Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

18/02/18 : La Rochelle : le dessinateur de presse Plantu sera présent ce lundi dans le cadre de l’exposition itinérante Tous migrants de Cartooning For Peace, dessins pour la paix, installée à la Médiathèque Michel-Crépeau du 19 au 28 février.+ d'info

18/02/18 : La Rochelle : ce 19 fevrier à midi, le public est convié au lancement du voyage de L'Hermione 2018, sur le thème Libres Ensemble de l’Atlantique à la Méditerranée, quai Senac de Meilhan. Le globe de la Francophonie, tout juste restauré, sera dévoilé.

16/02/18 : Samedi, Colère 24 signe son retour sur les routes de Dordogne. Le mouvement organise une opération escargot sur la RN 21 et un défilé dans le centre-ville Périgueux. Le premier rassemblement, le 27 janvier, avait mobilisé près de 600 manifestants.

16/02/18 : Suite au décès de Joan Taris, les élus MoDem & Apparentés du Conseil régional néo-aquitain ont choisi Pascale Requenna, tête de liste du département des Landes lors des élections régionales de 2015, pour incarner la Présidence de leur groupe.

15/02/18 : Armel de la Bourdonnaye, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, a été nommé recteur de l'Académie de Poitiers hier lors du Conseil des ministres. Diplômé de Polytechnique, il a été à la tête de l'ENPC et de Centrale à Nantes.

15/02/18 : Charente-Maritime: la ville de Jonzac a inauguré hier un nouveau concept de passage piéton réalisé en 3D sur la chaussée. L'illusion d'optique donnant un effet de volume aux bandes blanches doit inciter les automobilistes à ralentir,espère la mairie.

14/02/18 : Les agriculteurs béarnais ne décolèrent pas quant à la réforme des zones défavorisées. Après avoir bloqué l'agglomération paloise jeudi 8 et mardi 13 février, 150 tracteurs mènent de nouveau une large opération escargot ce 14 février.+ d'info

14/02/18 : Dans le cadre du partenariat entre la Région et le Bezirk de Moyenne-Franconie (Land de Bavière Allemagne), 20 entreprises néo-aquitaines de l'agriculture bio participent du 14 au 17 février, au grand salon européen «Biofach» à Nuremberg en Allemagne

14/02/18 : Charente-Maritime : Jean Baptiste Dagréou a été réélu à la présidence de la fédération de l'hôtellerie de plein air du département.

13/02/18 : Réforme des zones défavorisées: la FDESA 64 organisera toute la journée du mardi 13 février, une opération escargot dans l'agglomération paloise. "Un mode d'action qui symbolise la rapidité de réaction de l'Etat", commente le syndicat.

13/02/18 : Un bus GNV -Gaz Naturel pour Véhicule- en expérimentation dans l’Agglo d’Agen. Après le bus électrique en avril 2017, cette nouvelle expérimentation « permet de préparer la transition énergétique et répondre aux enjeux environnementaux.

13/02/18 : Quelle Europe pour la jeunesse ? Tel est le titre du café citoyen qu’organise la Maison de l’Europe de Lot-et-Garonne – CIED, le 15 février à 18h30, au Blue Fox Coffee, rue Montesquieu, à Agen. L’entrée est libre.

- Publicité -
S’abonner ici !
- Publicité -
  • 20/02/18 | Logement : la flambée bordelaise confirmée

    Lire

    Le nouveau baromètre des prix moyen de l'immobilier dans les villes de plus de 100 000 habitants est riche en enseignements. On y apprend, sans grande surprise, que Bordeaux figure dans le top 3 des dix villes les plus chères de France : 266 124 euros en moyenne (juste derrière Lyon et ses 279 524 euros), soit une hausse de 13,2%. En comparaison, la ville de Toulouse se situe loin derrière en douzième position (175 609 euros). Enfin, le baromètre d'LPI-Se Loger affirme que le prix moyen d'un logement dépasse les 200 000 euros dans sept villes (sur 34) de plus de 100 000 habitants.

  • 19/02/18 | Benoît Simian, député LREM du Médoc défend les petites lignes

    Lire

    Le député du Médoc qui a participé aux travaux du Conseil d’orientation des infrastructures soutient "l'ambition forte du gouvernement pour le service public ferroviaire". "Au sujet des « petites lignes », cela "relève d’une autre démarche et de discussions avec les régions qui sont les premières concernées. Le Gouvernement respectera ses engagements pris dans les CPER pour la rénovation des petites lignes et mènera ces discussions dans le cadre de la préparation des schémas régionaux d’aménagement qui doivent être élaborés d’ici 2019. Supprimer nos petites lignes serait asphyxier nos territoires."

  • 19/02/18 | Angoulême : le trésor réouvert au public

    Lire

    Le trésor de la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême, protégée au titre des Monuments historiques, fermé depuis novembre suite à des actes de vandalisme, rouvre au public ce mardi 20 février. De gros travaux y ont été réalisés afin de restaurer les lieux et sécuriser le site. Le ministère de la Culture a confié la scénographie du trésor de la cathédrale à l’artiste plasticien Jean-Michel Othoniel. Pour découvrir les plus de 200 objets et sculptures liturgiques datant pour la plupart du XIXe siècle, les visites sont assurées sur réservation du mardi au dimanche par les guides de l’association Via Patrimoine.

  • 16/02/18 | Crédit Agricole d'Aquitaine: des assemblées new look

    Lire

    Le Crédit Agricole d'Aquitaine innove à l'occasion de ces assemblées de caisses locales qui se tiennent cette année du 20 février au 23 mars. A Dax le 24 février, Marmande le 3 mars, Aire sur l'Adour le 10 mars les sociétaires pourront rencontrer des associations locales, des intervenants sur le thème de l'emploi et du digital. En outre, avec le souci de "connecter les jeunes aux valeurs du sociétariat" le Crédit Agricole d'Aquitaine lance une "web-série" "Chaque voix compte" interprétée part 8 jeunes recrutés via un casting Facebook : à découvrir sur @caavalefaire

  • 16/02/18 | En Dordogne, le rapport Spinetta sur l'avenir de la SNCF inquiète

    Lire

    Le rapport sur l’avenir de la SNCF préconise la fin des petites lignes ferroviaires. En Dordogne, toutes les lignes seraient peu ou prou concernées. Périgueux-Agen, Périgueux-Brive sont les plus menacées. Les Périgueux-Limoges et Périgueux-Bordeaux le sont moins, affichant des fréquentations honorables. Le président du Département appelle "les élus à se mobiliser contre un projet qui, s’il devait se concrétiser, contribuerait à aggraver l’isolement de la Dordogne et à détériorer les perspectives de développement."

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Economie | Espionnage économique : les conseils de l’ancien patron de la DGSE

21/01/2015 | La sécurité des entreprises est devenue un enjeu majeur dans un monde hyper concurrentiel, assure Alain Juillet. L'ancien responsable de la DGSE a été accueilli à Pau

Alain Juillet a été accueilli à l'ESC de Pau, ici avec Fernando Cuevas, professeur de management

La guerre dans laquelle sont engagées les entreprises devient de plus en plus impitoyable et sophistiquée. S’il n’existe pas de protection absolue, il est devenu fondamental d’assurer leur sécurité, estime Alain Juillet. Ancien directeur du Renseignement à la Direction générale de la sécurité extérieure, cet ex-officier du 1er régiment de chasseurs parachutistes a également occupé des postes de direction dans des sociétés comme Ricard, Suchard, Marks & Spencer. Invité à l’ESC de Pau par la cellule d’intelligence économique de la Chambre de commerce et d’industrie, il brosse le tableau d’un conflit qui, par bien des aspects, fait froid dans le dos.

Le monde dans lequel nous vivons est en plein bouleversement, rappelle Alain Juillet. Pendant cinq siècles, l’Occident a assuré une prédominance commerciale sur d'autres parties du monde. Il les a conquises, puis dépouillées de leurs matières premières qui, une fois transformées, leur ont aussi été revendues. Un système pervers contre lequel les pays dits émergents ont fini par se rebeller. En imposant leurs propres règles, en exigeant des transferts de technologies, et en bloquant leurs frontières en cas de refus. « Faut-il le leur reprocher ? ».

« Soit on exporte, soit on meurt »« Des entreprises performantes se sont créées dans ces pôles de développement " ajoute-t-il. " Comme elles voulaient parvenir à nos standards, elles ont copié, piraté, et elles sont parvenues à avoir des produits d’autant plus compétitifs que la main d’œuvre était moins chère chez elles. Une fois qu’elles ont atteint ces niveaux, elles sont venues vendre chez nous ».

« Dans le même temps, nous sommes dans une région du monde où l’on ne progresse plus. Soit les entreprises françaises exportent, soit elles meurent. Alors que les pays émergents exigent des rapports bilatéraux. Si on ne comprend pas cela, on ne comprend pas pourquoi la concurrence est devenue aussi terrible aujourd’hui ».

Internet, le passe-partoutQue faut-il faire pour vendre ?  Etre mieux informé, et l’être plus rapidement que les autres, résume Alain Juillet. Cela, afin de savoir quel type de produit proposer, dans quel environnement, et avec quelles caractéristiques. "Aujourd'hui, 95% de tout ce que l’on veut savoir  à ce propos est disponible dans le monde entier. La seule difficulté, c’est la langue. Celle-ci est devenue la dernière barrière pour protéger les infos. Si on maîtrise la traduction, on a accès à tout. »

Sans parler de la mine d’or que constituent les réseaux sociaux. « En 2000, on n’imaginait pas une seconde que tout le monde raconterait sa vie sur le web." Du coup, certains s'organisent. " Les Américains construisent dans l’Utah un centre qui stockera toutes les communications mondiales pendant 40 ans. L’objectif, c’est 100 ans. Je ne vous dis pas que c’est grave. Mais ça change les règles du jeu ».

Les organisations criminelles sont entrées en bourseUn « jeu » dans lequel toutes sortes d’acteurs interviennent. « Les premiers sont les organisations criminelles.  Pour blanchir leur argent, elles ont racheté des sociétés côtées en bourse, qu’elles contrôlent parfois à 100%. Qu’est-ce que ça change ? Elles appliquent leurs méthodes. C’est-à-dire que tous les moyens sont bons. Une hyper concurrence s’instaure donc avec des gens qui n’ont aucune règle. »

Les ONG, « de plus en plus puissantes », sont également à prendre en compte. « Elles peuvent mener des opérations d’influence susceptibles de déstabiliser une entreprise et de la conduire à la faillite. Leurs objectifs peuvent parfois  être moraux. Mais il faut aussi savoir que 70% des ONG sont contrôlées par un Etat ou des entreprises ».

En d'autres termes, « tout devient extrêmement complexe dans un monde où nos entreprises doivent se développer » remarque Alain Juillet. Avant d’inviter également ses interlocuteurs à « apprendre à douter ». Car notre système de communication, où le buzz est roi tandis que l’info vérifiée devient une denrée rare, fait que « 20% de tout ce que l’on entend, lit, ou voit est faux ».

« Si le patron ne croit pas à la sécurité, personne n’y croira »Aller chercher la bonne information est une chose. Empêcher les autres de dénicher chez vous des renseignements essentiels à la survie de votre entreprise en est une autre.  

En matière de sécurité, Alain Juillet distingue  trois grands domaines. Celui des personnels d’abord, qui lui permet d'énoncer un principe : " Tout le monde est concerné, le patron le premier. Car si le chef ne croit pas à la sécurité, personne n’y croira. Et cela ne se limite pas aux badges à l’entrée. Il y a des sociétés où, lorsque l'on quitte le travail, personne n’est autorisé à laisser un papier sur son bureau ». Quant aux réseaux informatiques internes, mieux vaut en surveiller les accès, quels qu'ils soient. "Un hacker peut aller partout. Dès qu'il y a un lien, il entre".

Le matériel est aussi pris en compte. Même si,  là comme ailleurs, divers niveaux de protection, ou priorités, doivent être définis. «La plupart de nos machines sont automatisées, avec des programmes. Or, il existe des virus spécialement destinés à les saboter, en augmentant leur cadence par exemple. Ce qui va les endommager. On commence à voir des organisations criminelles téléphoner à un patron pour lui dire qu’elles ont piégé ses équipements, et réclamer une rançon ».

L’immatériel : un domaine ultra sensibleVient enfin le domaine immatériel, telles les banques de données. « C’est là où l’on peut voler le plus de choses. Il y a quelques semaines, une usurpation d’identité numérique d’un dirigeant a été commise dans une entreprise, en donnant l’ordre de verser 1,5 million d’euros sur un compte, soit disant dans le cadre d’une négociation en cours » explique l’ancien patron de la DGSE, pour évoquer par exemple la précaution élémentaire que constitue la double signature.« Au cours des trois dernières années, 250 millions d’euros ont été volés comme ça. Sans que l’on ne puisse rien récupérer ».

Notre arsenal juridique reste en effet perfectible. Une loi sur le secret des affaires doit, certes, sortir d’ici peu en France et permettre une  certaine protection des entreprises, reconnait Alain Juillet. Mais la guerre, elle, bat déjà son plein.

Jean-Jacques Nicomette
Par Jean-Jacques Nicomette

Crédit Photo : Aqui

Partager sur Facebook
Vu par vous
6303
Aimé par vous
1 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Economie
Economie
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 22 + 8 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Des experts pour vous former ! J'aime aqui, je le soutiens !