Culture | Scène Nationale de Bayonne : Le flamenco s'invite à Saint Jean de Luz
30/10/2012 | Samedi 3 novembre, "Mudéjar" sera présenté en première française au Jai Alai de Saint-Jean-de-Luz
La Scène Nationale Bayonne Sud-Aquitain (SNBSA), dans le cadre de sa saison culturelle 2012-2013, accueille le spectacle de Miguel Angel Berna « Mudéjar ». L’incroyable danseur revient avec fougue pour une première française très attendue. Le résultat est un spectacle puissant et passionné. Sur fond de mélodies ancestrales, les chorégraphies de Mudéjar sont interprétées avec une précision époustouflante. Frissons garantis. Rendez-vous le samedi 3 novembre à 20h30 au Jai Alai de Saint-Jean-de-Luz pour un tourbillon de grâce et de pureté.
C’est donc une double première. Pour la première fois, la SNBSA s’empare du Jai Alai luzien et l’inscrit dans sa programmation culturelle. Pour la première fois également, Mudéjar est présenté en France. Spectacle en sept tableaux, la création de Miguel Angel Berna réunit, dans une communion parfaite jotas et autres fandangos et allie avec brio rythmes traditionnels et esthétiques contemporaines.
Sur le plateau, sept danseurs, six musiciens et deux chanteurs offrent un spectacle « direct, qui vient du cœur » comme l’a souhaité son créateur. « Mudéjar est une synthèse de mes spectacles précédents. Le style mudéjar est l’expression du croisement des cultures arabe, chrétienne et juive » explique Miguel Angel Berna. Représentant emblématique de la jota, le chorégraphe saragossais poursuit : « C’est important, surtout par les temps qui courent, de voir comment, à l’époque, on a pu créer un art, dans la communion et la fraternité, un art très simple basé sur de petites briques, avec des matériaux de la nature. Mais c’est dans cette simplicité que se trouve la beauté des choses car faire simple est le plus difficile… ». L’an dernier, son spectacle intitulé « Flamenco se escribe con jota » avait été présenté dans le cadre de la saison culturelle bayonnaise et acclamé par le public.
Il ne fait guère de doute que cette double première réchauffe comme il se doit les planches du Jai Alai et les cœurs des spectateurs, emportés dans le tourbillon viril et enivrant du flamenco.

Stéphane Baillet
Crédit Photo : Centro Aragones de Danza












