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27/02/20 : Lac de Caussade. La préfète de Lot-et-Garonne vient de faire savoir qu'elle "engage une procédure à l'encontre de la Chambre d'agriculture visant à accomplir des travaux d'office afin d'effectuer la vidange de la retenue".

27/02/20 : « Rien n’est décidé sur l’intervention des forces de l’ordre, tout est encore à l’arbitrage du Premier ministre ». Voici ce qu’a dit le ministre de l’agriculture Didier Guillaume au président de la Chambre d’agriculture 47 ce matin au SIA.

27/02/20 : Elisabeth Borne, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, se rendra ce vendredi à Bordeaux pour soutenir le candidat LaRem Thomas Cazenave aux prochaines élections municipales.

25/02/20 : Le Ministère des Sports a suspendu provisoirement, à titre conservatoire Michel Poueyts, directeur technique national au sein de la Fédération de pelote basque suite à sa mise en examen pour corruption avec un employé de la sous préfecture de Bayonne.

25/02/20 : Au SIA à Paris, les récompenses commencent à pleuvoir sur la Dordogne, hier ont été décernés 4 médailles d’or, 12 médailles d’argent et 12 médailles de bronze pour les produits, ainsi qu’un prix d’excellence au concours des vins du Sud-Ouest.

21/02/20 : Le TramBus de l'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz a franchi le cap du million de voyages, dont 200 000 en janvier. Les abonnements mensuels et annuels observent une progression de plus de 50%; les abonnements scolaires ont eux augmenté de +14 %

20/02/20 : A partir du lundi 24 février, les détenteurs d'un abonnement TBM pourront emprunter la ligne 42 du TER entre Bordeaux Saint-Jean et Parempuyre, et entre Pessac-Centre et Parempuyre, avec cette même carte TBM. Une expérimentation d'1 an renouvelable.

19/02/20 : La métropole de Bordeaux a choisi le groupement Eiffage/UCPA/Dalkia et Banque des Territoires pour construire le futur stade nautique de Mérignac. Les travaux doivent démarrer en novembre pour une livraison en 2022.

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  • 28/02/20 | Création d'un nouveau label "Les Sentinelles du Goût"

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    « Les Sentinelles du Goût ». Tel est le nom du nouveau label créé de concert par l’Institut du Goût Nouvelle-Aquitaine et trois étudiantes de Licence Pro "Valorisation, Animation et Médiation des Territoires Ruraux" de l’Université Bordeaux Montaigne. Ce label a pour but de protéger et de valoriser les savoir–faire et les goûts des produits traditionnels de la région.

  • 28/02/20 | Pour l'Arche en Charente, transformation numérique rime avec inclusion

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    L'association l'Arche en Charente encadre les activités de plusieurs établissements médico-sociaux, dont 3 ESAT pleinement insérés dans le tissu économique local à de multiples étapes de la filière du Cognac, de la production à l'expédition. L'association, lancée dans une profonde transformation numérique, vient d'obtenir une aide de 88 330 € de la Région (50% du budget prévisionnel). Et pour cause, le projet se double d'une démarche d'inclusion numérique au profit de ses employés en situation de handicap mental. Un atout majeur pour leur réinsertion professionnelle en milieu « ordinaire ».

  • 28/02/20 | Exposition "Espace Nature" à Rochefort Océan (17)

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    Du 25 février au 28 mars 2020, l’Expo Espace Nature aura lieu à Rochefort Océan, pour le plaisir des visiteurs qui découvriront au fil des photographies un périple de 18 mois sur le thème de l’écohabitat. L’occasion de découvrir d’autres modes et matériaux de construction en accord avec l’environnement. A travers ces images, l’exposition tend à ouvrir le champ des possibles dans l’esprit des visiteurs, en encourageant l’émergence de nouvelles pratiques.

  • 27/02/20 | L'octogénaire qui avait attaqué la mosquée de Bayonne est décédé

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    Claude Sinké, 84 ans, soupçonné d'être l'auteur de l'attaque de la mosquée de Bayonne qui avait fait deux blessés est décédé. Placé en détention provisoire au Centre pénitencier de Mont-de-Marsan, le procureur de la ville a indiqué qu'il était décédé mercredi après avoir été conduit aux urgences de l'hôpital, son état de santé s'étant aggravé. Il disait vouloir "venger l'attentat de Notre Dame de Paris" dont il pensait que la responsabilité de l'incendie incombait à des musulmans.

  • 27/02/20 | La Charente-Maritime décroche le label "vélo et fromage" au SIA

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    Au Salon International de l'Agriculture de Paris, le Département de la Charente-maritime a obtenu le 26 février le label "Vélo & Fromages".Lancé en 2018 par l'Assemblée des Départements de France, ce label vise à faire découvrir aux amateurs de randonnées à vélo les produits fromagers du terroir. Le premier itinéraire labellisé en Charente-Maritime fait découvrir une quarantaine de sites fromagers sur un parcours de 154 km, qui démarre à l’entrée Nord du département, sur la Vélo Francette.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Paco Ibáñez à Cenon: il reste encore des fous en Espagne

16/04/2014 | Le chanteur espagnol Paco Ibáñez a chanté le mardi 8 avril à Cenon des poèmes qu'il a mis en musique et des chansons qu'il a adaptées tout au long de sa vie. Un coup de coeur pour Pau Dachs

Le chanteur Paco Ibáñez

Le chanteur Paco Ibáñez et son public ont joui de la culture ce mardi 8 avril à Cenon. Des poèmes mis en musique et des chansons adaptées ont brillé avec le même naturel qu'ils ont raillé les politiciens du présent, "culturellement des abrutis". De l'espagnol Goytisolo à Brassens, "le plus grand troubadour de l'humanité", en passant par la poésie catalane, basque, galicienne et provençale. Paco Ibáñez a revendiqué la paternité de la démocratie espagnole pour les républicains fusillés, au détriment de l'ex-président Suárez, récemment décédé. Il a opposé l'admiration pour García Lorca vers les gitans avec le propos de Valls sur les Roms. Il ne reste plus des hommes fous, a-t-il dit en chantant le poète León Felipe. Mais ce soir-là il en restait, au moins, un.

Le Rocher de Palmer est bondé quand la voix du chanteur espagnol Paco Ibáñez fait irruption en l'ambiance avant qu'il apparaisse lui-même sur la scène. Elle récite le poème "En tiempos de ignominia" (En temps d'ignominie), de l'espagnol José Agustín Goytisolo. "C'est le chant la voix et le mot: la seule patrie qu'on ne pourra jamais nous voler, même en nous mettant de dos contre le mur", dit l'une de ses strophes, traduit en français. Puis, l'artiste arrive habillé de noir, des pieds à la tête. Pendant tout le concert il se montrera gai et simple vers le public, lui parlera et l'invitera à chanter. Ses poèmes, sa guitare et ses anecdotes sont solennels, mais toujours accessibles.

La première chanson est "Déjame en paz amor tirano, déjame en paz" (Laisse-moi en paix, amour tyrannique, laisse moi en paix), du poète espagnol du 16e siècle Luis de Góngora. Aussitôt après c'est le tour de son contemporain Francisco de Quevedo. «Es amarga la verdad » (Elle est amère la vérité) sert de prétexte pour Ibáñez à parler de la mort d'Adolfo Suárez, le premier président espagnol après la dictature franquiste et récemment décédé. "On entend qu'il était le père de la démocratie en Espagne. Il faut supporter tout ça! Les pères de la démocratie sont les républicans fusillés par les franquistes!". Plus tard, avant d’interpréter l’anonyme "Romance de un pastor desesperado" (Romance d'un berger désespéré), dans lequel le berger n'attend pas de paix de la morte car il n'a été jamais bien aimé, il lui arrive une deuxième opportunité. "Je me venge de l’Église", affirme-t-il. Quand il était petit, les curés lui assuraient qu'il pourrait devenir un rocher, parmi plusieurs éléments, s'il mangeait l’hostie. Cela l'épouvantait, mais il la mangeait pour éviter d'être puni par son oncle; et la transformation ne lui est pas encore arrivée...
Exil et BrassensIl faut un peu de contexte. Paco Ibáñez est né à Valencia en 1934, le dernier de quatre enfants. Son père valencien et sa mère basque se sont connus à Paris. Ils y ont d’abord vécu dans puis à Barcelone, avant d’être obligés de s'exiler en région parisienne après la guerre d’Espagne. Son père a été arrêté et envoyé dans les camps de travail de Saint-Cyprien et d’Argelès, réservés aux républicains espagnols. La mère et les enfants sont partis alors à San Sebastián pour y travailler. Paco habitera au hameau familial d’Apakintza avec ses oncles. En 1948, la famille rejoint clandestinement le père à Perpignan. Paco apprend le métier d’ébéniste avec son père et il commence à étudier le violon pour bientôt le remplacer par la guitare.

On écoute de nouveau Ibáñez à ses 79 ans à Cenon. Il raconte comment à Paris il a découvert le “message profond” de Georges Brassens, celui qu'il considère “le plus grand troubadour de l'humanité” et qu'il a rencontré quelques années plus tard. Au début de sa carrière Ibáñez a chanté les chansons de Brassens traduites en castillan. Maintenant il ose chanter la version originale de “Le parapluie”, avec la complicité du public.Les languesAvant d'évoquer Brassens, Ibáñez a chanté en galicien et en basque. Pour commencer, le poème d'amour pour la nature d'Antonio Garcia Teixeiro "Que ocorre na terra" (Qu'est-ce qu'il arrive à la terre). Puis, "Bihotza" (Coeur), une chanson qui fait partie du disque "Oroitzen" (Souvenirs), dans lequel le chanteur revit son enfance au Pays Basque. "La langue c'est le fondement d'un individu et d'un pays. C'est ça ce qu'ils ne connaissent pas à Madrid", a-t-il critiqué. Plus tard il chante en provençal "Nani", une chanson écrite par une femme qui a refusé l'amour de son ami Pierre Pascal. Et comme dernière expression de son amour à la langue (sauf l'anglais, parcequ'il en a marre de le voire "se couler partout") il entonne "Barques de paper" (Barques en papier), poème en catalan de Salvador Espriu. Ce même jour une majorité au Congreso espagnol a rejeté une proposition du Parlement catalan qui demandait pouvoir convoquer en référendum pour poser à ses citoyens une double question : s'ils veulent un État propre, et dans l'affirmative, si cet État doit être indépendant. “Il y a un peuple entier qui se manifeste et qui est libre de ses vies“, a déclaré Ibáñez au journal catalan “El Periódico“ il y a quelques mois.Des abrutis, des clowns...

Le chanteur Paco Ibáñez

En retournant à son exil à Paris, le chanteur raconte qu'il y a trouvé "l'étincelle" du cante jondo, l'émouvant chant andalou, de la main d'artistes. Le guitariste Mario Mas le rejoint, et ils interprètent "Romance a la luna, luna" (Romance à la lune, lune) un hommage aux gitans du monde entier qu'Ibáñez a dédié à Manuel Valls ("il a rien compris de la vie lui", dit Ibáñez) et à son homologue hongrois, Viktor Orban, récemment réélu ("Que serait la Hongrie sans les Tsiganes ?", ajoute-t-il). Plus tard il renie encore la classe politique du présent: "Ils sont culturellement des abrutis".

 

Ensuite c'est le moment de chanter le poème du cubain Nicolas Guillén “Soldadito boliviano“ (Petit soldat bolivien), qui rappelle au tueur de Che Guevarra qu'il a assassiné son "frère". Ibáñez montre son respect pour le combattant de la révolution cubaine, “parceque l'on ne peut pas donner plus que sa vie“. Cela n'empêche pas au chanteur d'ajouter que les frères Castro, par contre, "trainent" leur vie. De la même façon qu'il réaffirme que Chávez était "un clown". Toutefois il nie qu'il ait célébré la mort de l'ex-président du Venezuela, ce qui a été écrit en Espagne. "J'ai dit que je ne l'ai pas pleuré"....et des fousLe concert tire à sa fin, et quoi de mieux qu'invoquer le grand combattant des injustices de la littérature espagnole, Don Quijote. Ibáñez invite à ne pas terminer de lire le classique de Cervantes pour conserver le personnage avant qu'il se confesse et qu'il récupère la lucidité théorique. Pour revendiquer la folie qui s'oppose à la médiocrité, Ibáñez chante “Ya no hay locos“ (Il n'y a plus de fous), du poète espagnol León Felipe.

En France, Ibáñez a fait également la connaissance de l'artiste argentin Atahualpa Yupanqui,  qui fut, aussi, déterminant pour sa carrière. Il évoque sa mémoire en intérprètant “La Chacarera de las piedras“ (La Chacarera des pierres). Pour finir l'artiste et son public se disent au revoir en chantant ensemble de vive voix la strophe principale de "Andaluces de Jaén" (Andalous de Jaén), de Miguel Hernández. Et l'on ne peut pas éviter de penser qu'il reste encore des fous en Espagne. Au moins cette nuit-là.

Pau Dachs
Par Pau Dachs

Crédit Photo : J_Aragay

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