Les animations permanentes de la Winery en 2012
Bien plus qu?un lieu de vente unique en France (plus de 1 000 références de vins !), la Winery est également un des sites majeurs de l'oenotourisme aquitain et propose, toute l'année, ...
Recettes de la semaine du 6 février
Le mot crêpe est le féminin de l'ancien adjectif « cresp, crespe » qui signifie ondulé, par allusion à l'aspect que prend cette fine couche de pâte cuite sur une plaque en fonte. ...
Anka de Guillaume Guéraud aux éditions du Rouergue
Anka. Un nom qui claque. Quelque chose de coupant et de définitif. Et un très grand roman (encore) de Guillaume Guéraud... ...
En ces heures de vacances qui invitent à la fréquentation des marchés de producteurs, à la recherche des marchés nocturnes qui égayent les soirées de nos bourgades provinciales, aux visites des exploitations du réseau Bienvenue à la ferme, en un mot à la rencontre des beaux produits et de ceux qui les créent arrêtons-nous, le temps de boire un verre de lait frais... sur le nouvel épisode de la bataille du lait.
Une crise sans précédent a profondément marqué, l'an passé, le pays et mis en situation de faillite les producteurs de notre pays. Les français ont découvert que le lait, aliment nourricier par excellence, était vendu à perte et que des producteurs, désespérés, en étaient venus à le déverser dans les rues des villes pour se faire entendre. Spectacle, pour beaucoup, bien plus choquant que d'autres épisodes de même nature avec des fruits par exemple. Les industriels montrés du doigt et plus soucieux, à priori, du prix de vente d'un grand produit d'appel, et du niveau de leurs marges, ouvraient les vannes d'une importation européenne. allemande ou hollandaise en premier lieu. Rien que de très normal après tout au sein d'une Europe et de son « grand marché ». A cette nuance près qui nous renvoie, ces jours-ci, de nouveau, à une réflexion sur les modèles de production et les enjeux socio-économiques du maintien d'une agriculture qui fait vivre les territoires. Car on ne produit pas du lait en France tout à fait de la même façon que chez nos voisins et leurs usines à lait. Une exploitation type de notre sud ouest, par exemple, malgré les efforts de productivité, la technicité mise en œuvre, compte souvent quatre à cinq fois moins de têtes de bétail; il n'est pas rare que les élevages continuent de produire sur de vastes prairies et selon un modèle extensif. La participation de l'exploitation au maintien des terres agricoles et à l'équilibre social des pays est souvent décisive.
Ce constat, à l'heure où de nouvelles tensions apparaissent malgré un redressement indéniable des prix, ne peut laisser indifférents les consommateurs de lait et de fromages que nous sommes. A l'heure des marchés de pays, de la qualité, de l'identité d'origine qui rime avec proximité des producteurs, à l'heure de la prise de conscience des enjeux environnementaux et du gaspillage lié à l'itinéraire souvent loufoque des produits de grande consommation, sachons être attentifs aux initiatives. Celles des producteurs de lait aussi. Il existe, aujourd'hui, non seulement sur les places de village mais aussi dans la grande distribution, des produits qui répondent à une bien meilleure exigence sociétale et valorisent mieux le travail à la ferme que les packs anonymes. Choisir, quand nous le pouvons, c'est un geste d'une bien plus grande importance que nous ne le croyons.
Joël Aubert
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