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01/04/20 : Covid-19 : le nombre de malades est établi ce mercredi soir à 1845 cas depuis le début de l'épidémie, selon l'ARS. 700 personnes sont hospitalisées; 215 en soins intensifs; 414 sont sorties guéries de l'hôpital. 82 décès sont à déplorer.

01/04/20 : Charente-Maritime : la ville de Marennes et son association de commerçants lancent un appel à manifestation d'intérêt pour créer une boutique en ligne rassemblant les commerçants locaux pour faire de la vente en ligne. Contact:j.girard@gigamotors.fr

01/04/20 : La ville de Périgueux maintient le stationnement gratuit, en voirie et sur le parking Bugeaud, pour toute la période de confinement. Une manière d'inciter les Périgourdins à rester chez eux, mais aussi pour soutenir les commerces restant ouverts.

01/04/20 : La Charente-Maritime se prépare à affronter la "vague" de malades du covid 19 : une quinzaine de centres de consultation temporaire, avec un dispositif sanitaire particulier, seront mis en place entre demain et la fin de semaine (sur rdv uniquement).

31/03/20 : Débuts prometteurs pour la plateforme www.produits-locaux-nouvelle-aquitaine.fr qui met en relation les producteurs et artisans de l'agro-alimentaire et les consommateurs : plus de 1 000 inscriptions de producteurs et 28 700 de consommateurs.

31/03/20 : Covid-19. Afin de permettre aux habitants de faire leurs courses et aux commerçants de poursuivre leur activité, le maire de Mérignac a obtenu de la préfecture une dérogation de réouverture des marchés sous la forme de drives sécurisés.

31/03/20 : La ville de La Rochelle a déposé une plainte lundi suite à un grave cambriolage de l’un de ses équipements de services publics. Du matériel d'entretien et de l’alimentation destinées aux écoles ont été volés. La Police national enquête.

30/03/20 : Transport. Suite à l'interpellation du Conseil Régional par la FNAUT Nouvelle Aquitaine, les prélèvement bancaires des abonnements TER annuels sont suspendus jusqu'à nouvel ordre.

30/03/20 : Covid-19. 19 professionnels de santé de NA répartis en 2 équipes - 9 et 10 personnes - sont partis en mission de 4 jours au CHR de Metz-Thionville et au CHU de Nancy en lien avec la SNCF et la Mairie de Paris qui coordonnent leur transport.

30/03/20 : L'Université de Bordeaux et la RoboCup Federation, au nom du comité local d'organisation, annoncent le report de la 24ème édition de la RoboCup en France du 22 au 28 juin 2021. L'évènement est donc décalé d'une année.

27/03/20 : Confinement prolongé jusqu'au 15 avril annonce Edouard Philippe: "Avec l'accord du président de la République, j'annonce aujourd'hui le renouvellement de la période de confinement pour deux semaines supplémentaires à compter de mardi prochain"

27/03/20 : En raison de l’accueil prévu ce week-end de 6 patients des hôpitaux du Grand Est au service de réanimation du Centre Hospitalier de Bayonne, le niveau 1 du plan blanc système de santé pour répondre aux situations sanitaires exceptionnelles a été déclenché

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  • 01/04/20 | Niort : 10 places d'hébergement supplémentaires pour les sans-abris

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    Depuis le 18 mars, la Ville de Niort a mis à disposition des sans-abris 10 places d'hébergement d'urgence en lien avec la Croix-Rouge afin de lutter contre la propagation du Covid-19 et de protéger les plus vulnérables. Ce soir la ville va ouvrir 10 places supplémentaires dans un second lieu accompagnées cette fois par la Protection civile. Pour toute nécessité d’hébergement il est demandé de passer par le numéro du SAMU social au 115.

  • 01/04/20 | Ile de Ré : un faux arrêté préfectoral contre les résidents secondaires

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    Un faux arrêté circule ces jours-ci sur l’île de Ré, demandant aux personnes non résidentes permanentes de justifier de la nécessité de leur séjour, et les exhortant à rejoindre leur habitation principale. Il s'agit d'un faux, prévient la préfecture, qui n'a jamais pris un tel arrêté. "Ceux qui ont choisi de se confiner dans leur résidence secondaire doivent y rester jusqu’à la fin du confinement, et sans nécessité de se justifier", rappelle le préfet, qui a saisi la gendarmerie et le procureur.

  • 01/04/20 | Musiques actuelles : les délais des contrats de filière reportés

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    Les partenaires du Contrat de filière que sont la Région Nouvelle-Aquitaine, le CNM, l'État et le RIM ont décidé de maintenir leurs appels à projet sur le développement des coopérations professionnelles, le soutien aux projets culturels de proximité et la transition énergétique des festivals. La date limite de candidature a été portée au 15 juin. Le critères de jugement ont aussi été revus, privilégiant les projets de "reprise d’activités, de recherche de nouvelles solidarités et coopérations".

  • 01/04/20 | Les Clowns Stéthoscopes présents virtuellement

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    Depuis le 10 mars, Les Clowns Stéthoscopes -association qui aide les enfants à surmonter l’épreuve de la maladie par le rire et une présence bienveillante - sont absents de l'hôpital des enfants du CHU de Bordeaux et de 4 EHPAD de la Métropole dans lesquels ils interviennent quotidiennement. Mais, "pour les enfants, le personnel de santé, les parents, les résidents, toutes celles et ceux qui prennent des risques pour nous, nous sommes heureux, joyeux et émotionnés de vous annoncer le lancement mondial de notre chaîne YOUTUBE". https://www.youtube.com/channel/UCL1RxJyV5bd70Wanen96D7A?view_as=subscriber.

  • 01/04/20 | Covid-19. Bordeaux encourage la production de masques barrières

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    Le maire de Bordeaux, Nicolas Florian, incite chaque citoyen de bonne volonté ou association, à fabriquer artisanalement ou en série, des « masques barrières » en tissu, suivant le modèle agréé par l’AFNOR. La plateforme jeparticipe.bordeaux.fr mettra en relation des producteurs et des demandeurs.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Economie | Ligne Pau-Canfranc : un Livre Blanc pour démontrer ses potentialités

12/12/2019 | Fret et tourisme sont les deux principaux leviers d'optimisation du trafic de la ligne Pau-Canfranc, mais pas sans quelques réorganisations pour les acteurs du territoire

Structures metalliques sont en bon état sur l'ancienne voie ferrée reliant Bedous à Canfranc

Ce mercredi 11 décembre, dans la petite mairie d'Accous en vallée d'Aspe, la journée s'est consacrée aux « leviers d'optimisation du trafic de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse », en écho au titre du Livre blanc présenté ce même jour et réalisé dans le cadre du projet de coopération transfrontalière Canfraneus II. Rédigé par des cabinets d'études spécialisés sur les questions du transport, le document vient réaffirmer les enjeux de la ligne et livre les opportunités que la reprise de la circulation sur l'entièreté de la ligne pourraient recouvrir, tant en matière de fret et de tourisme, que de structuration du territoire. Mais celles-ci ne se réaliseront pas d'elles-même... Avec une remise en circulation entre Bedous et Canfranc estimée à 2025, restent 5 ans aux acteurs du territoire pour créer, ensemble, les conditions de cette réussite. Un encouragement à l'appropriation de cette ligne par les acteurs locaux, français et espagnols, qui était aussi au cœur des échanges de cette journée, placée sous la co-présidence d'Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine et José Luis Soro, ministre régional aragonais de l'organisation du territoire et des mobilités.

Voilà un document que le Président de la région Nouvelle-Aquitaine, toujours aussi engagé pour la réouverture de la ligne Pau - Canfranc, se fera un plaisir certain à dégainer face aux sceptiques et détracteurs, encore nombreux, du projet ferroviaire. Et pour cause, parmi les enjeux que ce Livre Blanc, commandé par la Nouvelle-Aquitaine et l'Aragon et financé à 65% par l'Union européenne, révèlent, reviennent ceux qu'Alain Rousset met régulièrement en avant quand il s'agit de prendre la défense du projet. Des enjeux à la fois économiques, touristiques, environnementaux, culturels et patrimoniaux.

« Pas de projets alternatifs possibles »
Sur la culture et le patrimoine, le lien est fait avec l'histoire de cette ligne, depuis sa construction par des milliers de français et d'aragonais au début du 20ème siècle, jusqu'à l'accident qui entraîna sa fermeture, en 1970. Mais aussi, avec l'infrastructure ferroviaire en elle-même, qui est encore globalement « dans un état incroyable », souligne Alain Rousset.
Autre enjeu mis en avant : le transport de voyageurs « Jusqu'à 300 000 personnes pourraient emprunter cette ligne », dévoile-t-il, ciblant notamment ici le tourisme grâce à « la beauté des paysage », ou encore « aux 3 stations de ski que la ligne dessert ». Enfin, tout comme le Livre Blanc, il n'oublie pas de citer l'enjeu économique et environnemental du fret, dénonçant à l'heure actuelle « un camion toutes les 30 secondes sur la route du Somport ». Le transport de marchandises, un sujet important aussi pour José Luis Soro, qui estime quant à lui que « la ligne permettrait de sortir quelques 200 camions de la route chaque jour ».
En lien avec la question du développement économique et social, « c'est aussi une opportunité d'un point de vue industriel et de la revitalisation de la vallée », ajoute encore Alain Rousset.

Des enjeux auxquels selon lui, ne peut répondre l'actuelle et déjà problématique RN 134, pas plus que l'hypothèse parfois évoquée de son élargissement en une deux fois deux voies, « qui reviendrait à faire exploser la montagne ou couvrir le Gave », et qui présente « non seulement des obstacles socialement impensables mais aussi financièrement inaccessibles », tranche le Président de Nouvelle-Aquitaine, pour lequel clairement « Il n'y a pas de projets alternatifs possibles ». Par ailleurs prime ici aussi, « l'enjeu européen, plus que franco-espagnol, de la création d'un couloir de fret » par cette ligne, assurent d'une même voix Alain Rousset et José Luis Soro. « C'est pour cela que nous avons l'appui sans discontinuité de l'Europe depuis le début », insistent les deux hommes.

Séminaires autour du Livre Blanc sur les Leviers d'optimisation du trafic de la ligne Pau Canfranc Saragosse le 11 décembre 2019


Donner à voir la Vallée d'Aspe après 2025
Mais au-delà de la longues liste des seuls enjeux, qui à eux seuls parfois peinent à convaincre en termes de retombées sonnantes et trébuchantes, le document du jour a aussi pour objectif de démontrer selon les termes du ministre régional d'Aragon, que « ce projet de réouverture de la ligne jusqu'à Canfranc n'est pas un projet romantique, mais bien réaliste ».
Pour ce faire, sont développés différentes pistes concrètes, visant « à maximiser la soutenabilité économique du projet ». Et, détail d'importance, de faire naître, au-delà des questions de pures infrastructures, « un projet de territoire ». Une manière de donner à voir ce que pourrait être la Vallée d'Aspe à partir de 2025, date pour l'heure annoncée de la remise en service des trains sur la voie. Une voie imaginée comme un axe structurel du développement à venir.

A ce titre, au-delà du simple transport de voyageurs, c'est bien le levier du tourisme qui est fortement actionné, et ce dans une double dimension. « Le train peut être à la fois un élément structurant pour le développement touristique en vallée d'Aspe, et un élément, un produit touristique en lui-même ». En d'autres termes en matière d'activités touristiques, le train est à la fois un moyen et une fin. Un moyen, d'abord, permettant de développer par exemple le fameux « tourisme des 4 saisons », en facilitant l'accès aux richesses environnementales et paysagère de la Vallée d'Aspe été comme hiver, ou encore d'accompagner le développement de projets déjà lancés à l'instar de celui du Fort du Portalet dont la réouverture est prévue pour 2020. Selon le Livre Blanc, « les professionnels du tourisme estiment pouvoir capter jusqu'à 60 000 visiteurs par an, contre 6 000 aujourd'hui ». A condition encore, précise-t-il, d'organiser au mieux l'accueil de ces touristes.

Un train de tourisme, et de dessertes
Quant au train comme produit touristique en lui-même, les exemples inspirants ne manquent pas, en France comme ailleurs en Europe. Le Trains des Hirondelles dans le Jura, le Bernina Express en Suisse ou encore le Trains des Châteaux en Italie, sont autant d'exemple de trains touristiques cité par le document. Ils rassemblent dans un « package touristique », le train, mais aussi la visite de sites touristiques ou naturels, un déjeuner au restaurant, la visite chez un producteur, la présence de guides ou audi guide à bord du train, etc... Le tout en assurant la desserte des populations. « Ce sont des formules qui permettent d'améliorer la rentabilité du territoire tout en faisant du train un élément intégrateur de ce territoire », souligne notamment Marc Barrau, chef de projet du Livre Blanc, consultant chez Trans-Missions.
Mais une telle hypothèse nécessite des coordinations et échanges indispensables entre les divers acteurs du territoire. L'objectif étant que chacun puisse valoriser ses activités et ses savoir-faire à travers la visibilité que leur offre le train touristique. Mais, en pratique, la première étape à tout ce chambardement touristique à venir (ou à tout le moins espéré...) est d'« établir un bassin touristique commun et trans-national, avec les régions comme autorités porteuses du projet ferroviaire ». Des régions qui devront aussi se faire facilitatrices et accompagnatrices des différents projets locaux pouvant émerger. La réunion de ce mercredi a ainsi poser un premier temps d'échange et de prise de conscience du travail à enclencher sur ce territoire, et ce dès 2020 pour que les projets soient le plus aboutis possibles à l'arrivée du premier « Train des Pyrénées » en gare de Bedous destination Canfranc.

Au micro, Marc Barrau, chargé de projet du Livre Blanc et consultant de Trans-Mission


Le pari du fret... mais pas sans réorganisation
L'autre levier principal à la réouverture de la ligne est sans surprise le levier fret. « Outre ses qualités écologiques, le trafic de marchandises permet également de garantir des revenus supplémentaires via les péages d'infrastructure améliorant dès lors la rentabilité économique du projet », pose d'entrée le Livre Blanc. Quant au trafic potentiel, au regard des différents acteurs et équipements du territoire, il pourrait être principalement porté par l'industrie céréalière et agricole ainsi que l'automobile, avec un volume total de trafic compris entre 1,5 et 2 millions de tonnes par an, soit 60 000 à 80 000 poids-lourds par an, sortis des routes, et principalement de la RN 134, « véritable route de montagne au sud d'Accous », souligne le maire de Bedous qui chaque jour compte non seulement les camions, mais aussi les transports de matières dangereuses, en se souvenant de l'accident mortel et facteur d'une pollution importante à l'été 2018.

Pour réussir le pari du fret, le document propose trois orientations stratégiques à mettre en œuvre, mais qui, là encore, se subordonnent à une coordination de l'ensemble des acteurs. Le premier axe invite à travailler à « un accompagnement pour la transformation de la supply chain » afin de mutualiser et faire émerger des logiques collaboratives entre chargeurs, prestataires logistiques et clients finaux. Deuxième axe du plan d'action suggéré par le Livre Blanc : « pérenniser et développer les activités de distribution et de collecte ferroviaire locales », avec l'aide notamment d'un schéma régional du fret établi par les deux régions.
Enfin, une troisième orientation vise à « encadrer le développement des pôles multimodaux logistiques ». Une logique de transport combiné, qui rejoint une remarque plusieurs fois répétée par divers intervenants, qu'ils soient élus locaux, ou associations engagées pour la réouverture de la ligne : « C'est fini la promotion du tout routier. Pour autant on ne va pas se passer de la route... la route et le fer sont complémentaires. Que ce soit pour le fret et le tourisme, il faut jouer la carte de l'intermodalité ».

Solène Méric
Par Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

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