Arc en Rêve expose l'architecte portugais Eduardo Souto de Moura
Assises de l’Origine : Les SIQO au cœur de la modernité
Élection à risque pour les centristes des Pyrénées-atlantiques
Germinal Peiro évoque les dossiers agricoles qui attendent le nouveau gouvernement
Gouvernement Hollande : Jérôme Cahuzac l'homme du Budget
La Rock School Barbey de Bordeaux lance un "appel à soutien" pour sauver son vieux bus rock. Pas de toute première jeunesse, le projet itinérant aurait besoin d'une nouvelle bécane pour continuer sa route mais peine à trouver des fonds pour remplacer la bête. Pour les soutenir, rendez-vous sur cette page et ajoutez votre nom à la longue liste de soutien constituée dans le but d'émouvoir les financiers : http://www.rockschool-barbey.com/soutien-au-bus-rock/index.php?source=blog
« L’agriculture urbaine et périurbaine dans les pays en développement: enjeux et défis ». Un beau sujet de réflexion proposé ce 15 mai (15/17h) par l’AFDI, Agriculteurs Français et Développement International. A l’heure où la question alimentaire est toujours préoccupante et la croissance démographique des villes explosive, l’ONG a choisi le cadre du salon de l’agriculture pour débattre autour de Faliry Boly, secrétaire général du Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger au Mali.
A l’occasion du concours interrégional de Prim’Holstein, l’ensemble des éleveurs participant à Aquitanima, a tenu à attirer l’attention du public sur la situation difficile de 13 éleveurs laitiers du Nord Gironde, privés de collecte depuis le retrait de la laiterie Leche Pascual en mars 2012. A travers un message lu par René Dubourg, Président de la section Prim’Holstein d’Aquitanima, ils se sont « associés à leur détresse » et ont exprimé leur « souhait de voir trouver une solution rapidement ». Un temps de solennité au cœur de la fête.
L'octuple champion du monde des rallyes a fait l'honneur de participer au Grand Prix de Pau sur la nouvelle Porsche 911 GT3."Je n'ai pas de pression ici",dit-il à MLC.le pilote alsacien qui est venu avec sa nouvelle écurie"Sébastien Loeb Racing" (SLR) qu'il a lancé pour la première fois au Castellet il y a deux mois. Sa femme nous explique qu'il a accepté de participer au GP de Pau pour "la passion de la course et pour faire plaisir aux spectateurs". Quelle belle âme!Sûr que MLC le réinvitera.
Le Salon de l’Agriculture Aquitaine, qui se déroule du 12 au 21 mai 2012, est aussi connecté sur Internet ! Vous pourrez trouver sur le site officiel (http://www.salon-agriculture.fr), une présentation complète de l’évènement, le programme de chaque journée ou accéder au blog pour suivre les dernières actualités à travers différents articles. Et pour les plus connectés d’entre vous, le Salon est également sur Facebook, alors n’hésitez pas à l’ajouter dans vos amis !
Il faut dire que Nicolas Sarkozy, depuis son entrée à l'Elysée, a mis le paquet pour casser le dispositif institutionnel issu des lois de décentralisation des années 80. Ainsi est né, sous le parrainage d'Edouard Balladur, le projet de création d'un élu de troisième génération, le conseiller territorial, sujet hybride puisque siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional, deux collectivités territoriales revues et corrigées au point d'être reléguées au second plan, au profit d'une France des villes, intercommunale celle-là. Et ceci, à contre courant de l'organisation institutionnelle qui prédomine en Europe. Qu'il s'agisse de l'Allemagne, de l'Italie ou de l'Espagne.
Cette réforme dont l'application est évidemment suspendue à l'éventuelle réélection de Nicolas Sarkozy a crée de tels mécontentements, à gauche comme à droite d'ailleurs, que le Sénat a basculé à l'automne dernier.
Le contexte de ce faux sommet de l'Elysée, en pleine période électorale, était donc nécessairement tendu et ne pouvait qu'accoucher de profonds désaccords. Alain Rousset pour l'Association des Régions de France et Charly Lebreton pour celle des Départements de France, chacune aux mains du PS, étaient les porte-parole d'une opposition faisant valoir que le moment n'était sans doute pas le mieux choisi pour s'entendre mais ils n'étaient pas seuls. En effet, au nom des maires de France dont il est le président; Jacques Pélissard, maire UMP de Lons-le-Saunier, n'a pas caché ses vives réserves à l'égard du projet de pacte de stabilité des dépenses publiques proposé par le tandem Sarkozy-Fillon pacte qui, déjà, découle du gel des crédits d'Etat aux collectivités, désormais déconnectés de l'inflation. En un mot: oui à la concertation, non à l'imposition. Il faut croire que ces arguments étaient recevables puisque que le premier ministre a trouvé une enveloppe de secours auprès de la Caisse des dépôts pouvant aller jusqu'à 5 milliard d'euros à consommer au plus vite !...
Le débat de fond est connu : tandis que l'Etat montre l'exemple, fait des économies, supprime un fonctionnaire sur deux, les collectivités - cette autre France, de gauche pour l'essentiel - continue à embaucher sans compter. Et il n'est pas faux de souligner que la décentralisation a été source de création abondante d'emplois publics. Cent mille de 2007 à 2011 affirme le ministère du budget.
Encore faut-il rappeler que l'Etat, progressivement depuis vingt ans, et singulièrement ces dix dernières années a transféré aux collectivités des compétences qui lui coûtaient trop cher et dont il était bien content de se débarrasser. Rappelons pour seuls exemples, parmi beaucoup d'autres, les routes nationales refilées aux départements, les lycées aux régions avec tous les agents techniques et de services entrant ainsi dans la fonction publique territoriale...Tout cela sans compter les dispositifs nouveaux crées au nom de la solidarité - songeons au Revenu de Solidarité Active - dont les départements ont hérité et dont le coût ne cesse de croître dans une France dont le nombre des pauvres va grandissant.
Il ne faut donc pas s'étonner qu'au nom du principe de « libre administration », inscrit dans la Constitution, les collectivités aient fait usage de cette liberté. La crise économique leur crée maintenant, plus que jamais, l'obligation de faire preuve de rigueur. La plupart le font, même si elles se sont exposées, il y a peu de temps encore, à de légitimes critiques pour leur affichage, parfois ostentatoire.
Et, puisque la gauche socialiste est en première ligne dans ce débat entre l'Etat et les Collectivités locales, elle a le devoir de l'être aussi dans les évolutions nécessaires de la décentralisation. N'annonce-t-elle pas, au cas où son candidat à la présidentielle l'emporterait, un acte III de la décentralisation, avec à la clé de nouvelles ressources fiscales spécifiques ? Ce serait une raison supplémentaire de mettre à plat le système d'administration des collectivités, de s'interdire des redondances, de regrouper des compétences dont la proximité invite à conjuguer économies et efficacité. On pense, ici, au chantier à ouvrir entre Régions et Départements qui, déjà, aurait dû l'être lorsque le pouvoir actuel a lancé son projet de réforme territoriale. L'occasion se présenterait, également, de clarifier les compétences déconcentrées de l'Etat car, là-aussi, des économies sont possibles.
Toute une classe politique nourrie de la force de ses habitudes, de ses certitudes confortables, de ses cumuls d'un autre âge, serait-elle capable d'accepter et conduire pareille réforme ? La question est posée mais l'enjeu est crucial pour redonner du souffle à notre démocratie fatiguée.
Joël Aubert
Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur
publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009,
les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la
rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires
à la suppression des dits contenus.
* champs obligatoires