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  • 24/09/21 | Salon de l'agriculture de Nouvelle-Aquitaine 2022 : 1ères infos !

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    Lors de la rentrée de la Chambre régionale d'agriculture, Bruno Millet, Commissaire général du Salon de l'agriculture Nouvelle-Aquitaine a révélé que si Bordeaux sera le centre physique de la manifestation, des événements auront aussi lieu sur l'ensemble des territoires, en partenariat avec les établissements d'enseignement agricole. Autre "nouveauté" issue de l'expérience de la crise sanitaire, les débats pourront être suivis à distance sur Agriweb tv. Enfin, les animaux seront désormais présents sur toute la durée du Salon, soit du 21 au 29 mai 2022, de même que le Marché de producteurs !

  • 24/09/21 | Le CHU de Bordeaux 2ème meilleur hôpital de France

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    Selon un palmarès du Point paru le 23 septembre, le CHU de Bordeaux se classe comme 2ème meilleur hôpital public de France. 31 des spécialités du CHU se classe dans les 5 premières places dont 12 relatives à la prise en charge des cancers. Le palmarès s'est appuyé sur une enquête menée auprès d'un millier d'établissements publics ou privés à but non lucratif et d'établissements privés à but commercial. Signe d'excellence, cette position dans le top 3 des hôpitaux français est tenue depuis 19 ans !

  • 24/09/21 | Agen et les « Rendez-vous du Pin »

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    Samedi 25 septembre à partir de 15h le square du Pin à Agen accueille « Les Rendez-vous du Pin ». Organisé par l'association Au Fil des Séounes, cette manifestation propose des animations pour les petits et les grands comme un atelier photo décalé, des parcours sport ou une sensibilisation à la réduction du gaspillage alimentaire tout l'après-midi et un banquet "populaire, bio et végétarien" le soir, avec un concert du duo Akdeniz.

  • 24/09/21 | Landes : La médiathèque du Marsan fait sa braderie

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    Ce samedi 25 septembre, à Mont-de-Marsan, la médiathèque du Marsan organise une journée braderie, de 10h à 17h. Romans, bandes dessinées, livres documentaires, albums jeunesse ou encore revues, tout sera proposé entre 1 et 3 €. Issus du tri effectué régulièrement dans les collections, les amateurs de lecture vont ainsi pouvoir bénéficier d'une offre actualisée. Le paiement s'effectuera uniquement en espèces ou par chèque.

  • 24/09/21 | Talence : Une journée pour le sport adapté

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    Le 25 septembre à partir de 10h, le Comité Départemental du Sport Adapté de la Gironde, en partenariat avec la Ligue Nouvelle-Aquitaine de Tennis, organise une journée compétitive para tennis adapté adultes à Talence. Une quarantaine de sportifs en situation de handicap sont attendus pour une journée de partage, de solidarité, de plaisir et de convivialité. L'objectif également de cette journée est d'orienter les sportifs vers les clubs de proximité mais aussi de travailler sur le respects des règles, des autres et de l'acceptation des résultats.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Pau : les images interdites de la Grande Guerre

14/09/2017 | Une exposition originale est présentée à Pau dans le cadre des Journées du Patrimoine. Elle concerne les photos interdites par le pouvoir à partir de 1915

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A chaque époque sa propagande et ses silences. Si l’omniprésence d’Internet rend aujourd’hui une foule d’événements visibles et immédiatement accessibles, notre monde est également devenu celui des fausses informations. Les « fake news » comme disent ceux qui, pour se donner un genre, estiment que l’usage du français est devenu ringard. Ce débat engagé sur la vérité des faits ne date pas d’hier. Loin s’en faut. A l’occasion des Journées du Patrimoine, une exposition originale est présentée les samedi 16 et dimanche 17 septembre à Pau par le Service Historique de la Défense. Une quarantaine de photographies, prises à partir de 1915 et interdites jadis par les pouvoirs publics, évoquent divers aspects de la Grande Guerre. Certaines d'entre elles dévoilent des secrets militaires. D’autres mettent en avant la souffrance des hommes. Toutes ont subi la censure. Une réflexion intéressante sur la raison d’Etat.

« Entre 1914 et 1918, les Français savaient ce qui se passait sur le front, même si l’information qui leur parvenait était parfois tronquée, revisitée. Au-delà du « bourrage de crâne » ou de la « propagande », quelles informations n’étaient pas transmises au public ? Pour quelles raisons ? » se sont demandés les auteurs de l’exposition  accueillie à Pau dans le vaste bâtiment du Centre des archives du personnel militaire.

Quarante clichés censurés

Le soldat Gillot, amputé des deux pieds

Cette initiative, qui a reçu le label « Mission Centenaire »,  révèle la puissance acquise par l’image à cette époque, expliquent-ils. «  Elle met en perspective ses usages. Elle souligne son appropriation par l’Etat en tant que véritable arme de guerre et d’outil de communication, bien au-delà de la Grande Guerre ».

Les 40 photographies réunies en Béarn n’ont pas été vues par les contemporains du conflit. " Ce sont des images censurées pendant la guerre, des images interdites ».

Tous les clichés ont été pris par la Section photographique de l’armée, constituée en France en 1915. Une unité dont la mission était bien particulière. « Sa création résulte d’une prise de conscience soudaine ainsi que d’une volonté des autorités politiques et militaires d’introduire la photographie dans un discours de propagande généralisée ».

Secrets et précautions

Ancêtre de nos drones, un cerf-volant destiné à photographier le champ de bataille

 Certaines images ont toutefois été jugées dangereuses, pour diverses raisons. Elles étaient d’abord stratégiques. Car il n’était pas question de révéler à l’ennemi le matériel utilisé par les soldats français, tout comme la manière dont il était testé ou bien mis en œuvre.

On peut par exemple le voir avec un cliché représentant le montage d’un cerf-volant destiné à photographier le champ de bataille. L’ancêtre de nos drones d’aujourd’hui en quelque sorte.

Même chose avec cet " hydroaéroplane torpilleur " que l’on peut découvrir flottant sur un plan d’eau, ou encore avec la manière dont avait été camouflé un canon de marine installé au beau milieu des champs de bataille de la Meuse.  

L'effrondrement d'une casemate qui a enfoui vivants 30 soldats du 166e régiment d'infanterie

D’autres images touchent au moral des populations. Tel ce soldat amputé des deux pieds, allongé sur la chaise longue d’un hôpital militaire de la Seine, ou encore ce « clairon » mort en 1917 dans l’Aisne et tombé dans une posture qui n’avait sans doute pas été jugée assez convaincante pour exalter l’héroïsme national.

Sans parler des monticules de terre sous lesquels 30 soldats du 166e régiment d’infanterie ont été ensevelis vivants après que des obus allemands aient percé l’une des casemates du fort de Troyon. Ni même, suprême interdit, la tombe aménagée par les Allemands à Bucy-le-Long, dans l’Aisne, afin de rendre hommage à « un héros français ». Aux yeux de l’opinion publique, l’ennemi devait forcément être cruel et sanguinaire.

Le bureau d’Anastasie

La tombe d'un

Ces documents d’archives ont été présentés une première fois en 2014 à l’université de Paris 1. Ils ont été complétés en Béarn par des  objets et matériels utilisés à l’époque. C’est le cas d’un stéréoscope, un dispositif otique qui permettait de reproduire une perception du relief à partir de deux images planes.

Armements, prothèses… D’autres témoignages de cet effroyable conflit sont également exposés sous vitrines, ainsi que deux scènes reconstituées : le photographe et le bureau du censeur. Une pratique vieille comme le monde et qu’à l’époque on affublait depuis longtemps d’un surnom : « Anastasie ».

La racine de ce mot vient du grec. Perle d’humour noir, elle signifie « résurrection ».

Pratique :

L’exposition « Images interdites de la Grande guerre » a lieu le samedi 16 et le dimanche 17 septembre de 10h à 12h30 et de 14h à 16h à la caserne Bernadotte (centre des archives du personnel militaire) , place de Verdun, à Pau.

Jean-Jacques Nicomette
Par Jean-Jacques Nicomette

Crédit Photo : 4111111111111111

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