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The New York Times l'intégrale des unes 1851-2009
Une sélection de 300 "unes" du«New York Times»reproduites en fac-similé, de 1851 à 2009. Une vue d'ensemble des événements politiques, économiques, culturels et sportifs. Les 3 DVD ...
Dernier spectacle présenté dans le cadre du festival des Souris et des Hommes au Carré des Jalles, Sin Sangre était très attendu d'un public venu nombreux les 29 et 30 janvier derniers. Véritable lien entre la culture théâtrale et la dimension numérique, il présentait cette incontestable originalité d' apporter sur le plateau le monde du cinéma pour créer un spectacle aux contours hybrides. Prouesse technique et révélation dramaturgique, il n'en fallait pas plus pour créer la rumeur et attiser la curiosité. Qui plus est lorsque la pièce était une adaptation du célèbre auteur italien Alessandro Baricco autour de plusieurs drames humains dont celui de Nina, jeune fille victime des démons de la guerre civile au Chili, qui tentera de retrouver la paix en réecrivant son passé "sin sangre".
Une pièce témoin de l'évolution numérique
Imaginé en 2007 par la compagnie Teatrocinema, Sin Sangre allie innovation technique et scénario cinématographique pour adapter sur scène un roman. Autant de vocabulaire qui n'appartient pas au domaine du théâtre mais qui témoigne de cette forme hybride, véritable originalité de ce spectacle hors frontières. Un pari osé, pouvant passer pour de l'hérésie aux yeux des fondamentalistes théâtreux, s'il était encore question aujourd'hui de définir ce qu'est le vrai théâtre, la forme la plus pure. On le sait, le numérique s'est depuis longtemps invité sur nos scènes, bien qu' ici un cap supplémentaire ait été franchi. Plus qu'un support, l'écran devient lieu et temps de l'action, derrière lequel se fondent les personnages. Ainsi libérés des contraintes de temps et d'espace, les comédiens évoluent au long de flashback, ellipses temporelles ou autres flashforwards, démultipliant les effets de narration. Au volant d'une voiture, attablés à un café, agenouillés dans une ferme...les décors se succèdent au gré des situations, les obligeant à se placer extrêmement précisement à chaque coupure de scène, bien entendu par un fondu noir. La frontière entre le réel et le virtuel est ténue, l'effet techniquement très réussi, le décalage immédiatement créé par la bande-son, les filtres, les voix amplifiées, les masques des personnages. Tous ces artifices ont le léger inconvénient de faire oublier la spontanéité du théâtre mais l'ingéniosité d'exacerber les émotions par les moyens du cinéma que l'on connait. Un sorte de contre-poids positif en somme. Cet éternel jeu de miroir entre fiction et réalité du plateau illustre avec plus ou moins de poésie la dichotomie entre le monde tangible et celui plus intérieur des personnages, à l'image de cette plongée de Nina dans une eau tiède et rassurante, symbole d'un cocon imaginaire à la fois salvateur et tombeau prémonitoire d'une vie brisée.
Victimes et bourreaux, vers une éternelle quête de sens
Ce dispositif d'immersion existe pour témoigner plus brutalement d' une tragédie, une histoire de vengeance, de sang, de culpabilité et de compassion. Le Chili qui y est décrit est plongé dans le trouble de la guerre et l'âpreté de l'après-guerre, l'après dictature de Pinochet, lorsque les victimes aux existences anéanties tentent de trouver un sens. Pourquoi Nina, petite fille dont le père a été assassiné, épargnée par l'un des trois bourreaux, devra supporter son destin et devenir cette adulte meurtrie. Quel est le but d'une guerre, de ses meurtres et la justification de ses atrocités: lutter pour un monde meilleur? Un monde qui, cinquante ans après les faits d'arme serait devenu autre, plus juste, assaini. Dans Sin sangre, Alessandro Baricco retrace les lignes d'une filiation tragique, plaçant son oeil du côté des victimes et des meurtriers. Une vision qui ne peut être simple et totalement limpide, notamment lorsqu'un jeune paysan de vingt ans devenu bourreau, laisse entendre son désarroi et son incompréhension. Une vie peut être brisée par le crime, une autre par le fait d'avoir commis un crime. Ce roman éloigné du manichéisme ordinaire, mais proche des rationalisations que l'on connait, tend au plus près de l'humain et tente de renouer avec un sentiment d'apaisement, une paix qui ne pourra se faire que sin sangre, sans le sang...Un scénario un peu convenu mais qui n'affaiblit en rien l'impression de réussite technique du spectacle. Signe des temps, Avatar vient de franchir quelques records au box office, mêlant tous types de public, y compris les plus exigeants sur la qualité scénaristique!
Hélène Fiszpan
Sin Sangre par la compagnie Teatrocinema
www.lecarre-lescolonnes.fr; www.teatrocinema.cl
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Bon d'accord, il y a quelques « lectures du vendredi » de cela, Aqui annonçait le printemps. Bon d'accord on s'est trompé, l'hiver est toujours là, tenace, duel constant et glacial contre le pourtant franc soleil, jour après jour plus conquérant. Et alors ? Pourquoi ne pas mettre à profit ce temps de repli chez soi, au coin du feu ou du radiateur (c'est selon), pour quelques moments de lecture ? Et pourquoi ne pas unir lecture et préparation de balades le nez au vent, quand enfin la douceur de l'air aura repris ses droits ? Et pourquoi ne pas préparer ces futures et printanières flâneries de rues avec, justement, et rien que pour vous chanceux lecteurs-flâneurs d'Aqui « Le Dictionnaire des Rues de Bordeaux » d'Annick Descas ?
13/03/2010
Outre l'exposition permanente consacrée à la résistance et à la déportation, le centre Jean Moulin accueille aussi, du 10 au 12 mars, la nouvelle création artistique de théâtre d'ombres. La compagnie «Boîte à sel » joue donc pendant 3 jours ITA ROSE, tirée de l'album de Rolande Causse et Gilles Rapaport. Et c'est à Céline Garnavault que nous devons la mise en scène de cette pièce, qui représente la vie d'une femme quittant sa Pologne natale pour rejoindre son mari pendant la deuxième guerre mondiale. Cette femme, au parcours exemplaire qui, après avoir perdu les siens, s'est battue afin de juger le bourreau le plus connu et effroyable de la deuxième guerre mondiale : Klaus Barbie.
10/03/2010
Malgré la crise, le cinéma européen d'animation tient bon. Tel serait le premier constat de la douzième édition de Cartoon Movie 2010 qui vient de se dérouler à Lyon. 632 participants de 32 nationalités différentes, parmi lesquels les plus grands acteurs de l'industrie, se sont donné rendez vous pour la deuxième fois à l'impressionnante cité internationale de Lyon pour deux jours de fervents échanges dans une ambiance mariant art et business.
09/03/2010
Il a traversé le XXème siècle un appareil photo en bandoulière. Yves Manciet aura 85 ans ce 8 mars, journée désormais dévolue aux femmes. Femmes, qu'il aura flashées par centaines de milliers au cours de sa vie. Tout comme ces hommes immortalisés à travers des clichés, instantanés ou posés, de stars, de mythes, de grands personnages ou d'anonymes. Ami de Doisneau et de Cartier-Bresson, il fut longtemps photo-reporter journaliste et reste le dernier des six à avoir couvert le premier festival de Cannes. La galerie G62 lui consacre, à Bordeaux, sa ville natale, une exposition jusqu'au 14 mars. 50 portraits en noir et blanc, d'icônes du 7ème art, de personnages politiques et d'autres moins publiques, mais non moins importants, comme celui de son père.
12/03/2010
Du 6 mars au 3 avril 2010, l'exposition Pareak Bai circule dans la ville de Bayonne. A travers ce véritable hymne au voyage, Nora Arbelbide Lete, journaliste et photographe, partage son périple autour du monde, réalisé entre 2007 et 2008. Les poèmes qui accompagnent les photographies permettent d'illustrer les sentiments et sensations de chaque trableau. Présentée dans le cadre du thème "Couleur femme" du Printemps des Poètes de Bayonne, cette exposition est l'occasion de mettre à l'honneur les femmes et la poésie.
07/03/2010
On connait peu le mythe de Penthésilée, reine des Amazones au destin et au tempérament aussi brûlants que son ardeur guerrière. Figure féminine exultante, à la fureur presque aussi virulente que celle de Médée en quête de Jason, elle est un personnage à la fois terrible et humain, une incarnation parfaite des troubles s'emparant des personnages de la mythologie grecque. Heroïne de la pièce de Heinrich Von Kleist, c'est une Penthésilée à bout de souffle que nous ont fait découvrir les treize élèves de l'EStba dans une mise en scène de Johannes Von Matuschka du 26 février au 3 mars dernier. Une course contre l'amour et l'embrasement, contre la guerre et ses lois divines, contre l'utopie impossible qui autoriserait un dénouement heureux.
05/03/2010
« On était le 14 mai de l'an 1612 après la naissance de notre Seigneur... ». Le grand juge Henri Boguet brave le vent froid du Jura. Quatre années auparavant, lors de la grande chasse aux sorcières de 1596, il a eu à y combattre le grand Satan. Par sa charge, force êtres démoniaques, faiseurs de poudres et d'onguents mortels ont été ardés et branchés, comme d'autres, pires encore, convaincus de se changer en loups et dont la faim cruelle signa la combe d'une traînée sanglante, encore chaude. Et voilà que les démons réapparaissent ! Quatre ans plus tard, Longchaumois palpite à nouveau comme la veine au cou gonflé de la Bête. Et le grand juge revient...
05/03/2010
Après avoir été exposée au Musée Basque de Bilbao (2007), au festival PhotSoc de Sarcelles (2008) et à la galerie Andiamo à Marseille (2009), l'exposition « No Pasaràn ! » de Francis Blaise, fait un passage au Musée Basque de Bayonne, jusqu'au 4 avril. Cette exposition consacrée aux combattants et aux combattantes de l'Espagne républicaine, à travers la technique du portrait, donnera lieu ce vendredi 5 mars à 18 heures à une discussion débat entre le public et le photographe. La mémoire collective en portraits particuliers.
04/03/2010
Au 92 boulevard Meyniel à Marmande, Lot-et-Garonne, débute une aventure originale, la création d'Egrégore, une galerie pas comme les autres, née de la passion de l'art partagée par un couple qui, les yeux émerveillés, accueille les artistes et les visiteurs avec le souci de l'excellence. Jean Guérard, connu en Aquitaine et au-delà pour ses engagements politiques notamment au sein du Conseil régional où il est en charge de la coopération internationale, pour quelques jours encore, a décidé de rester fidèle à ses valeurs, en ouvrant une galerie associative, où l'artiste peut exposer sans bourse déliée.
03/03/2010
Avoir vingt ans en 1914 dans un village des Deux-Sèvres, s'appeler Hortense, être belle et aimée par un jeune lieutenant qu'habite un fort sentiment patriotique, le voir partir au front et découvrir dans des archives familiales qu'il a entretenu une correspondance, tenue secrète, à la fois pudique et intense, avant de tomber au champ d'honneur en septembre 1916 : Martine Griffon-Fouco ne pouvait qu'être touchée par cette histoire infiniment humaine, certes comme il y en eût tant d'autres, mais à laquelle d'autres correspondances, celles d'un oncle et d'un cousin d'Hortense, revenus eux de l'enfer, donnent la dimension d'une chronique fidèle des années de guerre.
26/02/2010
Organisé en partenariat avec le Centre François Mauriac Malagar et le CRDP Aquitaine, des passionnés des écrits de François Mauriac se sont réunis à la maison d'Aquitaine, à Paris. L'occasion de présenter deux ouvrages et un film sur la présence du territoire dans l'oeuvre de François Mauriac. Cette assemblée d'aficionados en présence de Jean Lacouture a découvert ou redécouvert les inspirations, les réflexions et les poèmes du prix Nobel de Littérature et membre de l'Académie Française. Dirigée par Caroline Casseville et Jean Touzot, la conférence a duré presque deux heures.
26/02/2010
Il y a 400 ans, le charentais Ravaillac mettait prématurément fin au règne d'un des rois de France les plus populaires, y compris dans l'historiographie et la mémoire nationale post-révolutionnaires. L'anniversaire de la mort d'Henri IV, souverain d'origine béarnaise passé du protestantisme au catholicisme (1593) pour régner sur une France déchirée par les guerres de religions qu'il apaisa avec succès, va donner lieu dans la région et à Paris à une série de commémorations et d'expositions.
22/02/2010
Jusqu'au 6 avril, le couvent des Jacobins, à deux pas de la place du Capitole à Toulouse abrite une exposition de mémoire en hommage aux « artistes espagnols de l'exil ». Ces artistes qui, fuyant leur pays en 1939, ont par la suite bâti des liens forts avec la ville de Toulouse, qu'ils s'y soient installés, ou qu'ils y aient été artistiquement formés. De passage par la Ville rose, Aqui.fr n'a pu s'empêcher de visiter l'expo, et, hasard des rencontres, d'y croiser la petite fille d'un des peintres exposés, accompagnée de ses propres enfants. Ou quand la grande et la petite histoire se rencontrent.
21/02/2010