Culture | Portraits de Femmes pour la 7ème édition du festival de Créon en Gironde
17/05/2012 | D’un festival local à un festival international, du cinéma rien que du cinéma !
Tandis que la belle 7ème édition du Festival de Créon, « Entre Deux Films », dont le thème de cette année « Portraits de Femmes » a attiré un large public, ferme ses portes, le Festival de Cannes ouvre les siennes. Du festival local d’une petite ville de Gironde à la grande foire d’un festival international, de la discrétion aux paillettes, d’un fauteuil bleu au tapis rouge, d’un Entre-Deux Mers aux bulles de champagne, tout est fait pour que le cinéma rayonne, pour que les spectateurs rêvent, pour que les films nous livrent leurs secrets, nous emportent ailleurs, vers l’autre…
Bérénice Béjo (l’actrice césarisée de « The Artist ») a déclaré ce 16 mai la soixante-cinquième édition du festival de Cannes, ouverte. Nanni Moretti, Président du jury a présenté ses jurés dont Hiam Abbas, Andrea Arnold, Emmanuelle Devos et Diane Kruger pour les femmes. Une sélection de films rigoureuse qui marque le retour de Leos Carrax, le très attendu « On aura tout vu » d’Alain Resnais, magnifique titre pour un film hommage au cinéma, mais aussi « De rouille et d’os » de Jacques Audiard ou « Moonrise Kingdom, de Wes Anderson qui « fait l’ouverture » selon la formule consacrée. Qui dit ouverture dit fermeture, notons donc tout de suite que « Thérèse Desqueyroux » réalisé et tourné à Bordeaux par Claude Miller (qui a disparu le 4 avril) avec Audrey Tautou dans le rôle titre, sera donc projeté en clôture le vingt-sept mai.
Cette année et comme il est de plus en plus fréquent, les cinéphiles pourront découvrir certains films en même temps que les festivaliers et journalistes présents sur la croisette. Ainsi le film de Wes Anderson sera-t-il ce soir sur les écrans de vos salles préférées et pourrez-vous le découvrir comme si vous étiez dans la salle du Palais à Cannes, demain le film de Jacques Audiard sera lui aussi en salles. Doit-on se réjouir de cette forme de démocratisation ou au contraire la regretter car elle nous prive du plaisir de l’attente… Qui aime le cinéma, aime la fièvre qui monte autour d’un film, ses adorateurs, ses détracteurs… A tout nous livrer d’emblée, où est la part du rêve ? Doit on regretter le côté industriel et industrieux du cinéma ? Et que nous restera-t-il quand on aura tout vu ?...

Pascale Rousseau-Dewambrechies
Crédit Photo : Festival ce Cannes 2012












