Le Grenelle des mobilités lancé par la CUB (Communauté urbaine de Bordeaux) est une grande réflexion de six mois pour trouver une ou plusieurs solutions à un mal bien connu des habitants de l'agglomération bordelais : les bouchons. Chaque jour, des milliers de personnes mettent plus d'une heure à rejoindre leur travail depuis leur domicile. Ils se sont éloignés de la ville centre, en raison de la chèreté du foncier, mais aujourd'hui, ils en paient lourdemment le prix. Eux, ce sont souvent les classes moyennes ou les couches populaires. Les élus locaux en conviennent, la situation s'aggrave et ne peut plus durer, surtout à l'heure, où la métropole veut passer le cap du million en 2030. Aqui! a recueilli le témoignage d'habitants de la rive droite.
Betty a 36 ans, deux enfants. Elle a quitté il y a un an la Bretagne, plus précisément, Saint-Brieuc, dans les Côtes d'Armor, une ville, où elle ne connaissait pas les bouchons, pour s'installer dans la région bordelaise. Avec sa famille, la jeune femme a posé ses valises à Cubzac-les-Ponts, à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Mais, aujourd'hui aller ou revenir à son travail, à Mérignac, à Cultura est devenu un enfer. "De septembre à octobre, je mets 1h15, sans accident. A partir de novembre, le temps de trajet passe en moyenne à 1h45", décrit-elle. "Au moindre accident, c'est entre 2 et 3 heures". Autant dire que lorsque cette assistante de formation arrive en retard à son entreprise à cause des bouchons, elle est passablement énervée. Le soir, il faut aussi penser à prévoir le prolongement éventuel de la garde de ses enfants. Une situation, qui l'épuise et joue sur sa productivité.
"Il suffit de peu de choses pour que deux des trois voies du pont d'Aquitaine soient bloqués, ce qui crée des bouchons monstrueux"
Véronique, 33 ans, habitait à Saint-Loubès, à deux sorties d'autoroute de Cubzac-les-Ponts. Elle en a eu assez de tous ces embouteillages et a décidé récemment de déménager à Lormont. Pour autant, cette assistante commerciale dans la publicité n'a pas résolu son problème. "Je mets encore plus d'une demi-heure à juste traverser le pont d'Aquitaine le matin", raconte-t-elle. Résultat, Véronique, lassé de perdre son temps dans les bouchons, a négocié un compromis avec son employeur, elle arrive plus tard le matin et part plus tard le soir. "ça joue trop sur les nerfs", explique-t-elle. "Le plus terrible est qu'il suffit de peu de choses pour que deux des trois voies du pont d'Aquitaine soient bloqués, ce qui crée des bouchons monstrueux", témoigne Véronique. Mais, "j'essaie de positiver en me disant qu'un nouveau pont, Bacalan-Bastide, va bientôt arriver", poursuit cette trentenaire.
A ses côtés, Pascal, 38 ans, chef de pub a fait le choix du 2 roues depuis début 2011 pour se faufiler dans les embouteillages le matin et le soir. "En voiture, même en passant par les petites routes, on ne gagne pas de temps. Il n'y a pas d'alternative", se désole-t-il. Désormais, Pascal ne met plus que 20 minutes à rejoindre son travail à Bordeaux-Lac, en moto, depuis Saint-André-de-Cubzac. Pour autant, "sur l'autoroute, je me retrouve parfois coincé par des voitures", fait-il remarquer. Selon lui, "s'il y avait moins de camions, la circulation serait plus fluide et il y aura moins d'accidents".
Nicolas César
Crédit photo : Aqui!
De veronique -
06/02/2012
C'est curieux vos deux exemples sont du coté de la Haute Gironde.
De Jacques -
06/02/2012
J'ai l'impression que dans la région bordelaise il faut le triple de temps pour prendre une décision vitale qui ailleurs, serait prise dans l'année. Il en est de même pour créer ENFIN un vrai contournement autoroutier qui ne drague pas le trafic local, mais uniquement le trafic Nord-Sud et vice versa. C'est dur de décider quand l'évidence vous guette depuis des années!
2030, 1.000.000 d'habitants ? Il est encore temps de déménager car la seule solution que la région propose est de vous sédentariser à coté du tramway, basta !
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A 44 ans bientôt sonnés (il les aura le 22 décembre prochain) Franck Tallon compte plus de 20 années au compteur d'une vie créative bien remplie, même si, comme il le dit lui-même, "ce n'est qu'un début !". Graphiste diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux où il fut un temps enseignant, directeur artistique de la revue Le Festin, artiste associé au TnBA et directeur artistique de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Aqui a voulu en savoir plus sur celui qui, entre autres réalisations, a su donner une visibilité et une lisibilité à une institution qui, comme beaucoup de ses consoeurs, en manque singulièrement auprès du grand public. Portrait et itinéraire d'un passionné de design, d'architecture et de graphisme au nom duquel, sans exagération et sans jeu de mots, on peut accoler celui de "talent"....
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« Un gros conseil de CUB ». Voilà comment, et à raison, Vincent Feltesse, Président de la CUB, qualifie le Conseil communautaire organisé ce 16 décembre. Un conseil en effet important, puisque y est voté le budget 2012 de la Communauté Urbaine à hauteur de plus d'un milliard d'euros, ainsi que le Projet Prévisionnel d'Investissement (PPI) qui dépasse quant à lui les 2,2 milliards d'euros sur 5 ans. Des chiffres qui portent, selon Vincent Feltesse, « les ambitions de la décennie métropolitaine qui s'annonce ». Revue des quelques grands dossiers évoqués lors de ce Conseil, qui n'oublie pas la participation de la Communauté urbaine au plan de relance de Ford Aquitaine Industrie à Blanquefort....
Ce vendredi 2 décembre, Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux a déclaré ouvert le Grenelle des mobilités. Son but ? Faire évoluer les politiques sur leur façon de penser les transports et offrir aux concitoyens des solutions pour désengorger la rocade bordelaise. Autour de la table, dans les murs du FRAC Aquitaine, devant un public réuni dans le cadre de la coopérative métropolitaine, le préfet, Patrick Stefanini, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, le président du Conseil régional, Alain Rousset et le vice-président du Conseil général, Gilles Savary, se sont exprimés sur les mesures à prendre pour enrayer l'étalement urbain et l'enfer qui va de pair. Trouver des solutions face à un bilan actuel de transport décevant et anticiper les enjeux d'une ville millionnaire pour beaucoup inquiétants....
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