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17/09/19 : Dordogne : Frédéric Gojard, 58 ans, conduira la liste du Rassemblement National à Périgueux pour les élections municipales. Cet ancien militaire, aujourd'hui âgé de 58 ans, s'était déjà présenté aux dernières élections européennes.

17/09/19 : Bordeaux. Il aura fallu quatre mois pour que le trafic reprenne sur la ligne C du tram entre la Porte de Bourgogne et la gare Saint-Jean après l'incendie du parking Salinières: il est annoncé pour le 28 septembre .

17/09/19 : Marcel Amont se rend à Bordeaux à la libraire La Machine à Lire jeudi 19 septembre à partir de 18h30 pour évoquer son livre "Les Coulisses de ma vie" aux éditions Flammarion. Il sera le lendemain à l’Espace Culturel de Pau à partir de 18h30.

17/09/19 : Philippe Lambert atteint de la sclérose en plaques, est attendu à Agen mercredi 18 septembre à 16h30 pour une étape dans le cadre de son « Tour de France - défi 3000 km de Philippe Lambert ».

17/09/19 : Dordogne : Cheffe d’entreprise, conjointe collaboratrice ou apprentie, les candidatures à l’édition 2020 des trophées « Elles M l’artisanat » sont ouvertes. Les lauréates seront mises à l'honneur le 23 mars en préfecture. Plus d'info: www.artisanat24.com

16/09/19 : Deux-Sèvres : les agents des finances publiques sont en grève, suite à l'appel de l'intersyndicale CGT/CFDT/FO/Solidaires/CFTC. Ils protestent contre la fermeture d'ici 2022, de 4 des 10 centres -Prahecq, Airvault, Frontenay-Rohan-Rohan et Coulonges.

13/09/19 : Region : le projet Viti de la Région a été retenu par l'Etat dans le cadre de l'appel projet territoire d'innovation de grande ambition (TIGA). Ce programme concerne tous les vignobles et plus de 130 partenaires. Objectif : la sortie des pesticides.

13/09/19 : Charente : Le festival de photographie Barrobjectif, à Barro, fête sa 20e édition du 14 au 22 septembre. L'invité d'honneur est le photographe italien Paolo Pellegrin, multiprimé pour son travail, notamment sur les conflits dans le monde. Gratuit.

13/09/19 : Angoulême : le circuit des Remparts démarre ce soir pour un week-end festif qui célèbre les 80 ans du circuit. 600 voitures de sport d'hier et d'aujourd'hui sont attendues sur ce circuit urbain inchangé depuis sa création, avec des stars de la F1.

13/09/19 : La Rochelle : le premier ministre l'a annoncé ce midi, l'agglomération rochelaise a été retenue comme lauréat de l'appel à projet Territoire d'innovation de grande ambition, sur son programme "territoire urbain littoral zéro carbone" à l'horizon 2040

13/09/19 : Charente-Maritime : le ministre de la culture Franck Riester a fait plusieurs annonce ce matin à La Rochelle concernant la réforme de l'audiovisuelle qui sera présentée dans quelques jours à l'Assemblée, à l'occasion du festival du film de fiction.

13/09/19 : Dordogne : Martin Lesage, directeur de cabinet du préfet du Finistère, est nommé secrétaire général de la préfecture de la Dordogne. Sa prise de fonctions interviendra le lundi 16 septembre.

13/09/19 : Selon le classement des villes où "il fait bon vivre" de l'hebdomadaire l'Express (en date du 11/09)Pau se classe 3ème au niveau national (derrière Angers et Dijon), et 1ère de Nouvelle-Aquitaine, sur 100 agglomérations étudiées.

13/09/19 : Agenda: Proximum Group organise un salon d'affaires d'envergure nationale les 26 et 27 novembre à Bordeaux pour promouvoir l'accélération de la transformation 4.0 des entreprises industrielles néo-aquitaines et françaises. 1000 participants attendus.

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  • 17/09/19 | Un nouveau bar à l’Opéra National de Bordeaux

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    « Le Comptoir de l’Opéra » c’est le nom du nouveau bar de l’Opéra National de Bordeaux qui ouvrira ses portes le 19 septembre au Grand-Théâtre pour « Les Contes d'Hoffmann » et le 27 septembre à l'Auditorium pour le concert symphonique d'ouverture Elgar/Rachmaninov. Ce nouveau bar accueillera les spectateurs une heure avant les représentations et à l'entracte sur tous les spectacles y compris en matinée (hors spectacles Jeune Public, Apéro-concerts et Concerts du dimanche avec dégustation) et proposera des boissons et produits locaux.

  • 17/09/19 | Biodéchets : les Détritivores expérimentent

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    L'association Détritivores va mettre en place une expérimentation dans un quartier de Bordeaux (Saint-Pierre) et ceux d'autres villes de la métropole (Eysines, Talence et Bouliac) pour "analyser la fiabilité d'une collecte séparative de biodéchets à la source" à destination des habitants. Dans un communiqué, l'association précise qu'elle mettra à disposition des "bioseaux" pour les particuliers au Comptoir Saint-Rémi courant octobre. Elle organise deux réunions publiques d'information au Comptoir Saint-Rémi le 21 septembre à 11h et le 25 septembre à 18h pour identifier les potentiels volontaires.

  • 17/09/19 | La préfecture de la Dordogne se dévoile au public pour les Journées du patrimoine

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    A l'occasion des journées européennes du patrimoine, des 21 et 22 septembre, la Préfecture de la Dordogne ouvre ses portes pour des visites guidées le samedi 21 septembre de 14 h à 17 h. La préfecture sera fermée le 22 septembre. Les visites guidées sont organisées par groupe de 25 personnes à 14 h, 15 h et 16 h. Les visites se font uniquement sur inscription préalable au 05.53.02.24 38 ou par mail pref-communication@dordogne.gouv.fr. Se munir d'une pièce d'identité.

  • 16/09/19 | Darwin : renoncement temporaire d'expulsion

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    La SAS Bastide-Niel (associant les bailleurs sociaux Aquitanis et Domofrance et la société Bordeaux Métropole Aménagement) s'est désistée ce lundi 16 septembre de la demande d'expulsion ordonnée à Darwin pour l'allée centrale, les rues à l'intérieur de l'ancienne caserne Niel et les abords des hangars lors d'une audience en référé au tribunal de grande instance de Bordeaux. Le renoncement n'est pas définitif, puisque la SAS peut toujours déposer une nouvelle demande d'expulsion. Pour le dirigeant de Darwin, Philippe Barre, "c'est un geste d'apaisement (...)mais ça ne règle rien sur le fond".

  • 16/09/19 | Challenge de la mobilité: environ 600 établissements engagés

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    Du 16 septembre au 22 septembre, le 9ème Challenge de la mobilité Nouvelle-Aquitaine a pour principe que les entreprises, administrations ou associations incitent leurs collaborateurs à utiliser des alternatives à la voiture individuelle pour se rendre au travail (covoiturage, transports en commun, vélo, marche, trottinette, télétravail...) En 2018 dans les 18 agglomérations de la région engagées, les 11 000 participants des 465 établissements inscrits ont parcouru plus de 500 000 km autrement qu'en voiture individuelle, soit 16 tonnes de Co2 évitées ! lwww.challengedelamobilite.com

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Paco Ibáñez à Cenon: il reste encore des fous en Espagne

16/04/2014 | Le chanteur espagnol Paco Ibáñez a chanté le mardi 8 avril à Cenon des poèmes qu'il a mis en musique et des chansons qu'il a adaptées tout au long de sa vie. Un coup de coeur pour Pau Dachs

Le chanteur Paco Ibáñez

Le chanteur Paco Ibáñez et son public ont joui de la culture ce mardi 8 avril à Cenon. Des poèmes mis en musique et des chansons adaptées ont brillé avec le même naturel qu'ils ont raillé les politiciens du présent, "culturellement des abrutis". De l'espagnol Goytisolo à Brassens, "le plus grand troubadour de l'humanité", en passant par la poésie catalane, basque, galicienne et provençale. Paco Ibáñez a revendiqué la paternité de la démocratie espagnole pour les républicains fusillés, au détriment de l'ex-président Suárez, récemment décédé. Il a opposé l'admiration pour García Lorca vers les gitans avec le propos de Valls sur les Roms. Il ne reste plus des hommes fous, a-t-il dit en chantant le poète León Felipe. Mais ce soir-là il en restait, au moins, un.

Le Rocher de Palmer est bondé quand la voix du chanteur espagnol Paco Ibáñez fait irruption en l'ambiance avant qu'il apparaisse lui-même sur la scène. Elle récite le poème "En tiempos de ignominia" (En temps d'ignominie), de l'espagnol José Agustín Goytisolo. "C'est le chant la voix et le mot: la seule patrie qu'on ne pourra jamais nous voler, même en nous mettant de dos contre le mur", dit l'une de ses strophes, traduit en français. Puis, l'artiste arrive habillé de noir, des pieds à la tête. Pendant tout le concert il se montrera gai et simple vers le public, lui parlera et l'invitera à chanter. Ses poèmes, sa guitare et ses anecdotes sont solennels, mais toujours accessibles.

La première chanson est "Déjame en paz amor tirano, déjame en paz" (Laisse-moi en paix, amour tyrannique, laisse moi en paix), du poète espagnol du 16e siècle Luis de Góngora. Aussitôt après c'est le tour de son contemporain Francisco de Quevedo. «Es amarga la verdad » (Elle est amère la vérité) sert de prétexte pour Ibáñez à parler de la mort d'Adolfo Suárez, le premier président espagnol après la dictature franquiste et récemment décédé. "On entend qu'il était le père de la démocratie en Espagne. Il faut supporter tout ça! Les pères de la démocratie sont les républicans fusillés par les franquistes!". Plus tard, avant d’interpréter l’anonyme "Romance de un pastor desesperado" (Romance d'un berger désespéré), dans lequel le berger n'attend pas de paix de la morte car il n'a été jamais bien aimé, il lui arrive une deuxième opportunité. "Je me venge de l’Église", affirme-t-il. Quand il était petit, les curés lui assuraient qu'il pourrait devenir un rocher, parmi plusieurs éléments, s'il mangeait l’hostie. Cela l'épouvantait, mais il la mangeait pour éviter d'être puni par son oncle; et la transformation ne lui est pas encore arrivée...
Exil et BrassensIl faut un peu de contexte. Paco Ibáñez est né à Valencia en 1934, le dernier de quatre enfants. Son père valencien et sa mère basque se sont connus à Paris. Ils y ont d’abord vécu dans puis à Barcelone, avant d’être obligés de s'exiler en région parisienne après la guerre d’Espagne. Son père a été arrêté et envoyé dans les camps de travail de Saint-Cyprien et d’Argelès, réservés aux républicains espagnols. La mère et les enfants sont partis alors à San Sebastián pour y travailler. Paco habitera au hameau familial d’Apakintza avec ses oncles. En 1948, la famille rejoint clandestinement le père à Perpignan. Paco apprend le métier d’ébéniste avec son père et il commence à étudier le violon pour bientôt le remplacer par la guitare.

On écoute de nouveau Ibáñez à ses 79 ans à Cenon. Il raconte comment à Paris il a découvert le “message profond” de Georges Brassens, celui qu'il considère “le plus grand troubadour de l'humanité” et qu'il a rencontré quelques années plus tard. Au début de sa carrière Ibáñez a chanté les chansons de Brassens traduites en castillan. Maintenant il ose chanter la version originale de “Le parapluie”, avec la complicité du public.Les languesAvant d'évoquer Brassens, Ibáñez a chanté en galicien et en basque. Pour commencer, le poème d'amour pour la nature d'Antonio Garcia Teixeiro "Que ocorre na terra" (Qu'est-ce qu'il arrive à la terre). Puis, "Bihotza" (Coeur), une chanson qui fait partie du disque "Oroitzen" (Souvenirs), dans lequel le chanteur revit son enfance au Pays Basque. "La langue c'est le fondement d'un individu et d'un pays. C'est ça ce qu'ils ne connaissent pas à Madrid", a-t-il critiqué. Plus tard il chante en provençal "Nani", une chanson écrite par une femme qui a refusé l'amour de son ami Pierre Pascal. Et comme dernière expression de son amour à la langue (sauf l'anglais, parcequ'il en a marre de le voire "se couler partout") il entonne "Barques de paper" (Barques en papier), poème en catalan de Salvador Espriu. Ce même jour une majorité au Congreso espagnol a rejeté une proposition du Parlement catalan qui demandait pouvoir convoquer en référendum pour poser à ses citoyens une double question : s'ils veulent un État propre, et dans l'affirmative, si cet État doit être indépendant. “Il y a un peuple entier qui se manifeste et qui est libre de ses vies“, a déclaré Ibáñez au journal catalan “El Periódico“ il y a quelques mois.Des abrutis, des clowns...

Le chanteur Paco Ibáñez

En retournant à son exil à Paris, le chanteur raconte qu'il y a trouvé "l'étincelle" du cante jondo, l'émouvant chant andalou, de la main d'artistes. Le guitariste Mario Mas le rejoint, et ils interprètent "Romance a la luna, luna" (Romance à la lune, lune) un hommage aux gitans du monde entier qu'Ibáñez a dédié à Manuel Valls ("il a rien compris de la vie lui", dit Ibáñez) et à son homologue hongrois, Viktor Orban, récemment réélu ("Que serait la Hongrie sans les Tsiganes ?", ajoute-t-il). Plus tard il renie encore la classe politique du présent: "Ils sont culturellement des abrutis".

 

Ensuite c'est le moment de chanter le poème du cubain Nicolas Guillén “Soldadito boliviano“ (Petit soldat bolivien), qui rappelle au tueur de Che Guevarra qu'il a assassiné son "frère". Ibáñez montre son respect pour le combattant de la révolution cubaine, “parceque l'on ne peut pas donner plus que sa vie“. Cela n'empêche pas au chanteur d'ajouter que les frères Castro, par contre, "trainent" leur vie. De la même façon qu'il réaffirme que Chávez était "un clown". Toutefois il nie qu'il ait célébré la mort de l'ex-président du Venezuela, ce qui a été écrit en Espagne. "J'ai dit que je ne l'ai pas pleuré"....et des fousLe concert tire à sa fin, et quoi de mieux qu'invoquer le grand combattant des injustices de la littérature espagnole, Don Quijote. Ibáñez invite à ne pas terminer de lire le classique de Cervantes pour conserver le personnage avant qu'il se confesse et qu'il récupère la lucidité théorique. Pour revendiquer la folie qui s'oppose à la médiocrité, Ibáñez chante “Ya no hay locos“ (Il n'y a plus de fous), du poète espagnol León Felipe.

En France, Ibáñez a fait également la connaissance de l'artiste argentin Atahualpa Yupanqui,  qui fut, aussi, déterminant pour sa carrière. Il évoque sa mémoire en intérprètant “La Chacarera de las piedras“ (La Chacarera des pierres). Pour finir l'artiste et son public se disent au revoir en chantant ensemble de vive voix la strophe principale de "Andaluces de Jaén" (Andalous de Jaén), de Miguel Hernández. Et l'on ne peut pas éviter de penser qu'il reste encore des fous en Espagne. Au moins cette nuit-là.

Pau Dachs
Par Pau Dachs

Crédit Photo : J_Aragay

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