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Le Fil d'Aqui

22/05/18 : Emmanuel Macron: 90 minutes de discours mais pas d'annonce, sinon celle d'un changement de méthode et cette phrase: "Pour juillet je veux qu’on ait finalisé un plan de lutte contre le trafic de drogue." Mais il n' y aura pas de plan banlieues.

22/05/18 : Le chantier de rénovation de l’A89 entre Libourne (33) et Mussidan (24) va nécessiter la fermeture partielle de l’échangeur de Montpon-Ménestérol (sortie 12), mercredi 23 et jeudi 24 mai, entre 7 h et 19 h. Durant ces deux jours, l’entrée sera fermée.

22/05/18 : Gauvin Sers et Les Tambours du Bronx seront les principales têtes d'affiche de la quinzième édition des Odyssées d'Ambès, festival gratuit qui se déroulera le 25 août prochain à partir de 15h. Entre 5 et 8000 visiteurs y sont attendus.

22/05/18 : La quatrième édition du festival ODP, qui s'est tenue du 18 au 20 mai à Talence, a réuni 17 000 personnes pour l'ensemble de ses concerts au profit des Sapeurs Pompiers de France, contre 19 000 en 2017 et 12 000 en 2016.

16/05/18 : La Cour d'Appel de Paris a condamné Jérôme Cahuzac ex-ministre du budget jugé pour fraude fiscale et blanchiment à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis et à une amende de 300.000 euros et 5 ans d'inéligibilité. Sa peine de prison ferme sera aménagée.




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  • 22/05/18 | Les fonctionnaires défilent en région Nouvelle Aquitaine

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    Plusieurs centaines de fonctionnaires, agents de la fonction publique, étudiants et syndicats ont manifesté dans les rues de Bordeaux, La Rochelle, Agen ou Périgueux ce mardi, répondant à une mobilisation nationale d'environ 130 cortèges partout en France. C'est la troisième grande journée de mobilisation des fonctionnaires depuis l'élection d'Emmanuel Macron, en réponse à la réforme des statuts. Le secrétaire d'État à la Fonction Publique, Olivier Dussopt, annonçait ce lundi dans Libération qu'il y aurait des "ajustements" mais pas de "remise en cause" de ces derniers.

  • 22/05/18 | La Nuit des Musées fait le plein

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    Samedi 19 mai, c'était la Nuit Européenne des Musées, et Bordeaux y a fait participer 13 établissements autour de nombreuses animations centrées sur des pays européens. Ce mardi, les chiffres officiels de fréquentation sont tombés : on y apprend que 32 372 curieux ont participé, soit environ 5% de plus qu'en 2017. Le Musée des Arts Décoratifs a réuni à lui seul 4441 visiteurs, une affluence record sur l'horaire (entre 18h et minuit) comparé aux 2035 visiteurs de l'an dernier.

  • 21/05/18 | BHNS Bordeaux/Saint-Aubin : le Conseil d'État tranche

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    Le Conseil d'État a tranché et confirmé la décision de suspension de la déclaration d'utilité publique du futur BHNS Bordeaux/Saint-Aubin, en rejet du pourvoi en cassation de la métropole en octobre dernier. Le principal motif de rejet ? "Un vice de forme relatif au contenu de la notice explicative présentant le projet de lors de l’enquête publique", notamment concernant l'absence de justification dans le choix du tracé. Déjà repoussés à cet été, le début des travaux pour le futur BHNS pourraient être repoussés de plusieurs mois.

  • 16/05/18 | Le Sénat veut indemniser les propriétaires du Signal

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    Ce mercredi, une grande partie des sénateurs se sont prononcés en faveur de la mobilisation du fonds Barnier dans le but d'indemniser les propriétaires de l'immeuble Le Signal, à Soulac, devenu un emblème local des dangers de l'érosion côtière et pour lequel les 78 propriétaires sont toujours face à un blocage, malgré l'évacuation de l'immeuble en 2014 par arrêté municipal. La proposition de loi n'est cependant qu'une première étape puisque le texte doit aussi être adopté devant l'Assemblée Nationale, or le gouvernement s'y est montré plutôt défavorable.

  • 16/05/18 | La biodiversité en 24h Chrono au Teich

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    Les amoureux de la nature sont convoqués les 25 et 26 mai prochain au Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne du Teich pour les 24h de la biodiversité. Gratuit et ouvert à tous, cet évènement propose de nombreuses occasion de découvrir les enjeux autour de la préservation des espèces locales. Ciné-débat, spectacles vivants, expositions ou (plus original) inventaire d'espèces et sorties de terrain auront pour principales stars chauves-souris, oiseaux, reptiles ou escargots pour des temps forts organisés en partenariat avec des professionnels et des associations du territoire. N'oubliez pas les chaussures de randonnée !

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture
Joël Aubert - Rédacteur en chef - Aqui.fr

L'Edito

De la droite au front national: Monsieur le maire ouvre la voie

Vous vous rendez compte Joël ?...L'interpellation sur le mode de la stupéfaction émane d'un homme jeune, profession libérale, conseiller municipal au village qui a découvert sur les réseaux sociaux, et par la presse, que son maire, Jean-Jacques Edard, avait décidé de créer avec d'autres élus de la Haute Gironde le collectif « Pour la France-la France unie » Un groupe où se retrouvent entre autres d'anciens membres de l'UMP, des divers droite, des adhérents des Républicains, en compagnie de la secrétaire départementale du Front National, Ewige Diaz, par ailleurs membre du bureau national du FN. Et d'ajouter : « il ne nous a pas prévenus et, nous, nous avons été élus sur une liste d'intérêt communal, sans étiquette pour le service de nos concitoyens . Et dire qu'il pensait installer le siège de l'association au sein de la mairie... »

L'explication de texte a eu lieu, jeudi, en conseil municipal et Jean-Jacques Edard, face à l'émotion des conseillers qui s'étaient réunis entre eux, a reconnu avoir pu les blesser, arguant que sa démarche, jusque là discrète, correspondait au refus de « mélanger les genres »

Cavignac, une commune de quelques 2.000 habitants, à 32 kilomètres au nord de Bordeaux, longée par la Nationale 10, dont la population ne cesse de croître et prévoit, dans son PLU en cours d'élaboration, d'en accueillir 620 de plus, a certes voté Marine Le Pen, à 30 %, lors du premier tour des présidentielles... Mais de là à imaginer que son maire qui a porté les couleurs de l'UMP et des Républicains, non seulement franchisse le pas mais soit leader de pareille entreprise... Se projette-t-il en pensant aux prochaines municipales ? A considérer l'accueil local réservé à son initiative, c'est sans doute le plus mauvais des calculs ? Songe-t-il aux prochaines élections départementales avec l'espoir, qui sait, de faire tandem dans le grand canton du Nord Gironde avec Edwige Diaz, espérant défaire la gauche, aujourd'hui représentée par Alain Renard et Célia Monseigne, maires PS de Saint Savin de Blaye et Saint-André de Cubzac ? C'est possible, émanant d'un élu qui n'a pas réussi à s'imposer dans les instances de droite, héritières de la famille gaulliste.

En réalité, ce ralliement au FN que l'état major girondin de Républicains a immédiatement condamné, annonçant qu'il exclurait ceux de ses membres qui auraient été reconnus, ne répond pas seulement à de bas calculs préélectoraux. Il traduit le basculement progressif, amorcé à l'été 2017 après la défaite de la droite républicaine aux présidentielles, vers le corpus idéologique du Front National. Et, cette fois, il prend sa source non pas dans les états-majors mais parmi ces élus de proximité, attachés au service de la population, que rien ne semblait prédisposer, y compris à travers une charte, à partager les idées extrêmes et les valeurs de la maison Le Pen. Cette conversion exige d'autant plus de vigilance démocratique que la situation objective des territoires que ces élus représentent ne correspond pas aux clichés commodément répandus pour y expliquer la percée du FN. Le sous-emploi y est certes trop important mais il n'est pas vrai que les services publics y ont disparu. En revanche, il faut redire, ici, s'agissant de la Gironde, que des communes périurbaines, comme celle de Cavignac, accueillent de plus en plus de ces « banlieusards métropolitains » qui n'ont d'autre alternative que de passer deux heures voire plus pour aller au travail et en revenir. Des habitants dont les frustrations sont souvent à l'origine de leur vote de rejet dont on ne trouve aucune autre explication rationnelle.

Joël Aubert

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28/04/2018 | Relever le défi de l'installation de nouveaux jeunes agriculteurs

C'est l'un défis majeurs de l'aménagement du territoire dans une région comme la Nouvelle Aquitaine, et peut être le premier de tous, pour lutter contre la désertification rurale: la transmission des exploitations agricoles et l'installation de nouveaux jeunes agriculteurs. Il est possible de le relever, malgré une tendance à l'augmentation de la cessation d'activité. Et une démographie des chefs d'exploitation qui, à priori, n'est pas favorable, deux tiers ayant plus de cinquante cinq ans dans la grande région. Oui, ce défi semble d'autant plus soutenable qu'entre la prise de conscience des organisations professionnelles, des élus de terrain, des habitants du monde rural, des aspirations grandissantes de ceux qui vivent en ville et cherchent à consommer des produits cultivés près de chez eux, et, surtout, de l'apparition d'une génération qui ne se destinait pas, à priori, à choisir le métier d'agriculteur dans les pas de leurs parents, ces « hors cadre familial », selon la terminologie en usage, une mobilisation se dessine, passionnante à observer, à accompagner. A soutenir. Ce n'est donc pas pas par hasard que ce défi de société sera au cœur d'une journée inédite, le 18 mai, lors du prochain Salon Régional de l'Agriculture. Et que notre site, Aqui.fr, en sera le co-organisateur après avoir, au fil des jours, publié une série de reportages auprès de ces jeunes qui s'installent. Et ne craignent pas de le faire, avec des idées nouvelles, un désir d'une autre vie et, souvent, le souci immédiat d'aller à la rencontre des consommateurs, de partager avec eux leur façon de travailler et la qualité de leurs productions.

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18/03/2018 | C'était un 22 mars il y a cinquante ans...

Cinquante ans, il y aura cinquante jeudi que surgissait dans le paysage universitaire, sur le mode libertaire, le mouvement du 22 mars. Né d'une contestation vigoureuse de « l'anti-impérialisme » incarné par la guerre du Vietnam mais, aussi, d'une remise en question de l'autorité au sein du pouvoir universitaire, il allait, d'abord de Nanterre à la Sorbonne, puis au cœur de la cité, dans une logique action-répression implacable plonger le pays dans une crise sociale et politique qui allait ébranler le pouvoir gaulliste. Et souligner, aussi, au-delà des convergences tactiques, l'épuisement idéologique d'une gauche qui ne savait trop comment s'y prendre pour récupérer une situation qui avait des accents révolutionnaires. Songeons au parti communiste que les incertitudes entourant le sort du général inquiétait au nom d'une histoire qui puisait dans les combats de la résistance, mais que le mouvement syndical relayait dans cette grève générale qui allait déboucher sur des conquêtes impensables jusque là ; songeons à la gauche dont François Mitterrand, qui avait quand même écorné la statue du commandeur à la présidentielle de 1965, proposait au plus fort de la crise que l'on fasse appel à Pierre Mendès France. Ce court rappel d'un témoin de l'époque qui ne pourra oublier la ferveur de l'immense manifestation du 13 mai battant le pavé parisien, non plus que la naissance obligée d'une manière de covoiturage avant l'heure pour se rendre au travail, prend une résonance particulière au moment où le parti socialiste tente une manière de résurrection.

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