Les animations permanentes de la Winery en 2012
Bien plus qu?un lieu de vente unique en France (plus de 1 000 références de vins !), la Winery est également un des sites majeurs de l'oenotourisme aquitain et propose, toute l'année, ...
Recettes de la semaine du 6 février
Le mot crêpe est le féminin de l'ancien adjectif « cresp, crespe » qui signifie ondulé, par allusion à l'aspect que prend cette fine couche de pâte cuite sur une plaque en fonte. ...
Anka de Guillaume Guéraud aux éditions du Rouergue
Anka. Un nom qui claque. Quelque chose de coupant et de définitif. Et un très grand roman (encore) de Guillaume Guéraud... ...
Faut-il que ce pays, le nôtre, soit mal dans sa peau, qu'il ne sache plus vivre autrement que par procuration, par symbole interposé, pour que la défaite de l'équipe de France contre le Mexique et sa piètre performance, jusqu'ici, en Afrique du Sud, prenne des allures de catastrophe nationale.
Bon, c'est entendu le foot est le sport populaire par excellence et ses vedettes les vraies stars d'une société où la politique et ceux qui la font n'intéressent plus grand monde, les jeunes en particulier. Mais de là à alimenter la moindre minute d'antenne avec le dernier épisode supposé du feuilleton des avatars des « Bleus » il y a tout de même un pas... Evacuons, au plus vite, la responsabilité d'un sélectionneur dont on sait qu'un soir de défaite il avait demandé en mariage sa compagne, en manière de provocation vis à vis des médias. Domenech qui ne fut jamais qu'un joueur de seconde catégorie n'avait pu faire illusion, lors de la finale perdue de 2006 contre l'Italie, que grâce au talent de joueurs, nés à la gloire lors du triomphe de 1998 et voulaient y goûter nouveau. D'échec en échec, il ne devait son maintien qu'à un système de pouvoir, au sein de la Fédération Française, à la fois clanique et d'une rare médiocrité. A sa décharge, s'il fallait lui trouver quelque excuse, il y avait sans doute meilleure façon de le faire respecter des joueurs de l'équipe de France, qu'en désignant son remplaçant avant la Coupe du Monde.
Ce qui frappe le plus dans ce psychodrame bien de chez nous qui occupe la moindre minute d'antenne disponible, c'est qu'il relègue au second plan un débat autrement important, celui de la réforme des retraites. Un débat que Nicolas Sarkozy a voulu évacuer, le plus vite possible avant l'été, pour dégager la voie qui le conduit vers une nouvelle campagne présidentielle. Un débat qui a laissé de côté, ou n'a fait qu'effleurer, la question centrale du travail. Repousser l'âge légal de la retraite de deux ans, c'est une chose mais répondre au besoin de travail d'une société dont les jeunes ne trouvent même pas le premier emploi, c'en est une autre. Et que dire des séniors qui sont le plus souvent encore chassés des entreprises au profit de jeunes, sous payés ? Un dispositif d'aide à l'embauche des plus âgés ne règlera pas la question et la solution, parfois évoquée, de l'interdiction de licencier les séniors non plus. Quant au tutorat et à la transmission des valeurs, si souvent évoquée, ils relèvent plus de l'initiative individuelle des entreprises que d'un projet politique. Il va donc falloir aussi être attentif à la paupérisation relative d'une classe d'âge que l'impôt rattrapera sans coup férir.
En ces jours d'excitations footballistiques, essayons de ne pas perdre de vue l'essentiel et parlons-en, y compris avec le président de la Fédération Française, Jean-Pierre Escalettes. A 75 ans il connaît nécessairement bien la question.
Joël Aubert
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