promouvoir la langue et la culture chinoise » propose des cours de chinois ainsi que des ateliers culturels, artistiques ou autres conférences et expositions. Et le succès est déjà au rendez-vous avec près de 100 adhérents inscrits aux différents cours proposés. De quoi satisfaire les principaux partenaires locaux de l'Institut : la Ville et l'UPPA, qui avant même son ouverture y voyaient « un trait d'union et lieu de rencontre, entre les cultures chinoise et française », dixit François Bayrou. Pourtant l'installation de cet Institut, directement rattaché au pouvoir central de Xi Jinping, ne va pas sans susciter des inquiétudes, celles de certaines associations de défense des droits de l'homme, à l'image d'Initiative Citoyenne, à Lormont en Gironde.

L'Institut Confucius (IC) palois est le 18ème institut du genre en France, selon le site du Hanban, l'Agence chinoise qui pilote depuis Pékin l'installation de ces centres culturels à travers le monde. Ambition affichée : promouvoir la culture et la langue chinoise. Les cours (pour enfants et adultes) sont dispensés par des professeurs de langue maternelle chinoise. Ils sont détachés de l'université XISU (située à Xi'an) qui est, comme le veut le modèle-type de ces Instituts, l'Université chinoise partenaire de l'IC palois au côté de la ville de Pau et de l'UPPA (Université de Pau et des Pays de l'Adour). Après une adhésion de 20 € par an les tarifs proposés sont très attractifs : environ 3 euros l'heure de cours, au rythme de 2 cours par semaine. Et des tarifs réduits sont aussi mis en place pour les étudiants et personnels de l'UPPA.

"La Chine c'est une réalité à prendre en compte. Un incontournable"
Organisé sous forme d'association réunissant les partenaires pré-cités, l'Institut Confucius de Pau est donc sur le papier, et dans l'esprit de ses promoteurs, François Bayrou en tête, un centre culturel diplomatique à l'image des Goethe Institut, Institut Cervantès ou autre Alliance Française. Un outil culturel de premier ordre, soulignant « la vocation de Pau à être une Ville ouverte sur le monde et identifiée par le monde », insistait François Bayrou en juin dernier lors de l'assemblée générale constitutive de la structure.

Quant à Mohamed Amara, Président de l'UPPA, cet Institut Confucius, qui ne s'adresse pas qu'au grand public, c'est la traduction de la volonté de l'Université de vouloir « monter en puissance » sur la Chine. « La Chine, c'est un incontournable. C'est 1,3 milliard d'habitants, c'est la deuxième puissance mondiale, et elle détient des compétences vraiment remarquables dans les domaines des sciences et des technologies. C'est une réalité à prendre à compte ; il faut en connaître la langue, et la culture pour pouvoir être offensif dans le jeu international ».
Concrètement ce partenariat avec l'Université de Xi'an, à travers l'Institut, c'est « l'opportunité d'unités d'enseignement partagées tout en permettant à nos étudiants de progresser et de se consolider en Chinois en suivant, à Pau, une formation certifiée [comparable au TOEFL aux USA, NDLR] et donc valorisable dans leur cursus. De plus, cela s'inscrit dans la logique du renforcement des partenariats déjà existants avec d'autres universités chinoises et du nombre toujours croissant d'étudiants chinois accueillis sur notre campus. »

Installation de l'Institut Confucius Pau Pyrénées à la Mairie en juin 2019 de Pau


"On fait entrer le loup dans la bergerie"
Pourtant si l'heure est à l'enthousiasme au niveau local, la polémique existe autour de ces Instituts, qui par le biais du Hanban, sont directement reliés et soumis au pouvoir chinois en place. Au niveau international, au Canada, aux Etats-Unis, en Suède, ou même en France, plus précisément à Lyon, des universités ont été amenées à rompre leur partenariat avec ces centres. Certaines, comme à Stasbourg, ont refusé d'intégrer le partenariat proposé par l'Institut local.  « Les risques pointés à ces diverses occasions ont été la perte de l'intégrité académique, la violation des droits de l'homme, l'influence étrangère voire la violation potentielle de la sécurité nationale », pointe l'association Initiative Citoyenne, dont l'objet est « de dénoncer les violations des Droits de l'Homme en Chine, et de promouvoir la culture traditionnelle chinoise à travers des activités artistiques, physiques et sportives », décrit depuis Lormont sa présidente Brigitte Guiraud.

Autre point noir, dénoncé par l'association, le matériel pédagogique des Instituts Confucius est fourni, et rédigé, par Pékin... Outre la crainte d'un regard biaisé sur le régime en place, certains sujets ne sont "clairement" pas à l'ordre du jour, du Tibet à Tiananmen, en passant par le peuple Ouïgour, la révolution culturelle, ou encore les relations avec Hong Kong, dont l'actualité fait tristement écho. « Avec ces Instituts, on fait entrer le loup dans la bergerie à travers une véritable propagande par omission » ou, à tout le moins, la diffusion d'une image lissée « d'un régime totalitaire et criminel », pointe amèrement l'association qui dénonce, quant à elle, clairement ces structures comme des « chevaux de Troie de la Chine».

Dénoncé aussi par Initiative Citoyenne, le financement de bourses et de séjours en Chine, tendant à faire des bénéficiaires revenus en France, le plus souvent des étudiants, professeurs ou acteurs économiques, de véritables ambassadeurs du pays. Une méthode de "soft power" diplomatique, qu'en réalité la Chine n'est pas la seule à mettre en oeuvre, mais les régimes politiques ne sont pas partout les mêmes...

Une subvention de 130 000€
Sur les finances de l'association qui porte l'Institut palois, François Bayrou rappelait en juin dernier que « dans le budget, investissement et fonctionnement seront partagés avec le Hanban, qui participera à hauteur de 50%. Cela permet ainsi à chacun, partenaires chinois et français, de garder sa liberté. ». Mais sur le budget de la première année de la structure sino-paloise, estimé à 163 000 €, une subvention de 130 000€ vient directement du Hanban, « à titre exceptionnel », comme « subvention de démarrage ».

Et la liste des récriminations, basée sur des extraits de discours de personnalités chinoises, sites institutionnels chinois, ou autres témoignages de personnalités des mondes diplomatique et universitaire, notamment, est longue. Elle est d'ailleurs compilée dans un document envoyé par l'association lormontaise aux responsables français, candidats à l'installation de ces centres dans leurs villes et universités. « Messieurs Amara et Bayrou ont eu l'occasion d'avoir accès à ce document. Je leur ai personnellement fait parvenir », assure Brigitte Guiraud.

Pas de quoi pour autant entamer l'optimisme de ces derniers. François Bayrou confiant récemment à une consoeur du journal Les Echos, à propos de l'Institut Confucius de Pau : « Je ne crois absolument pas qu'il s'agisse d'un cheval de Troie de la Chine ». Mohamed Amara, quant à lui, concédant tout de même « l'existence de polémiques dans certains endroits » mais sans rien céder de sa conviction sur la nécessité de cet institut à Pau, invite ainsi « à ne pas être frileux », « ni naïfs » ajoute-t-il tout de même.

Hasard du calendrier, c'est la veille des grandes célébrations des 70 ans du régime communiste chinois, et d'une répression violente à Hong-Kong, que l'Institut Confucius Pau-Pyrénées a ouvert ses portes.

Solène Méric
Par Solène Méric

Crédit Photo : Google street view

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