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26/01/21 : La Rochelle: la compagnie aérienne britannique Jet2 va ouvrir une nouvelle ligne entre Birmingham et La Rochelle l’été 2022. Les 2 lignes actuelles avec Leeds-Bradford et Manchester seront desservies du 29/05 au 18/09 et du 3/07 au 18/09 - 1 vol/samedi.

22/01/21 : Charente-Maritime : Cédric Tranquard, 44 ans, a été élu ce matin président de la Chambre d'agriculture départementale. Il succède à Luc Servant, élu en décembre à la présidence de la Chambre régionale.

22/01/21 : La Rochelle : le Centre de vaccination de l’Espace Encan sera ouvert à partir du 25 janvier. Les vaccinations seront assurées par les professionnels de santé du lundi au vendredi, sur RDV, pour les résidents du territoire âgés de 75 ans ou plus.

21/01/21 : Charente-Maritime : Rémi Justinien, adjoint au maire de Tonnay-Charente, succède à Cyril Chappet, adjoint à Saint-Jean d'Angély, comme premier secrétaire fédéral du PS en Charente-Maritime, à l'issue d'un conseil fédéral mardi.

18/01/21 : Au 16 janvier, 34 689 vaccinations ont été réalisées en Nouvelle-Aquitaine, la plaçant parmi les régions ayant le plus vacciné. L’objectif national de 1 million de vaccinations à fin janvier, se traduit par un objectif régional de 100 000 vaccinations.

06/01/21 : 823kg de jouets et de livres ont été collectés par la Communauté d’Agglo de Pau et ses partenaires grâce à l’opération "Le père Noël fait de la récup’"! Elle se poursuit jusqu'au 17 janvier dans les déchetteries et points de dépôts.+ d'info

28/12/20 : Le 22 décembre, les communes de Tocane-Saint-Apre et Bergerac en Dordogne ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boues en septembre 2020.

28/12/20 : Suite aux inondations et coulées de boues survenues dans les Landes en octobre dernier, les communes de Mimbaste, Bélus et Rivière-Saas-et-Gourby ont été reconnues le 22 décembre en état de catastrophe naturelle.

23/12/20 : Le préfet de la Charente-Maritime a validé la sortie de la communauté d'agglomération de La Rochelle du syndicat départemental Eau 17, à compter du 1er janvier 2021.

23/12/20 : 60 000 € ont été votés lors de la dernière commission permanente du Département des Deux-Sèvres en faveur de la recherche scientifique et l'innovation. Cette somme sera attribuée sous formes de bourses doctorales

23/12/20 : Le Conseil communal des jeunes de Poitiers a organisé mi-décembre, une collecte de produits de puériculture dans les collèges. Plus de 150 produits (couches, lait, produits d’hygiène…) ont ainsi été remis au restos du Coeur et au Secours Populaire

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  • 26/01/21 | Landes : 1 M€ pour réparer les dégâts des intempéries de 2020

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    Ce 25 janvier, le Conseil départemental des Landes réuni en séance plénière extraordinaire a voté une enveloppe d'1 M€ suite aux 4 épisodes de pluie et de crues connues en 2020, et particulièrement ravageuses sur le réseau et ouvrages d'art routiers. 500 000 € sont dédiés à la remise en état du réseau départemental et 500 000 € iront en soutien des collectivités locales dans leurs propres chantiers de réhabilitation. L'enveloppe globale pourra être revue à la hausse selon les besoins.

  • 26/01/21 | Tribord arrive à La Rochelle

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    Tribord, la marque de nautisme de Décathlon, a dernièrement quitté son siège de Hendaye pour s'installer à La Rochelle. L'équipe est en train d'emménager dans les locaux de l'ancienne Société des régates rochelaises, au niveau de la capitainerie du port des Minimes. Le site devrait être opérationnel en avril, pour une ouverture au public cet été. Ce laboratoire de recherche et de développement, le "Sailing Lab", aura vocation à développer de nouveaux produits du nautisme. 5 emplois seront créés.

  • 26/01/21 | Transition énergétique: la Région pactise avec les entreprises

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    Le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a conclu début janvier un contrat de partenariat "Compétitivité énergétique" avec l'entreprise Placoplatre, à Cherves-Richemont (Charente). Il s’agit du dixième de ce type. La volonté de la Région est de faire baisser de 30% sa consommation électrique sur l’ensemble du territoire néo-aquitain, dont 20% de celle-ci est représenté par le secteur de l’industrie. Avec ce dixième contrat, le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine atteint une économie d'énergie totale de plus de 500 GWh, ce qui correspond à la rénovation de 100 000 logements.

  • 26/01/21 | La voiture, moyen de transport préféré des Néo-Aquitains

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    Une récente étude de l'INSEE Nouvelle-Aquitaine montre que les Neo-Aquitains ont bien du mal à se séparer de leur voiture, même pour effectuer des déplacements courts. Sur 700 000 personnes habitant à moins de 5kms de leur travail, 72% prennent la voiture, contre 60% nationalement. Pour ceux qui habitent à plus de 5kms de leur travail, 16% s’y rendent en transports en commun et 11% en vélo. Les transports en communs sont davantage utilisés dans les zones fortement urbanisées. Là où le recours au vélo est aussi en hausse. Les résultats de l’enquête ici

  • 25/01/21 | Vienne: une visite guidée digitale de l'Abbaye de Saint-Savin !

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    L'abbaye de Saint-Savin (86) propose une visite virtuelle en partenariat avec la société Conférentia spécialisée dans l’organisation d’événements digitaux. Totalement gratuite, cette visite inédite se déroule ce lundi 25 janvier entre 18h30 et 20h et sera animée par 2 guides-conférenciers de l’abbaye. Le temps de cette visite atypique, le visiteur sera transporté de son salon jusqu’au au cœur du Moyen Âge, entre petite et grande histoire de France, à la découverte de l’abbaye et de lieux traditionnellement interdits d’accès ! Infos et inscription : www.conferentia.fr (onglet conférence gratuite)

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Economie | Que se cache t-il vraiment derrière le sigle ESS aujourd'hui ?

15/06/2020 | Timothée Duverger, maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux, revient sur la place de l'Economie Sociale et Solidaire dans la société actuelle.

Timothée Duverger

La crise systémique liée au Covid-19 a mis un coup de projecteur sur de nombreuses structures appartenant à l’Economie Sociale et Solidaire. La résurgence de ce modèle économique alternatif pousse à s’interroger sur la spécificité de l’ESS qui tend à occuper une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne de chaque citoyen. Mais pour pouvoir identifier l’ESS au sein d’un territoire, il faut comprendre sa nature et ses objectifs. Timothée Duverger, maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux et spécialisé en Economie Sociale et Solidaire, offre des explications sur la place de l’ESS aujourd’hui. Interview.

@qui ! : Qui êtes-vous et quelle place a l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans votre vie professionnelle ?

Timothée Duverger : Je suis maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux où je suis responsable du master Economie Sociale et Solidaire et Innovation Sociale (ESSIS). J’ai réalisé ma thèse de doctorat sur l’histoire de l’Economie Sociale et Solidaire dans sa période contemporaine, des années 60 à nos jours. J’ai connu des responsables de l’ESS pendant mes études car au départ je travaillais sur les questions d’écologie politique. Pour moi, c’est un sujet intéressant car cela présente des actions concrètes qui permettent d’avancer sur des solutions dans le domaine socio-économique. C’est une manière de démocratiser la société, c’est à dire de poser autrement la question d’un engagement politique au sens de société, qui passe aussi dans un engagement dans le champ socioéconomique.

@! : Vous enseignez à Sciences Po Bordeaux dans un des rares masters en France qui comporte l’intitulé « ESS » : comment forme t-on des étudiants à cette discipline et quels sont les débouchés ?

T.D. : Une offre de formation s’est développée sur l’Economie Sociale et Solidaire dans les années 2000. Il existe un réseau qui se développe de plus en plus : le Réseau Interuniversitaire de l'Economie Sociale et Solidaire. Dans le cas de Sciences Po Bordeaux, c’est Robert Lafore qui a transformé en 2012 le master dédié aux politiques sociales en un master sur l’ESS, considérant que la plupart des étudiants ne souhaitaient pas forcément faire une carrière administrative. Les élèves reçoivent des enseignements en ingénierie de projets, c’est-à-dire qu’ils sont formés pour créer des projets en ESS sur les territoires. Des professionnels interviennent aussi pour les former dans des domaines variés : management, évaluation d’impact, innovation sociale, enjeux du numérique, etc. Il y a trois types de débouchés. D’abord, les étudiants peuvent se retourner vers des systèmes d’accompagnement de l’ESS comme dans une Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire (CRESS), dans une agence d’innovation sociale, dans la finance solidaire, etc. D’autres développent un projet eux-mêmes en créant une entreprise ou en rejoignant une petite structure où ils vont pouvoir développer un projet. Enfin, d’autres étudiants vont vers des entreprises plus structurées pour développer des projets de RSE ou de gestion de la vie démocratique de l’entreprise dans des banques, mutuelles ou entreprises de transition énergétique.

" L'ESS a su répondre aux problématiques de la crise sanitaire "

@! : L’ESS est donc un domaine très riche avec des activités variées et des champs d'action différents. Mais comment peut-on définir l’Economie Sociale et Solidaire en quelques mots ?

T.D. : Selon la loi de 2014 portée par Benoît Hamon, c’est « un mode d’entreprendre et de développement ». L’Economie Sociale et Solidaire croise tous les secteurs d’activités et est ancrée dans le quotidien. Les personnes peuvent avoir des banques coopératives, manger des produits de coopératives agricoles, habiter un logement construit avec l’aide de coopératives dans le domaine de la construction, trier leurs déchets ou récupérer des choses dans une ressourcerie… Il y a une foule d’initiatives qui touchent plusieurs secteurs d’activité. La particularité de l’ESS réside dans sa manière d’aborder l’économie en générale. C’est un ensemble de finalités et de règles qui sont de l’ordre de trois. La première est son but non lucratif : l’objectif n’est pas de faire du profit que l’on distribue à des actionnaires. La lucrativité est soit nulle, soit limitée. Le deuxième pilier est la question de la gestion démocratique et participative. La part de détention du capital ne donne pas un poids particulier dans une gouvernance d’entreprise. Enfin, le troisième pilier aborde la question de l’utilité sociale, c’est à dire la contribution sociale et écologique de l’organisation à la société. C’est une vocation d’intérêt général pour des structures socio-économiques autres que l’Etat. C’est un mode d’entreprendre qui se veut différent.

@! : Quels sont désormais les grands enjeux de l’Economie Sociale et Solidaire ?

T.D. : Il y a deux types de défis. Le premier est de savoir comment cette économie peut se placer sur les défis de la société et quelle est son utilité sociale. Il y a de nouvelles conquêtes du côté de la transition écologique, de la transition numérique, des nouvelles protections liées aux mutations du travail ou aux mutations socio-démographiques. La principale question est de savoir comment l’Economie Sociale et Solidaire manage ces grandes transitions. Le deuxième enjeu central est de répondre à cette question : comment préserver les spécificités du modèle de l’Economie Sociale et Solidaire ? Car, l’ESS est confrontée à une tension très forte qui est sa banalisation. Ses modes de fonctionnement se détériorent et se rapprochent progressivement d’entreprises plus classiques. Par exemple, les directives solvabilité ou les directives concurrence au niveau européen modifient sensiblement les mutuelles. Elles deviennent de grandes machines financières et sont obligées à la concentration. Il y a eu une mise en concurrence avec les assurances par exemple et cela estompe les principes d’un modèle économique différent. Le cadre institutionnel doit être plus favorable à la coopération plutôt qu’à la compétition.

@! : Est-ce que l’ESS va être utile selon vous pour sortir de la crise économique provoquée par le Covid-19 ?

T.D. : L’Economie Sociale et Solidaire est très engagée sur les territoires. Elle va s’appuyer sur les ressources d’un territoire, c’est à dire sur les besoins et aspirations des habitants ainsi que sur l’ensemble des structures qui sont en interaction, et elle va développer des projets pour une mise en relation de ces acteurs. Dès lors, dans le contexte actuel, avec l’idée d’un tournant local pour plus de résilience face à la crise, l’Economie Sociale et Solidaire peut apporter des réponses. La question des circuits courts est également très présente notamment par rapport à la fourniture alimentaire. Les emplois d’utilité sociale comme les services d’aide à domicile ont été aussi décisifs dans cette crise pour tenir. Donc l’ESS a su répondre aux problématiques de la crise sanitaire et est aussi porteuse d’un projet sur la question des transitions. C’est une économie post-croissance, qui ne recherche plus la croissance sans s’interroger sur sa finalité, mais au contraire vise une économie du bien-être, soutenable, qui puisse s’organiser sur les territoires.

" 10% des emplois et 6 à 7% du PIB "

@! : L’ESS semble être particulièrement développée à Bordeaux. Avez-vous en tête des exemples bordelais de structures ou d’activités qui s’inscrivent dans cette mouvance ?

T.D. : Il y en a énormément. Bordeaux est notamment un vivier associatif important. Il y en a une en particulier que je trouve intéressante, qui s’appelle « Vivre Avec ». Cette association propose de l’habitat intergénérationnel. Deux situations ont énormément été abordées pendant la crise : celle des personnes âgées et celle des jeunes isolés. Cette association propose de la cohabitation intergénérationnelle. Si une personne âgée dispose d’un espace assez grand pour accueillir, elle pourra compter sur une présence humaine à ses côtés. C’est un exemple d’une initiative de l’Economie Sociale et Solidaire qui peut se développer. C’est une micro initiative parmi tant d’autres et la foule de ces initiatives fait masse. C’est très difficile à mesurer. En France, l’ESS représente 10% des emplois et représente 6 à 7% du PIB. Or, l’ESS ne se mesure pas en termes de croissance économique et dans ces chiffres on ne prend pas en compte les 13 millions de bénévoles dans le pays.

@! : L’ESS représente des milliers d’entreprises très diverses dans leurs réalités, pourtant ce n’est pas encore le modèle de référence. Cette économie est-elle destinée à être un modèle alternatif ?

T.D. : « L’ESS est la norme souhaitable de l’économie de demain », comme l’affirme ESS France, la Chambre française de l'économie sociale et solidaire. Mais l’idée n’est pas forcément que l’Economie Sociale et Solidaire devienne le modèle général. On a besoin aussi d’autres modes d’entreprendre. Mais c’est un modèle qui gagnerait à se développer car cela permettrait tout simplement de ré-encastrer l’économie dans la société. Cela permettrait aussi de renverser les finalités et de s’intéresser à une économie qui servirait avant tout la société.  Il y a des déviances par rapport au système économique dominant, comme les nombreuses initiatives ESS à Bordeaux par exemple, et cela nous pousse à nous poser une question : avec la crise systémique que nous vivons, ces « déviances » vont-elles devenir les tendances de demain ? Il peut y avoir un renversement de valeurs suffisant pour permettre de développer des initiatives mais le débat reste ouvert. Après le premier plan de relance économique, on a pu voir que les aides ne se sont pas préoccupées des finalités de bien-être. Les orientations politiques restent un champ de conflits et de controverses donc cela supposera à l’avenir des engagements et des rapports de force. 

Lucile Bonnin
Par Lucile Bonnin

Crédit Photo : RB

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