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30/10/20 : Suite au nouvel attentat perpétré ce matin à Nice, la Ville de Périgueux annonce que ses agents et élus observeront une minute de silence ce jour à 17 h, dans le respect des mesures sanitaires

30/10/20 : Ambassade et vitrine de la région à Paris, la Maison de la Nouvelle-Aquitaine ferme ses portes aujourd'hui le temps du confinement. Elle assure néanmoins un drive de produits régionaux pour les parisiens le mercredi 4 novembre, sur réservation.

29/10/20 : Suite aux annonces faites par Emmanuel Macron, le World Impact Summit, organisé à Bordeaux, maintient sa première journée ce jeudi 29 octobre, avec un protocole sanitaire renforcé. Du fait du confinement, la journée de vendredi est annulée.

28/10/20 : Le Festival international du Film d’Histoire de Pessac annonce l'annulation de sa 31ème édition aux dates initialement prévues du 16 au 23 novembre. Des réflexions sont en cours sur les modalités de valorisation des films sélectionnés en compétition.

28/10/20 : Le département des Landes est placé en état de vigilance jaune "Vagues Submersion" pour l’ensemble des communes du littoral du 28 octobre 13h00 au 29 octobre 18h00, entre forte houle, vagues puissantes, érosion dunaire et submersions locales...

28/10/20 : "Priorité à la protection sanitaire". Alors que le Festival Novaq devait s'ouvrir demain à la Rochelle, la Région Nouvelle-Aquitaine, organisatrice de cet évènement dédié à l'innovation, annonce son annulation. Un nouveau format est en réflexion.

26/10/20 : Dominique Bussereau président du département de Charente-Maritime et de l'ADF vient d'annoncer que le Congrès des Départements de France qui devait avoir lieu lieu les 5 et 6 novembre à La Rochelle est ajourné compte tenu de la situation sanitaire

24/10/20 : En raison du couvre-feu, la maire de Biarritz, Maïder Arosteguy a décidé d'instituer un stationnement de la ville gratuit en surface dès 18 heures, afin d'inciter les clients des restaurants de venir plus tôt dans ces établissements de la ville.

22/10/20 : Ce 22 octobre Jean Castex a annoncé 38 nouveaux départements et une collectivité d’Outre-mer la Polynésie soumis au couvre-feu de 21h à 6h dès demain soir. En Nouvelle-Aquitaine, Haute-Vienne et Pyrénées-Atlantiques sont concernés.

22/10/20 : Le Pôle Expérimental Métiers d’Art du Périgord-Limousin organise un marché des métiers d’art en plein air, sur la Place Alfred Agard à Nontron, le samedi 24 octobre de 10h à 18h, en remplacement du Salon de la Rue des métiers d'art, qui est annulé.

22/10/20 : La Rochelle : Michel Carmona, adjoint au maire depuis 2014, est décédé dimanche. Ses obsèques auront lieu vendredi à 15h30 au crématorium de Mireuil.

22/10/20 : Charente-Maritime : en plus d'une obligation de porter le masque dans 52 commune du département, le préfet de Charente-Maritime a pris un arrêté interdisant les buvettes et certaines restaurations dans les établissements sportifs.

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  • 30/10/20 | Confinement: l'Aéroport de Bordeaux s'adapte

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    L'Aéroport de Bordeaux réenclenche les mesures adaptées de son plan de continuité de service, qui lui permet d'assurer ses missions prioritaires dans le maintien des conditions sanitaires renforcées. La desserte aérienne programmée jusqu'à la fin de ce week-end est à ce jour inchangée. A compter du 2 novembre, le traitement des vols sera opéré intégralement dans le Hall A. Seront maintenus le service de navette entre le parc P4 et l'aérogare, la Navette 30'Direct entre la gare Saint-Jean et l'Aéroport, le bus Liane 1 qui relie le centre de Bordeaux, les locations de véhicules, un service minimum de commerces autorisés.

  • 30/10/20 | LISEA s'engage avec l'Office Français de la Biodiversité

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    Le 29 octobre, lors du World Impact Summit à Bordeaux, le concessionnaire de la LGV Sud Europe Atlantique a conforté son engagement pour la préservation de la biodiversité. L'Office Français de la Biodiversité porte le programme "Act4Nature France", qui rassemble 80 entreprises pour enrayer l'érosion de la biodiversité. En rejoignant ce programme, LISEA s'engage à créer, restaurer et gérer des sites naturels favorables aux espèces protégées à proximité de la LGV. Selon Hervé le Caignec, Président de LISEA, "c'est une action supplémentaire qui montre notre engagement pour la protection des territoires traversés par la ligne".

  • 30/10/20 | Un tiers-lieu hybride dans les Deux-Sèvres

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    La Colporteuse à Argentonnay dans les Deux-Sèvres est depuis 13 ans un lieu d’expérimentation du vivre ensemble et de la citoyenneté. Elle a décidé de développer de nouveaux services avec la mise en place d’un espace de coworking afin de répondre aux nouvelles formes de travail. La Région Nouvelle-Aquitaine s’associe à ce projet et apporte une aide de 60 000 euros afin de permettre le développement de ce lieu.

  • 30/10/20 | La Région soutient le laboratoire départemental de recherche de la Dordogne

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    La Région a attribué 24 545 euros au Laboratoire Départemental d'Analyse et de Recherche de la Dordogne (Coulounieix-Chamiers) pour des investissements en matériels. La collectivité a souhaité initier un réseau sentinelle de suivi de stations d'épuration en zones touristique pour anticiper une reprise de l'épidémie en période estivale. Le Laboratoire de la Dordogne a souhaité intégrer la démarche et a sollicité la Région pour l'achat d'une ultracentrifugeuse et d'un congélateur permettant le stockage des échantillons avant analyses.

  • 30/10/20 | La manufacture d’Artoria se dote d’équipements numériques

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    Grâce au soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine, à hauteur de 55 255 euros, la manufacture d’Artoria fabriquant des contenants et flaconnages en porcelaine en Haute-Vienne, va lancer une plateforme multilingue pour accroître sa visibilité à l’international. Cela va aussi lui permettre de capitaliser sur son savoir-faire en créant une marque de produits spéciaux « made in Limoges » en direction du grand public.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Economie | Gironde : quand l'oenotourisme crée ses passeports

13/07/2020 | Le "passeport rive droite" se lance cet été autour des appellations Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac. Une initiative similaire se développe aussi en Graves et Sauternes.

Passeport Rive Droite

Depuis l'annonce de la réouverture des frontières, qui se fait toujours dans une certaine confusion, la filière oenotouristique du vignoble bordelais espère. Elle compte aussi sur la clientèle locale pour venir pousser les portes de ses domaines viticoles. Et elle ne se tourne pas les pousses pour proposer une offre toujours plus fournie. En plus des traditionnels "apéros vignerons", qui se développent un peu partout (en Gironde et Dordogne notamment), certains terroirs ont mis en place des "passeports" pour booster les visites. Exemple dans le libournais, entre Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac.

Pleine saison au château La Dauphine, 53 hectares en agriculture biologique situés à Fronsac. Habituellement, à l'année, profile Marion Merker, responsable oenotourisme du domaine, c'est environ 5000 touristes qui viennent visiter, chaque année, cet écrin de nature en plein coeur du libournais, dont une grande majorité d'américains. Malgré la réouverture des frontières européennes, la confusion est toujours de mise, et, il faut bien le dire, les américains ne sont pas prêts de revenir goûter le vin. "Le challenge pour nous sur la saison, c'est donc d'attirer les visiteurs français et les locaux. En général, ce sont ceux qui profitent le moins des pépites qu'il y a autour d'eux. On essaie donc de trouver des solutions et d'unir nos forces pour les faire venir". 

Passeport fidélité 

L'offre oenotouristique du vignoble bordelais, qui se développe chaque année, est aujourd'hui pléthorique : vous pouvez faire un tour en side-car, en vélo électrique ou déguster du vin perché au sommet d'un cèdre. Mais pour 2020 et avec l'espoir d'un rebond local, de nouvelles initiatives voient le jour en post-confinement. Justin Nicolas, responsable évènementiel au château La Croizille depuis trois ans (et ancien responsable commercial chez Air France, comme quoi être au bon endroit au bon moment, ça se cultive...), a visiblement eu le confinement créatif. Ce vendredi 10 juillet, il profite du beau cadre de La Dauphine pour présenter une nouvelle offre commerciale. Elle prend la forme d'un "passeport", valable jusqu'au 31 décembre, qui regroupe six lieux différents du terroir de la rive droite bordelaise, en l'occurence les appellations Saint-Émilion, Pomerol et Fronsac. Quatre châteaux dont un en bio, une brasserie (bio, elle aussi) et un restaurant spécialisé dans les fromages et les plats du terroir.

Château La DauphineAu Château de La Dauphine.

"J'ai eu l'idée il y a quatre ans, en voyageant", explique Justin. À Lisbonne ou dans un petit village anglais, il voit fleurir ce système de "passeport", en fait constitué d'offres préférentielles, sur quelques rues commerçantes, une sorte de carte de fidélité qui ne dit pas vraiment son nom mais qui propose de fédérer les établissements plutôt que de les mettre en concurrence, comme le font déjà les syndicats d'appellations lors d'opérations promotionnelles éphémères. "Il fallait qu'on soit complémentaires dans les prestations. A La Croizille, vous visitez un château moderne et un autre plus traditionnel. À La Dauphine, ça va plutôt être centré sur le côté bio de la propriété. A Tailhas, ce sera l'aspect familial qui sera mis en avant. Au Cloître, il y a un bar à vins, des galeries souterraines et ils font du crémant. Ça se complète et ça représente le terroir".

Un terroir organisé

Ce terroir, donc, a pour vocation d'être promu sur un territoire plus large à travers les commerces spécialisés (commerçants, cavistes) mais aussi les hébergeurs et les offices de tourisme locaux. Chaque établissement propose ses propres offres, mais presque tous ceux qui peuvent accueillir des visites en proposent une gratuite pour une achetée. Au Cloître des Cordeliers, on préfère offrir une flûte de vin pétillant "cuvée Grand Vintage". Au Restaurant Bis (extension du très bordelais Baud et Millet), on offre une dégustation de fromages. À la fin, si on les fait tous, on fait tamponner son passeport et on est inscrit à un tirage au sort qui peut permettre de gagner plusieurs lots (magnums de vins, bons d'achat). Les visites sont ouvertes aux particuliers comme aux entreprises. 

On l'a également vu, le delta de l'offre est lui aussi étendu: jusqu'à fin décembre ou les espoirs sans doute d'une saison à rallonge. "Le but de ce passeport, c'est que les gens reviennent avec. On sait que la saison sera particulière, on souhaite donc que chaque personne puisse revenir. On le propose aussi en anglais, pour pouvoir attirer la clientèle étrangère", précise Justin.  "On sait qu'on est plus partenaires que concurrents, il y a assez de touristes et de travail pour tout le monde", ajoute Marion, qui a vu le secteur de l'oenotourisme faire un bon ces dernières années. "Il y a huit ans quand j'ai démarré, il n'y avait rien, j'ai monté le circuit de visites ici. Ça commençait à peine, c'était vraiment les prémices. Il y avait déjà des châteaux ouverts, mais ça n'était pas organisé. On voit qu'aujourd'hui, c'est important pour tout le monde d'être ouvert au public, ça permet de faire rayonner Bordeaux". 

Espoirs et attentes

Il faut dire que côté ventes, les vins de Bordeaux tentent de multiples initiatives pour séduire des consommateurs moins... consommateurs, justement, des prix en baisse pour les primeurs et un contexte international fortement miné, notamment par la taxe Trump sur les vins tranquilles français. Que ce soit au travers des campagnes de communication (on peut citer "Un goût d'été bordelais") d'un nouveau label ("Pensons local, vivons Bordeaux") ou d'initiatives similaires au passeport rive droite (l'OenoVisa en Graves et Sauternes), les moyens de séduire se multiplient.

Xavier Brung, propriétaire du restaurant Baud et Millet et de son antenne "bis", reste lucide. "Le confinement était tranquille, il n'y avait pas de danger. La difficulté arrive maintenant dans la façon dont on va gérer nos affaires, se sortir du lot et se diversifier pour avoir un petit pécule. Il faudra avoir les reins assez solides pour pouvoir gérer le fait qu'il n'y ait pas de monde et pouvoir arriver à s'en sortir quand même. J'ai vu des gens qui n'étaient pas effrayés, j'ai vu des gens frileux et d'autres qui ne l'étaient pas. J'ai des appels tous les jours pour réserver une table à Bordeaux. Je ne peux pas rester fermé, il faut que j'ouvre. J'ai envie d'ouvrir, d'être ingénieux pour trouver quelque chose pour faire venir les clients. Le passeport est un moyen", commence-t-il en nous racontant brièvement la transformation de cette ancienne crèperie qui a réouvert ses portes sous une nouvelle forme en septembre 2018.

"On peut avoir toutes les meilleures offres possibles, le problème reste toujours de savoir si on aura le client. On est tous en train de se battre pour faire des propositions idéales comme si nous avions en face de nous un volume de gens énormes. On ne prospecte plus, on pense qu'appuyer sur un bouton pour envoyer l'info n'amène pas un engagement réel des clients. Il faut reprendre le téléphone". Quitte à faire une année test. "Peut-être que l'année prochaine, il y aura plus de châteaux participants à l'opération", espère Justin. Preuve que l'offre souhaite s'installer durablement ou qu'il faudra plus d'une année pour se refaire du retard accumulé et de la désertion de la clientèle étrangère ? Sans doute un peu des deux... Si, pour les châteaux de certains terroirs, le téléphone se remet à sonner, il faudra certainement attendre encore quelques mois pour savoir si ces "passeports" ont bien été tamponnés... 

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

Inno'action et agricultureCet article fait partie du dossier

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