Les animations permanentes de la Winery en 2012
Bien plus qu?un lieu de vente unique en France (plus de 1 000 références de vins !), la Winery est également un des sites majeurs de l'oenotourisme aquitain et propose, toute l'année, ...
Recettes de la semaine du 6 février
Le mot crêpe est le féminin de l'ancien adjectif « cresp, crespe » qui signifie ondulé, par allusion à l'aspect que prend cette fine couche de pâte cuite sur une plaque en fonte. ...
Anka de Guillaume Guéraud aux éditions du Rouergue
Anka. Un nom qui claque. Quelque chose de coupant et de définitif. Et un très grand roman (encore) de Guillaume Guéraud... ...
Sacrée semaine pour l'insulte, un genre d'expression en plein essor.
Un jeune homme de La Courneuve a cru malin d'insulter Nicolas Sarkozy sur le même mode qu'a employé Nicolas Anelka à l'égard de Raymond Domenech. Jugé en comparution immédiate il a écopé de 35 heures de travail d'intérêt général. Les juges ont été plus cléments que le procureur qui avait réclamé 210 heures, ce qui désole un syndicat de police.
Anelka, lui, a été viré de l'équipe de France qu'il a plongée, à moins qu'elle ne l'était déjà, dans un maelström sans précédent. Et, dans ces jours où décidément l'insulte fleure bon, Didier Porte l'humoriste vedette de France Inter a été évincé par Jean-Luc Hees, son patron, pour avoir précisément employé le mot qui fait fureur sur les stades : « enculer »
Voici une extravagante démonstration de l'usage de plus en plus banal qui en est fait. D'ailleurs, « l'Equipe » qui s'y entend en matière de titre, n'a pas craint de barrer sa première page avec la phrase prêtée à Anelka, dont on n'est d'ailleurs pas certain qu'elle ait été exactement prononcée, en ces termes, à l'encontre de Domenech.
Qu'importe : le résultat était atteint et le langage a fait mouche; en renvoyant Anelka, le richissime footballeur de Chelsea, à ses origines de sale gamin des banlieues, ce titre souligne les facilités et dérives d'un univers qui a oublié le contexte dans lequel a été crée la loi sur la presse en 1881. Une grande loi républicaine qui mettait fin à l'autoritarisme et plaçait chaque éditeur, enfin libre de publier sans autorisation préalable, devant sa propre responsabilité, au demeurant subtilement encadrée.
S'autoriser, aujourd'hui, ce rappel, ce n'est évidemment pas plaider pour un retour à quelque ordre moral que ce soit, simplement souligner qu'en ces temps où la liberté mérite beaucoup de vigilance, la vulgarité ordinaire semble devenir un bon argument d'audience. Et d'ailleurs n'a t-elle pas été pratiquée au plus haut niveau de l'Etat lors d'un récent Salon de l'Agriculture? Il est vrai que Nicolas Sarkozy peut revendiquer, sans doute plus de 35 heures par semaine de « travail d'intérêt général »....
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