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14/06/21 : La 65ème édition du Concours de Bordeaux s’est tenue du lundi 31 mai au mercredi 9 juin. 1 084 médailles ont été attribuées sur les 3 565 vins candidats soit 30,4%: 432 médailles d’Or, 454 médailles d’Argent et 198 médailles de Bronze. + d'info

10/06/21 : Au mois de mai, 334 projets en Nouvelle-Aquitaine ont été sélectionnés pour bénéficier de fonds européens pour un montant global de 56.2 millions d'euros. Parmi eux, 231 projets sont dans le cadre des programmes européens de développement rural.

09/06/21 : Dans le cadre du Mois des fiertés, le Département de la Gironde et les partenaires associatifs proposent des actions d'information et de dépistages gratuits du Sida (résultats en 30 min) samedi 12 Juin 2021, de 11h à 18h Placette Munich.

09/06/21 : Le CHU de Bordeaux lance sa plateforme de don en ligne sur le site don.chu-bordeaux.fr. Accessible à tous (particuliers, entreprises, associations) il permet de faire un don en ligne, au profit du CHU de Bordeaux, de manière totalement sécurisée. + d'info

31/05/21 : En Dordogne, l’ex-militaire recherché par les forces de l’ordre a été arrêté ce lundi. Il est blessé par balles. Il était recherché depuis dimanche après avoir tiré sur des gendarmes appelés pour des violences familiales à Lardin-Saint-Lazare (24).

28/05/21 : Le Conseil régional indique que les inscriptions aux transports scolaires pour la rentrée 2021-2022 s'ouvrent au 1er juin. L’inscription et le paiement peuvent être directement réalisés en ligne.+ d'info

17/05/21 : L'Hermione repartira au printemps 2022, annonce ce soir l'association Hermione La Fayette. La frégate fera escale dans quatre pays du nord de l’Europe : l’Angleterre (Londres), la Belgique (Anvers), les Pays-Bas (Amsterdam), l’Allemagne (Hambourg).

17/05/21 : En solidarité avec les cafetiers et restaurateurs, la Ville de Pau poursuit l'effort porté l'an dernier : ils seront exonérés à 100% de la redevance sur les terrasses du 19 mai à fin juin, puis à 50% de juillet à la fin du protocole sanitaire.

10/05/21 : En soutien au secteur de la restauration, la Ville de La Rochelle a décidé de reconduire les extensions de terrasses et accorde une exonération de droits jusqu’au 30 juin avec une gratuité des extensions jusqu’au 31 décembre, à partir du 19 mai.

27/04/21 : Régionales : En Dordogne, la maire socialiste de Périgueux, Delphine Labails a été choisie comme tête de liste départementale avec Christophe Cathus, conseiller régional sortant en charge des transports scolaires et maire de Calès.

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  • 14/06/21 | Covid-19 : indicateurs en baisse mais vigilance maintenue

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    Sur la semaine 22, du 31 mai au 6 juin, le taux d’incidence baisse en Nouvelle-Aquitaine mais il reste au dessus du seuil d’alerte (52,6/100 000 hab contre 71,8/100 000 hab semaine 21). Le taux de positivité baisse également (2%) et reste sous le seuil d’attention des 5 %. Une diminution est observée dans tous les départements sauf en Creuse où ce taux est stable (0,9%). Au 8 juin, 2 791 137 Néo-Aquitains ont reçu au moins une dose de vaccin (46,5 %) et 1 460 300 ont reçu les 2 doses (24,3 %). Au regard de l’allègement progressif des mesures et du risque de relâchement possible, l'ARS appelle à une "vigilance toujours de mise".

  • 14/06/21 | Les fruits et légumes en fête à Saint-Médard-en-Jalles

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    A l’occasion de la Fête nationale des fruits et légumes frais, la ville de Saint-Médard-en-Jalles (33) a décidé jusqu'au 18 juin de faire découvrir ou redécouvrir ces produits aux enfants et à leurs parents grâce à des conseils, des astuces ou encore des recettes. Pour cela, des menus spéciaux seront notamment proposés dans les écoles ainsi qu’un menu frais sur le site de la ville.

  • 14/06/21 | Rénovation énergétique : la Région soutient l'habitat social

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    Soliha Landes, à Dax, va bénéficier d’une aide de 146 620 euros de la Région Nouvelle-Aquitaine afin de rénover énergétiquement ces logements sociaux. Ce soutien intervient dans le cadre d'un programme régional ayant pour objectif la création d'un réseau unique de Plateformes de la rénovation énergétique afin de proposer un guichet unique pour tous les ménages.

  • 14/06/21 | Un village intergénérationnel à Lachaise (16)

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    L’association Valfontaine Village est propriétaire d’un site comprenant une exploitation agricole et une résidence familiale notamment. L’association souhaite réhabiliter le site pour le transformer en village intergénérationnel où les anciens bâtiments vont permettre aux familles de s’impliquer dans le quotidien des aînés et de partager des moments familiaux. Les terrains agricoles vont servir pour un pôle d’activités intergénérationnelles.

  • 11/06/21 | Tonneins : le pôle de santé parie sur la télémédecine

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    L’association du pôle de santé du tonneinquais en Lot-et-Garonne regroupe une équipe de médecins, infirmiers, sages-femmes, orthophonistes et psychologues. Afin d’apporter aux patients une réponse médicale rapide et efficace, l’association souhaite développer la télémédecine grâce notamment à un partenariat avec la clinique Saint-Hilaire Esquirol. Pour cela, elle va acquérir du matériel connecté comme des stéthoscopes, échographes ou encore ECG.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Economie | Toopi Organics, la start-up Girondine qui veut rendre l'Europe indépendante en engrais

22/04/2020 | Avec près d'1 million d'euros levés, Toopi Organics envisage l'ouverture d'une première unité de production en Gironde à la fin de l'année 2020.

Michael Roes et Dr Pierre Huguier Co-fondateurs de Toopi Organics

TOOPI Organics, une start-up spécialisée dans la valorisation de l’urine humaine pour l’agriculture, a levé 1 million d’euros pour ce projet qui devrait voir le jour avec une première unité de production en Gironde fin 2020. À terme, Michael Roes, PDG et co-fondateur de TOOPI Organics, envisage de défaire l’Europe de sa dépendance aux engrais minéraux. Un projet ambitieux porté par des enjeux économiques et écologiques importants.

« J'avais déjà une société avec laquelle je fabriquais des biostimulants pour l'agriculture et j'ai un ami qui est loueur de toilettes sèches à Bordeaux », raconte Michael Roes, PDG et co-fondateur de TOOPI Organics. « Il est venu me voir il y a deux ans maintenant en me disant qu'il avait des coûts d'élimination pour se débarrasser de l'urine qui étaient aberrants. Il trouvait ça bête puisqu'il pensait qu'il y avait peut-être quelque chose à faire avec toute cette urine. Donc il m’a demandé si l’on ne pouvait pas envisager de la valoriser et moi à partir de ce moment-là j'ai commencé à regarder pourquoi l'urine humaine n'était pas exploitée », explique Michael.

Derrière ce problème de valorisation de l’urine humaine se cachent des procédés de fabrication complexes, « soit on utilise l'urine pure comme fertilisant et ça demande 30 000 litres par hectares et c'est impensable pour un agriculteur, soit il y a la possibilité de la concentrer en la distillant pour récupérer les éléments nutritifs et c'est très énergivore, donc ça vaut beaucoup plus cher qu'un engrais minéral. Et enfin, la dernière option, c’est un procédé extractif ou l'on vient extraire les nutriments intéressants, mais là aussi c'est très couteux et donc ce n'est pas un concurrent valable aux engrais minéraux », déplore Michael. 

L’urine, « un excellent substrat de culture potentiel pour des bactéries »

Malgré l’apparente difficulté de traitement et de valorisation de l’urine, Michael ne se résout cependant pas à abandonner ce projet et commence à envisager l’apport de l’urine sous un autre angle, « on a réfléchi un peu différemment en regardant la composition de l'urine et je me suis aperçu que cela pouvait faire un excellent substrat de culture potentiel pour des bactéries. J'ai alors commencé à faire des essais préliminaires et je me suis aperçu que cela marchait extrêmement bien. On ne se sert donc pas de l'urine pour les éléments nutritifs qui la composent, mais on fait pousser dessus des bactéries qui ont des intérêts agronomiques », annonce Michael Roes. Les intérêts agronomiques de ces bactéries peuvent être multiples, il peut s'agir de fixer l'azote de l'air et donc de remplacer des engrais minéraux azotés, solubiliser le phosphore qui se trouve dans le sol, mais aussi de servir d'insecticide ou de fongicide. « Suivant la bactérie qu'on fait pousser, les implications sont différentes. Donc nous on ne vise pas un biofertilisant, mais une gamme de fertilisants capables de remplacer des engrais minéraux à moindre coût » expose Michael. Le PDG de Toopi Organics met ici le doigt sur l’un des enjeux majeurs de ce projet, son coût.

Un faible coût de production

« On se base sur des technologies existantes avec les bactéries à usage agronomique qui sont déjà sur le marché donc on ne part pas de rien. Mais on tient compte du gros problème de ces produits-là à savoir qu'ils sont très chers à produire et donc qu'ils n'arrivent pas à concurrencer les engrais minéraux ! Nous avec un substrat de culture qui est gratuit voir générateur de revenus on arrive à diminuer les coûts et donc à avoir un très fort potentiel pour concurrencer voire supplanter les engrais minéraux », souligne fièrement Michael, non sans rappeler les coûts de production des engrais minéraux. « Aujourd'hui si l’on prend l'azote qui est l'élément n°1 utilisé en agriculture dans tous les engrais fabriqués à partir d'ammoniac en captant l'azote dans l'air, cela revient pour une tonne d'azote aux alentours des 100 euros à produire. Nous, en faisant pousser des bactéries sur de l'urine on arrive pour l'équivalent azote à 20 euros de coût de production. On est donc 5 fois moins cher qu'un engrais minéral », se félicite-t-il.

L’enjeu écologique du gaspillage de l’eau

Le PDG de Toopi Organics n’oublie pas non plus de rappeler les chiffres alarmants du coût en eau pour le traitement de l’urine en France. « En France on produit 35 milliards de litres d'urine et évidemment on tire la chasse d'eau quasiment à chaque fois et donc c'est près de 25 % de la consommation d'eau potable en Europe qui part dans les toilettes », déplore le PDG de Toopi organics. Une surconsommation d’eau désastreuse pour l’écologie et un traitement qui semble parfois inefficace selon lui, « l'urine de manière spécifique pose de gros problèmes en centrale d'épuration, car l'azote est très mal traité, le phosphore repart dans le cycle de l'eau et les résidus pharmaceutiques aussi, il y a donc de vrais enjeux écologiques là-dessus ». Des enjeux qui vont plus loin que les frontières françaises puisque Michael et son entreprise sont portés vers l’international, « on calcule que si l'on arrive à récupérer 1% de l'urine de façon séparée avant son arrivée en station, on arrivera à être autonome en engrais en Europe ».

Clément  Bordenave
Par Clément Bordenave

Crédit Photo : Toopi Organics

Inno'action et agricultureCet article fait partie du dossier

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