Les animations permanentes de la Winery en 2012
Bien plus qu?un lieu de vente unique en France (plus de 1 000 références de vins !), la Winery est également un des sites majeurs de l'oenotourisme aquitain et propose, toute l'année, ...
Recettes de la semaine du 6 février
Le mot crêpe est le féminin de l'ancien adjectif « cresp, crespe » qui signifie ondulé, par allusion à l'aspect que prend cette fine couche de pâte cuite sur une plaque en fonte. ...
Anka de Guillaume Guéraud aux éditions du Rouergue
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Ils se sont fait entendre, une nouvelle fois, au coeur de cet été qui précède le grand débat prévu au Parlement à la mi septembre. Les retraités agricoles du Sud Ouest qui s'étaient donné rendez vous, à Bergerac, nous ont rappelé à leur destin singulier de « parias » de la société française
Quelques 745 euros pour un chef d'exploitation, retraite complémentaire comprise pour une pension de base de 645 euros...(1) Ah ! Certes il se trouvera toujours quelques détracteurs de pareilles manifestations pour faire remarquer que, si ces retraites là sont bien de misère, les agriculteurs ont souvent un patrimoine, des terres et... même un jardin pour s'assurer une manière de complément de revenu.
Le revenu, justement, c'est bien là le problème : comme il est en moyenne bas, de 16.000 euros à l'année pour les deux tiers des exploitants, ils ne cotisent pas suffisamment. Pour les plus âgés d'ailleurs, ceux qui en tant qu'aide familial ne cotisaient pas dans les années de l'après guerre, la situation frôle souvent l'indécence, si l'on considère la pénibilité du labeur accompli.
Certes, un effort de rattrapage a été entrepris depuis une vingtaine d'années, en particulier pour celles et ceux qui n'étaient pas déclarés au début de leur carrière. Il se poursuit, actuellement, par la revalorisation des retraites des conjoints et la prise en compte des carrières ayant donné lieu à des cotisations de plus courte durée. Quant à la situation des 2,5 millions de salariés, elle n'est souvent pas plus enviable que celle des exploitants, à cause de parcours professionnels en dents de scie.
On comprend donc que l'ensemble des familles de l'agriculture française attendent un effort de solidarité et un rapprochement progressif du niveau de leurs retraites de la moyenne nationale qui est nettement supérieure. La solidarité nationale, en effet, car le poids des cotisations que supportent les actifs du régime agricole ne cesse de grimper. Le nombre de ceux-ci diminue, d'ailleurs, inexorablement et l'installation des jeunes est insuffisante.
Les manifestants de Bergerac ont fait entendre leur différence à quelques jours d'une rentrée où la réforme des retraites va réoccuper le devant de la scène. Ils méritent d'autant plus d'attention que leur rappel risque de ne pas avoir le même écho que quelques autres, plus spectaculaires, dans les semaines à venir.
Joël Aubert
1. Selon les données émanant de la FNSEA
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