16/05/12 : Trois ministres délégués originaires de l'Aquitaine dans le gouvernement Ayrault: Michèle Delaunay aux personnes àgées et à la grande dépendance, Alain Vidalies aux relations avec le Parlement, Jérôme Cahuzac au budget

15/05/12 : BEM (Bordeaux Ecole de Management) et le groupe ESC Pau (Ecole supérieure de commerce) ont conclu ce 15 mai la fusion des deux Ecoles à l'occasion d'une Assemblée générale de la CCI de Bordeaux qui faisait suite à une AG de la CCi de Pau le 2 mai

15/05/12 : Alain Zabulon, préfet des Landes et ancien préfet de Corrèze a été nommé, ce 15 mai, directeur adjoint du cabinet du président de la République en charge des affaires intérieures

15/05/12 : Le nouveau secrétaire général Pierre-René Lemas a annoncé la nomination de Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre sur le parvis de l'Elysée, en milieu d'après-midi de ce mardi 15 mai, jour d'investiture de François Hollande

13/05/12 : Le second G'Vin de Bordeaux a lieu ce mardi 15 mai à l'ISEG 85 rue du Jardin Public (9h-12h30) Au programme: "Qu'est-ce que parler vin veut dire en chinois et aux Chinois?"La ruée vers l'or rouge donne-t-elle la fièvre jaune?"

11/05/12 : Bordeaux et Fukuoka fêtent depuis ce 10 mai leur 30 ans de jumelage; Soichiro Takashima maire de la ville japonaise, invitée d'honneur de la foire de Bordeaux, dirige une délégation de cent personnes. Un plan d'actions 2012-2014 est à l'étude

11/05/12 : Les huîtres du Bassin d'Arcachon peuvent à nouveau être consommées, l'interdiction a été levée ce 11 mai mais le ramassage et la consommation des moules reste interdit, celui des coques et des palourdes est autorisé à l'intérieur du Bassin

10/05/12 : A l'occasion du 10 mai, journée de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, Vincent Feltesse propose au Maire de Bordeaux et aux élus de la CUB de baptiser le pont BaBA du nom "Toussaint Louverture".

10/05/12 : Concernant le nouveau pont-levant, Alain Juppé, le maire de Bordeaux, rebondit sur la proposition du président de la Cub, Vincent Feltesse, de baptiser l'ouvrage "Toussaint Louverture" et propose quant à lui, le nom de pont "Chaban-Delmas".

  • 16/05/12 | Pas de terminus pour le bus rock de Barbey

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    La Rock School Barbey de Bordeaux lance un "appel à soutien" pour sauver son vieux bus rock. Pas de toute première jeunesse, le projet itinérant aurait besoin d'une nouvelle bécane pour continuer sa route mais peine à trouver des fonds pour remplacer la bête. Pour les soutenir, rendez-vous sur cette page et ajoutez votre nom à la longue liste de soutien constituée dans le but d'émouvoir les financiers : http://www.rockschool-barbey.com/soutien-au-bus-rock/index.php?source=blog

  • 13/05/12 | L'AFDI Aquitaine ausculte l'agriculture urbaine et périurbaine...

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    « L’agriculture urbaine et périurbaine dans les pays en développement: enjeux et défis ». Un beau sujet de réflexion proposé ce 15 mai (15/17h) par l’AFDI, Agriculteurs Français et Développement International. A l’heure où la question alimentaire est toujours préoccupante et la croissance démographique des villes explosive, l’ONG a choisi le cadre du salon de l’agriculture pour débattre autour de Faliry Boly, secrétaire général du Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger au Mali.

  • 13/05/12 | Tout Aquitanima solidaire avec les éleveurs laitiers girondins

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    A l’occasion du concours interrégional de Prim’Holstein, l’ensemble des éleveurs participant à Aquitanima, a tenu à attirer l’attention du public sur la situation difficile de 13 éleveurs laitiers du Nord Gironde, privés de collecte depuis le retrait de la laiterie Leche Pascual en mars 2012. A travers un message lu par René Dubourg, Président de la section Prim’Holstein d’Aquitanima, ils se sont « associés à leur détresse » et ont exprimé leur « souhait de voir trouver une solution rapidement ». Un temps de solennité au cœur de la fête.

  • 12/05/12 | Martine Lignières Cassou réinvitera sûrement Sébastien Loeb

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    L'octuple champion du monde des rallyes a fait l'honneur de participer au Grand Prix de Pau sur la nouvelle Porsche 911 GT3."Je n'ai pas de pression ici",dit-il à MLC.le pilote alsacien qui est venu avec sa nouvelle écurie"Sébastien Loeb Racing" (SLR) qu'il a lancé pour la première fois au Castellet il y a deux mois. Sa femme nous explique qu'il a accepté de participer au GP de Pau pour "la passion de la course et pour faire plaisir aux spectateurs". Quelle belle âme!Sûr que MLC le réinvitera.

  • 12/05/12 | Le Salon de l’Agriculture se met à l’heure du numérique

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    Le Salon de l’Agriculture Aquitaine, qui se déroule du 12 au 21 mai 2012, est aussi connecté sur Internet ! Vous pourrez trouver sur le site officiel (http://www.salon-agriculture.fr), une présentation complète de l’évènement, le programme de chaque journée ou accéder au blog pour suivre les dernières actualités à travers différents articles. Et pour les plus connectés d’entre vous, le Salon est également sur Facebook, alors n’hésitez pas à l’ajouter dans vos amis !

Les dossiers d'Aqui

Elections législatives 2012

Culture | Voyage aux sources de la philosophie politique et économique d'Obama : "Obamanomics" de Niels Planel, aux éditions du Bord de l'Eau.

19/01/2012 |

Voyage aux sources de la philosophie politique et économique d'Obama :

Qu'est ce que l'Obamanomics ? La philosophie politique et économique de Barack Obama. Et quelles sont ses sources ? « Remonter aux sources de l'Obamanomics c'est retrouver la trace des artisans de l'économie de Bill Clinton », nous dit Niels Planel qui livre une analyse fine et globale de la « contre-révolution progressiste » qui vise à défaire la « révolution conservatrice » initiée par Ronald Reagan de 1981 à 89, et qui s'est radicalisée élection après élection jusqu'au chaos financier de 2008. Dans son ouvrage, Niels Planel nous donne les clés essentielles pour comprendre comment, à la veille de la dernière campagne d'Obama, la gauche américaine a tenté de réformer la première économie du globe, surendettée, inégalitaire, énergivore et financiarisée à l'excès.

Lors du discours d'investiture de Barack Obama, le 20 janvier 2009, un million de personnes euphoriques s'étaient réunies sur le Capitole pour acclamer leur premier président afro-américain. 4 millions de téléspectateurs en France et plus de 7 millions de visionnage directs par minute sur internet. Un record. Mais l'euphorie a laissé place à des jours plus moroses. Et paradoxalement, alors que la révolution conservatrice initiée par Ronald Reagan est la cause profonde de la crise financière, celle-ci pourrait lui donner un dernier souffle.

Obama peut perdre, mais la droite ne peut pas gagner
En se décrivant comme un « nouveau démocrate », un démocrate de centre gauche qui croit aux vertus du marché, « mariant un centrisme d'économie de marché des années Clinton à un renouveau pour une social-démocratie de type européen », Obama avait su s'attirer les indépendants, frange modérée de l'électorat, qui le portèrent au pouvoir en 2008.

Mais ils s'éloignèrent de lui, frustrés face à la lenteur des progrès réalisés par son administration sur l'économie. Les élections à mi-mandat ont signé la plus cuisante défaite enregistrée par un présidentdepuis Truman et Roosvelt. Obama a laissé plus de 60 sièges, là où Clinton avait limité la casse à la perte de 54 sièges en 1994. « La Chambre des représentants se vide de ses modérés, les démocrates qui ont survécu sont plus à gauche et les républicains fraîchement élus, portés par la vigueur du Tea Party, sont plus à droite, le tout mettant en péril toute perspective de compromis futurs » , explique Niels Planel qui peut imaginer en 2012 la défaite d'Obama, à cause de son bilan économique ( taux de chômage élevé, proche de 10 % ), mais sûrement pas la victoire de la droite qui ne trouve pas de leader capable d'unifier les modérés et les « puristes » du Tea Party.

Un Etat épuisé par trente ans de révolution conservatrice
La révolution conservatrice, nous dit Niels Planel, a débuté avec Reagan qui a changé le monde et l'a ancré à droite pour les décennies à venir. Même la Nouvelle gauche de Bill Clinton, cette « troisième voie » censée transcender les clivages droite-gauche, n'a fait qu'admettre la primauté des idées de droite : déréglementation de la finance, fin de l'Etat providence. Mais en contrôlant pour la première fois depuis 50 ans la Maison blanche et le Congrès, de 2001 à 2006, la droite américaine a montré son vrai visage au monde. Une faillite morale, politique et économique de la révolution conservatrice dont le parti de l'éléphant est sortie pulvérisée, transformé en un simple parti du Sud.

À la veille de l'élection d'Obama, le marché des produits dérivés, que Clinton n'avait pas réussi à réglementer, donne le vertige. Il est globalement évalué à plus de 500000 milliards de dollarsalors que le PIB de la première puissance s'élève à à près de 14000 milliards de dollars la même année. Les Etats-unis ont alors atteint un record au sein des économies développées : 1% de la population américiane s'accapare 20 % du produit national. Mais ce n'est pas l'inégalité en soi qui choque les Américains, « à l'égard de laquelle l'Amérique se montre assez tolérante », nous dit Niels Planel, relativisant notre conception égalitariste à la française, non sans humour. « Le problème, au point de vue des Américains est le fait que la mobilité sociale ait été sérieusement érodée, et avec elle, le fameux "rêve américain". »

Obama s'applique à défaire la révolution conservatrice
« Après avoir mondialisé le monde pendant cinquante ans, l'Amérique va devoir se mondialiser » écrit Fareed Zakaria, journaliste dont Obama est un lecteur assidu. Les réformes qu'il compte mener, face à des Républicains en opposition systématique, sont faites pour faire face aux marchés, attaquer de front la mondialisation, mais sûrement pas pour la remettre en question. Pour « cueillir les fruits de la mondialisation, en réduisant les risques et les inégalités qu'elle génère », Obama remplit son équipe d'anciens cadres de l'administration Clinton, dont Robert Rubin, ancien secrétaire au Trésor, qui poussa Bill Clinton à prendre des mesures dans le sens de l'internationalisation des échanges et à la déréglementation de la finance. Ces mesures permirent un puissant essor de l'industrie financière. Et au cours de la présidence Clinton, la création de 20 millions d'emplois et une Amérique heureuse. Mais Bill Clinton reconnaîtra au printemps 2010 qu'il avait fait une erreur en écoutant son secrétaire au Trésor.

La crise financière prend ses racines dans certaines politiques mises en place par Bill Clinton, notamment l'abrogation en 1999 du Glass-Steagel Act qui avait créé une séparation nette entre les banques de dépôt et les banques d'investissement au sortir de la crise de 29, transformant le métier de banquier en une « profession ennuyeuse » pour reprendre les termes dePaul Krugman, prix nobel d'économie en 2008. Niels Planel nous apprend que Robert Rubin, à l'origine de l'essor de l'industrie financière et proche de Wall Street, a recyclé ses idées à travers le Hamilton Project, un groupe de réflexion de centre gauche établi en 2006. Lors de son inauguration, Barack Obama, alors sénateur de l'Illinois, prononça un discours dans lequel Niels Planel décèle les grandes idées qui gouverneront la philosophie politique et économique d'Obama. Sans surprise, dès son arrivée au pouvoir il s'entoure de nombreux membres du Hamilton project.

Obama a réformé en un an une industrie de la taille de l'économie française
Le Congrès est paralysé par les luttes partisanes alors que l'Inde, la Chine et l'Allemagne luttent pour obtenir la première place sur le podium mondial, Obama puise dans les principes du Hamilton project pour proposer un cap plutôt que de prendre un virage centriste comme Bill Clinton l'avait fait après avoir perdu,en 2004, le Sénat et la chambre des représentants.

Grâce à une économie plus verte, il souhaite rompre la dépendance qui pousse les États-Unis à emprunter des sommes colossales aux Chinois pour acheter du pétrole aux Saoudiens - les États-Unis importent 70 % du pétrole qu'ils consomment et consomment 25 % de l'énergie dans le monde - mais les Américains ne sont pas prêts à bruler des points de croissance pour la sauvegarde de l'environnement. Et alors que se joue la réforme de la santé et du système financier, la révolution verte n'a pas réussi à se placer dans le débat public.

Mais le 111ème Congrès, dominé par des majorités démocrates dans les deux chambres, fut parmi les plus productifs du dernier siècle, avec notamment un plan de relance massif de 780 milliards de dollars dont un sixième affecté aux révolutions vertes, à l'informatisation du système de santé, à l'éducation et à la recherche.

Une réforme historique de la santé dont l'auteur décrit avec brio le suspens intense qui entoure la trame des négociations. Pour montrer qu'au final, Obama n'aura mis qu'une année pour réussir à réformer une industrie de la taille de l'économie de la France envers et contre tous ceux qui voulaient faire de cette réforme « le waterloo d'Obama ». Puis, une loi de réglementation financière est venue réguler Wall street où un tiers des bénéfices des entreprises américaines se réalisent. Certaines critiques affirment qu'il aurait fallu rétablir une barrière de type « Glass-Steagel », mais l'auteur nous convainc que la réforme d'Obama est très solide, l'effort le plus important depuis 1930 pour réglementer le système financier américain.

 photo : Neon Tommy / tous droits réservés

Olivier Darrioumerle

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