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Le Fil d'Aqui

20/02/18 : Pont d'Aquitaine fermé et la section de la rocade A630 comprise entre les échangeurs 2 (Lormont - Croix Rouge) et 4 (Bordeaux – Labarde), les nuits du mercredi 21 février à 21h00 au jeudi 22 à 6h00 et du 22 à 21h00 au 23 février 6h00

18/02/18 : La Rochelle : le dessinateur de presse Plantu sera présent ce lundi dans le cadre de l’exposition itinérante Tous migrants de Cartooning For Peace, dessins pour la paix, installée à la Médiathèque Michel-Crépeau du 19 au 28 février.+ d'info

16/02/18 : Suite au décès de Joan Taris, les élus MoDem & Apparentés du Conseil régional néo-aquitain ont choisi Pascale Requenna, tête de liste du département des Landes lors des élections régionales de 2015, pour incarner la Présidence de leur groupe.




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  • 20/02/18 | Logement : la flambée bordelaise confirmée

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    Le nouveau baromètre des prix moyens de l'immobilier dans les villes de plus de 100 000 habitants est riche en enseignements. On y apprend, sans grande surprise, que Bordeaux figure dans le top 3 des dix villes les plus chères de France : 266 124 euros en moyenne (juste derrière Lyon et ses 279 524 euros), soit une hausse de 13,2%. En comparaison, la ville de Toulouse se situe loin derrière en douzième position (175 609 euros). Enfin, le baromètre d'LPI-Se Loger affirme que le prix moyen d'un logement dépasse les 200 000 euros dans sept villes (sur 34) de plus de 100 000 habitants.

  • 19/02/18 | Benoît Simian, député LREM du Médoc défend les petites lignes

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    Le député du Médoc qui a participé aux travaux du Conseil d’orientation des infrastructures soutient "l'ambition forte du gouvernement pour le service public ferroviaire". "Au sujet des « petites lignes », cela "relève d’une autre démarche et de discussions avec les régions qui sont les premières concernées. Le Gouvernement respectera ses engagements pris dans les CPER pour la rénovation des petites lignes et mènera ces discussions dans le cadre de la préparation des schémas régionaux d’aménagement qui doivent être élaborés d’ici 2019. Supprimer nos petites lignes serait asphyxier nos territoires."

  • 19/02/18 | Angoulême : le trésor réouvert au public

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    Le trésor de la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême, protégée au titre des Monuments historiques, fermé depuis novembre suite à des actes de vandalisme, rouvre au public ce mardi 20 février. De gros travaux y ont été réalisés afin de restaurer les lieux et sécuriser le site. Le ministère de la Culture a confié la scénographie du trésor de la cathédrale à l’artiste plasticien Jean-Michel Othoniel. Pour découvrir les plus de 200 objets et sculptures liturgiques datant pour la plupart du XIXe siècle, les visites sont assurées sur réservation du mardi au dimanche par les guides de l’association Via Patrimoine.

  • 16/02/18 | Crédit Agricole d'Aquitaine: des assemblées new look

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    Le Crédit Agricole d'Aquitaine innove à l'occasion de ces assemblées de caisses locales qui se tiennent cette année du 20 février au 23 mars. A Dax le 24 février, Marmande le 3 mars, Aire sur l'Adour le 10 mars les sociétaires pourront rencontrer des associations locales, des intervenants sur le thème de l'emploi et du digital. En outre, avec le souci de "connecter les jeunes aux valeurs du sociétariat" le Crédit Agricole d'Aquitaine lance une "web-série" "Chaque voix compte" interprétée part 8 jeunes recrutés via un casting Facebook : à découvrir sur @caavalefaire

  • 16/02/18 | En Dordogne, le rapport Spinetta sur l'avenir de la SNCF inquiète

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    Le rapport sur l’avenir de la SNCF préconise la fin des petites lignes ferroviaires. En Dordogne, toutes les lignes seraient peu ou prou concernées. Périgueux-Agen, Périgueux-Brive sont les plus menacées. Les Périgueux-Limoges et Périgueux-Bordeaux le sont moins, affichant des fréquentations honorables. Le président du Département appelle "les élus à se mobiliser contre un projet qui, s’il devait se concrétiser, contribuerait à aggraver l’isolement de la Dordogne et à détériorer les perspectives de développement."

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture
Joël Aubert - Rédacteur en chef - Aqui.fr

L'Edito

Le réchauffement climatique en Aquitaine : une grande cause régionale

On le savait pour le constater lors des grosses tempêtes hivernales dévastatrices comme celles de 1999 ou 2009 ; on le vérifie avec ces inondations spectaculaires entre Béarn et Pays basque et maintenant au cœur de l'été lorsque de violents orages s'abattent sur la région comme ce fut le cas ce vendredi 25 juillet encore entre Langoiran et Paillet, dans cet Entre deux mers girondin qui a, présent à l'esprit, l'épisode de grêle qui, l'été passé, a broyé quelques dix mille hectares de vignes. Oui, l'Aquitaine est bien en première ligne du réchauffement climatique. La faute à l'anticyclone des Açores, ce cher anticyclone fort convoité quand, dès les beaux jours du printemps, on attend la chaleur mais qui peut entrer en conflit brutal au-dessus de nos têtes avec des dépressions venues du nord.

Hervé Le Treut, le climatologue qui a conduit pour le compte de la Région Aquitaine une étude décapante nous avait alerté, l'an passé, laissant entendre que notre région devait se préparer, à l'horizon de trente à quarante ans, à des changements de climat radicaux. Et qu'il fallait réfléchir à mettre en œuvre une stratégie d'adaptation. Entendons, par là, ne pas simplement se contenter de quelques mesures susceptibles d'atténuer l'impact de températures dont les chercheurs vont jusqu'à imaginer qu'elles pourraient en moyenne, à cet horizon, s'élever de 4 à 5° !

Face ce genre de prévisions, de type spectaculaire, le risque le plus grave est sans doute celui auquel on pense spontanément le moins : l'incrédulité. Jusqu'au moment où la violence du réel, la puissance des phénomènes conduit la vox populi à affirmer : «  il y bien quelque chose qui se passe... » Aujourd'hui, pourtant, il ne fait aucun doute que nous sommes entrés dans un cycle dont les scientifiques eux-mêmes ne peuvent pas connaître toutes les causes, notamment celles extérieures à l'importance de l'activité humaine, aux rejets de gaz à effet de serre. Des hivers doux – considérons le dernier qui le fut particulièrement – des coups de vent très forts qui, conjugués avec l'élévation du niveau des eaux, enfoncent le littoral et mettent à nu l'inconscience de certains élus, des habitants et la nôtre propre.

La liste des « catastrophes naturelles » régionales depuis une dizaine d'années est impressionnante. Mais tout se passe comme si au chapitre des faits divers nous passions, de l'une à l'autre, sans vraiment progresser dans la prise en compte de ce qui devrait être une grande cause régionale, avec toutes ces déclinaisons locales.

Songeons, à l'heure où l'Etat pousse les feux d'une réforme territoriale qui se veut majeure, au chantier qui, partout, doit s'ouvrir ou à tout le moins s'approfondir, entre la Région et les intercommunalités. La Communauté urbaine de Bordeaux qui va devenir « Métropole » travaille à un plan de protection contre les inondations; c'était le moins que l'on pouvait faire au moment où l'on y construit à tour de bras avec l'objectif d'atteindre le million d'habitants. De la même façon, il devient impératif qu'au niveau communal et intercommunal soit pris en compte l'impact du changement climatique. D'abord, par un état des lieux qui permettrait, souvent par des mesures de bon sens, d'entretien suffisant des ouvrages, d'anticiper les conséquences par exemple des glissements de terrain; ensuite en ayant une approche globale et concertée de l'urbanisme, des zones constructibles ou non. La Loi Alur l'envisage mais ce n'est pas encore pour demain matin.  Enfin, en sensibilisant chaque citoyen à sa propre responsabilité. Peut-il continuer à être simple consommateur de son environnement ? Ou devenir davantage acteur des gestes élémentaires qui participent à l'adaptation à laquelle les chercheurs nous convient ?

Les enjeux sont de la plus haute importance; tant pour notre cadre de vie que pour la qualité de la vie sociale, pour la survie d'une agriculture dynamique qui a besoin d'eau, une viticulture qui doit préparer ses mutations, pour une industrie qui a besoin de ressources naturelles protégées comme celles de la forêt...En un mot pour le développement intelligent, pour ne pas dire « durable », de cette région.

Joël Aubert

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Lièvre | 28/07/2014

Habitante de la commune du Tourne, sur la coteau à la lisière de Tabanac, nous avons été une fois de plus submergés par des torrents d'eau dévalant les coteaux,emportant tout sur son passage y compris la chaussée de la route qui s'est effondré et devra donc être refaite.Naturellement le réchauffement climatique est bien la cause de ces phénomènes mais les dégâts seraient moindres si 1° nos élus n'avaient pas contruits sur ces coteaus fragiles, confer le lotissement Carrère(Le Tourne/ Tabanac) contre lequel en tant alors comme présidente de Paysages d'Aquitaine j'ai bataillé mobililant à l'époque la DDE, la DAF, la Diren, la mairie du Tourne, etc,à part le fait d'être traitée d'emmerdeuse par la collectivité, le lotissement s'est fait avec le déboisement de chênes séculaires, , l'arasement de la colline, et des habitants qui maintenant montent une association pour porter plainte ...Il y a aussi nos chers viticulteurs qui arrachent les vignes et les replantent les rais descendant verticalement des coteaux,à l'encontre des pratiques des anciens, autant de sillons qui se transforment en mini torrents lors des grosses précicipations, il y a encore les fossés qui n'ont pas été curés depuis près de deux ans et qui renvoient donc l'eau sur les chaussées, etc...on aura beau faire des réunions, beau dire de beaux discours, on ne sait plus raison garder et nous ne sommes pas prêts de voir les catastrophes finir!
Coco bel oeil!

Roland | 29/07/2014

Toujours le même problème, issu des mêmes idées révolues. On persévère dans le prolongement d'une société du IXX° siècle dans une époque où l'on doit changer de civilisation.

Avec la fin des énergies fossiles, des ressources naturelles en général, suivi du changement climatique, Est il pertinent de vouloir à tout prix suivre l'utopie du Duc, et construire un Bordeaux à 1 million d'habitants ?

Joël Aubert | 29/07/2014

merci pour cette contribution si j'ose dire en première ligne. Un peu de bon sens et beaucoup d'humilité face à la nature éviteraient que des attitudes à courte vue ou marquées du sceau de l'intérêt ou du clientélisme ne viennent aggraver les phénomènes naturels de plus en plus violents

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