11/08/22 : "Jamais autant de moyens aériens n'ont été mobilisés sur un incendie. On va continuer de s'adapter grâce à la solidarité européenne. Mais il n'y a pas que les moyens aériens," indique Elisabeth Borne depuis Hostens, en Gironde.

11/08/22 : Pendant qu'Elisabeth Borne, Première ministre est en visite sur les incendies à Hostens en Gironde, le Président, Emmanuel Macron, annonce que l'Allemagne, la Grèce, la Pologne, la Roumanie et l'Autriche vont venir en aide à la France.

11/08/22 : Elisabeth Borne et Gérald Darmanin sont attendus ce jeudi à Hostens en Sud Gironde: 6 800 ha de forêt ont été détruits par le feu depuis mardi après midi. 1100 pompiers sont mobilisés et 10 000 personnes ont du quitter leur domicile.

10/08/22 : Le député RN de Gironde, Grégoire de Fournas, dépose ce mercredi une proposition de loi instaurant une peine plancher de 10 ans pour les incendiaires. "La plupart des incendies sont d'origine criminelle. Or les pyromanes ne sont condamnés qu'à du sursis."

10/08/22 : Face aux incendies en Gironde et dans les Landes, le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin indique sur Tweeter qu'il a "décidé de renforcer les moyens mobilisés : plus de 1000 pompiers, 9 avions et 2 hélicoptères bombardiers d’eau sont engagés."

10/08/22 : Pour cause de reprise des incendies dans le Sud Gironde et le Nord des Landes, la circulation est interdite depuis mercredi 11 h, dans les deux sens sur l'autoroute A63 reliant Bordeaux à Bayonne. Les poids lourds sont déviés par Pau.

10/08/22 : Bordeaux est une des villes qui compte le plus de pâtisseries. Son score est de 4 pour 100 000 habitants, autant que Lyon, plus que Paris et Toulouse, mais moins que Strasbourg. Podium établi par Hellofresh, leader des boxs à cuisiner.

09/08/22 : Une soixantaine de commerçants de la ville de Périgueux a prévu de participer à la grande braderie en plein coeur de l'été, pour les trois journées des jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 août.

09/08/22 : Dans les Deux-Sèvres, le bassin de la Charente et le sous-bassin Aume-Couture sont en alerte 1 pour l'eau. L'arrosage des espaces verts, l'alimentation des fontaines, le remplissage des piscines sont interdits ainsi que le lavage des véhicules.

09/08/22 : Le département de la Gironde est placé en vigilance orange canicule à compter de ce mardi midi. Les maximales attendues pourront atteindre 21° la nuit et 36 à 38° en journée.

09/08/22 : Le département du Lot-et-Garonne passe en vigilance orange canicule à compter de ce mardi midi, avec des températures maximales prévues de 36 à 38 °C, puis mercredi et jeudi, jusqu'à 40 °C. Fin de l'épisode attendue pour vendredi.

09/08/22 : Un décret au journal officiel du 4 août acte la création effective de la Chambre d'agriculture interdépartementale de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres au 1er octobre prochain. Un travail de rapprochement mené depuis plus de sept ans.

08/08/22 : En raison de la sécheresse et des prévisions météos pour la semaine, les forêts du Pignada et du Lazaret à Anglet (64) sont fermées à compter du lundi 8 août, 18 H. Une décision prise en prévention du risque maximal de départ de feu.

08/08/22 : Météo France place le département des Landes en vigilance jaune canicule à compter de ce lundi 14h00. La vague de chaleur prévoit des températures minimales comprises entre 18 °C et 20 °C la nuit et 36 °C à 38 °C en journée.

08/08/22 : La première édition de Biarritz Hall Music Festival avec les meilleurs artistes de la scène électro française a lieu le 12 et 13 août. L’équipe est à la recherche de bénévoles pour l'accueil, le bar, les animations, la logistique... pour s’inscrire:+ d'info

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  • 11/08/22 | Les Mondiaux de boomerang à Gradignan dès le 16 août

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    Gradignan (Gironde)accueille les mondiaux de boomerang du 16 au 26 août. Une centaine de lanceurs issus de 14 nations s'affronteront au Domaine de Moulerens sur différentes épreuves spectaculaires en individuel et en équipe. 25 athlètes français participeront et les têtes d'affiche remettront leur titre en jeu à l'image de Marie Appriou, 23 ans, championne du Monde en titre et Matéo Guerrero, 15 ans, vice-champion du Monde Junior. Renseignements sur l'appli https://wbc2022.glideapp.io/dl/d0a5f4

  • 11/08/22 | La préfecture de la Haute-Vienne labellisée

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    Suite à un audit externe réalisé par SOCOTEC, la préfecture de la Haute-Vienne vient de se voir attribuer le label « Qual-e-pref ». Ce label témoigne de la volonté de répondre au quotidien aux attentes des usagers ainsi que la communication d'urgence en cas d'évènement majeur. La préfecture a obtenu cette labellisation pour trois ans.

  • 11/08/22 | Des maraîchers à Limoges Métropole

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    La Ceinture verte terroir de Limoges veut relocaliser l'agriculture au travers l'aide à l'installation de maraîchers en agriculture biologique ou Haute Valeur Environnementale. Elle propose pour cela un service d'installation clé en main sur des terres équipées, avec un accompagnement technico-économique et une aide à la recherche de logement sur site ou à proximité. L’ensemble des équipements seront mis à disposition de 5 maraîchers sur le territoire de Limoges Métropole.

  • 10/08/22 | Le feu inquiète de nouveau en Gironde et dans les Landes

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    Le feu de Landiras a repris au niveau de la commune de Saint-Magne mardi, en sortant de la zone dans laquelle il avait été fixé, nécessitant l’intervention de 500 sapeurs-pompiers, appuyés par des avions bombardiers d’eau. 6 000 ha ont brûlé à Hostens. Le feu très virulent s’est étendu au département des Landes. Plus de 5000 personnes ont été évacuées et seize maisons détruites à Belin-Beliet. Le front de l’incendie se dirige vers l’A63 (Bayonne-Bordeaux) où la vitesse est abaissée à 90 km/h.

  • 10/08/22 | Le leader du e-commerce équin s'installe en Nouvelle-Aquitaine

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    Blue Horse Group, leader français du e-commerce dédié au monde du cheval, sur les secteurs santé, soin et équipements pour le cheval et le cavalier, installe son siège et ses équipes de marketing digital et de e-commerce à Ambarès-et-Lagrave (33) et crée aussi sur place une plateforme logistique. Un choix dicté par "le carrefour logistique qu’offre la zone" et "le vivier de compétences Tech et Web de la métropole bordelaise", dans une région dense en haras, écuries de concours et centres équestres. 10 emplois ont déjà été créés, 4 à 5 autres nouvelles personnes devraient rejoindre la société.

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Economie | Covid-19 : la farine coule à flot

24/03/2020 | Les minoteries ont dû faire face à une forte demande en farine. La filière tient le coup.

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La farine. Avec les pâtes et le papier hygiénique, c’est le troisième objet de consommation à avoir été littéralement pillé dans les magasins suite à l’annonce du confinement lundi dernier, de la petite épicerie de centre-bourg à l’hypermarché. Les minoteries du Poitou-Charentes se sont retrouvées submergées par les demandes.

« Entre la journée du lundi et la matinée du mardi, juste avant le confinement, on a vendu en direct à la boutique l’équivalent de notre mois de mars habituel », raconte Gaétan Boiron, minotier à La Crèche dans les Deux-Sèvres. Même son de cloche à la minoterie de Courçon en Charente-Maritime : « on a été submergé par les commandes, aussi bien par les boulangeries que les grandes surfaces », explique son directeur Denis Riffaud, qui compte une quarantaine de boulangeries du Poitou-Charentes dans ses clients, et une poignée de supermarchés : « La plus grosse demande est venue des GMS. D’habitude, on leur livre environ 2 palettes de paquets de farine de 2 kg par semaine. La semaine dernière, on a dû livrer en moyenne 6 palettes par jour. Tout le personnel a dû travailler toute la semaine y compris le samedi ». Même les grosses structures comme la minoterie Bellot, à Saint-Martin de Saint-Maixent dans les Deux-Sèvres, ont dû mettre les bouchées doubles sur la transformation et les livraisons. « On a dû doubler voire tripler nos livraisons », estime son président Jean-Claude Bellot, dont le carnet d’adresses compte un petit millier de clients, des boulangeries aux supermarchés, en passant par l’industrie agro-alimentaire (manufactures de pains, viennoiseries et pâtisseries).

A Courçon (17), la minoterie des années 1920 continue de moudre à l’ancienne une farine de tradition issue du blé des agriculteurs de l’Aunis.

Le moulin de Courçon produit 1 tonne de farine par heure, au rythme de quinze heures de production journalière. 

A La Crèche, Gaétan Boiron a même « incité » sa clientèle régulière – une trentaine de boulangers et trois grandes surfaces du Poitou- à se faire livrer en plus grosse quantité, pour anticiper les semaines à venir. « Par exemple, un boulanger que nous livrions tous les huit jours, on lui a livré un stock pour quinze jours. Je les ai appelés un par un en début de semaine pour organiser les rendez-vous et des livraisons dans les meilleurs conditions sanitaires possibles. L’idée, c’était de limiter les sorties au maximum, pour eux comme pour nous. Et de respecter au plus près les mesures de confinement  », explique le minotier deux-sévrien.

Après la hausse, la baisse

Alors, ce confinement serait-il une aubaine pour les minoteries et la filière céréales ? « Pas sûr qu’on ait vendu plus, à l’échelle d’une année », estime Denis Riffaud. « Certes, ça a boosté les commandes sur le coup et le chiffre d’affaire avec, par rapport à un mois habituel », renchérit Jean-Claude Bellot, « maintenant, il faut voir ce que ça va donner sur du long terme. » Les minoteries s’attendent à voir leur chiffre d’affaires de la semaine dernière se lisser, pour ne pas dire se diluer, dans les semaines à venir. « Tout va dépendre de la durée du confinement », estime le dirigeant deux-sévrien. En ce début de semaine, la demande est stabilisée, voire à la baisse. « Les boulangers indépendants comme ceux des GMS ont dû faire face à une grosse demande la semaine dernière, au point que nos clients n’avaient même plus de temps de faire des pains spéciaux, qui demandent plus de travail. Sur le coup, ils ont dû privilégier la quantité. Depuis, les consommateurs ont  fait du stock et l’effet s’est ressenti très rapidement », explique Jean-Claude Bellot. Quelques-uns de ses clients boulangers lui ont rapporté avoir dû jeter une partie de leur production en fin de semaine, les clients ayant finalement déserté les boulangeries. « Aujourd’hui, les boulangers ne savent pas ce qu’ils vont vendre. On voit au jour le jour », poursuit Jean-Claude Bellot, qui a mis son personnel administratif en télétravail et ses commerciaux en congés, « pour nous, c’est un fonctionnement de vacances d’été. On ne prend pas de nouveaux contrats mais on assure le suivi à distance de nos clients annuels ».

 Il faut dix étapes de broyage et autant de tamisage entre chaque mouture pour obtenir 80% de farine blanche de blé dur (60% en blé tendre).

Il faut dix étapes de broyage et autant de tamisage entre chaque mouture pour obtenir 80% de farine blanche de blé dur (60% en blé tendre). 

Une inconnue sur l’export

« L’avantage de nos petites structures, c’est qu’on peut s’adapter très vite à la demande », estime Gaétan Boiron, prêt à répondre à une nouvelle forte demande si elle survient. La région ne manque pas de stock de céréales. Les minotiers fonctionnent actuellement avec les réserves de la récolte de l’été dernier. Les silos sont suffisamment remplis pour que la filière arrive encore à répondre à la demande. « Les stocks sont prévus d’une année sur l’autre pour alimenter le marché sur douze mois, de juillet à juillet de l’année suivante », explique Yvette Thomas, la vice-présidente de la coopérative Océalia, qui fournit notamment la minoterie Boiron. « L’inconnue des prochaines semaines se situe plutôt sur la situation de l’exportation ». La filière céréales comme les minoteries de la région fournissent le port de La Pallice et l’export représente au moins la moitié de leur chiffre d’affaires.  « Combien de temps le port va-t-il encore fonctionner ? Combien de temps encore les pays étrangers vont-ils accepter des denrées étrangères arrivées par bateau ? », s’interroge Yvette Thomas, « la grève des dockers durant le mouvement des gilets jaunes avait durement touché la filière. Si le port de La Pallice se met à l’arrêt, l’impact sera d’autant plus important». Au-delà de l’aspect économique, les enjeux sont aussi agricoles. «On a besoin de vider les silos pour pouvoir les réalimenter à partir de juin avec la première récolte, celle des orges », précise Denis Riffaud.

 Du retard sur les semis

Pour l’instant, l’heure n’est pas à l’affolement. « La période des semis est arrivée très tardivement, car on a eu beaucoup de pluie et des sols gorgés d’eau. Selon les parcelles, les céréaliers n’ont pas pu semer leur blé dur avant janvier, alors qu’on le fait généralement en octobre-novembre de l’année d’avant », explique Yvette Thomas. La récolte pourrait donc prendre également un peu de retard, mais tout va dépendre des conditions climatiques. « On sait déjà qu’on aura entre 20 et 25% de production en moins que l’an dernier, à cause des céréales qu’on n’aura pas pu semer. Et le coronavirus n’y sera pour rien », plaisante-t-elle à moitié. Pour l’instant, le virus ne semble pas mettre trop à mal la filière. Contrairement au maraîchage qui peine à trouver de la main d’œuvre, la filière céréales n’a pas besoin de bras supplémentaires pour le moment. « Ce n’est pas encore la saison, et nos céréaliers sont suffisamment outillés pour faire ce qu’ils ont à faire en cette saison seuls ou avec leurs salariés permanents », assure Yvette Thomas. Les agriculteurs sont actuellement dans une phase de préparation des sols pour semer les tournesols et les maïs. Objectif : préparer la récolte et les stocks de la saison 2020-2021.

Anne-Lise Durif
Par Anne-Lise Durif

Crédit Photo : Archives Anne-Lise Durif

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