Les animations permanentes de la Winery en 2012
Bien plus qu?un lieu de vente unique en France (plus de 1 000 références de vins !), la Winery est également un des sites majeurs de l'oenotourisme aquitain et propose, toute l'année, ...
Recettes de la semaine du 6 février
Le mot crêpe est le féminin de l'ancien adjectif « cresp, crespe » qui signifie ondulé, par allusion à l'aspect que prend cette fine couche de pâte cuite sur une plaque en fonte. ...
La couleur des sentiments - Kathryn Stockett - Audiolib
Depuis plusieurs mois nous entendons parler de La couleur des sentiments. Il a été votre coup de coeur de l'été et le film n'a fait qu'augmenter l'enthousiasme des gens à le découvrir. ...
Il était inévitable, dès lors que l'Elysée et l'UMP souhaitaient faire de ces élections un test national, et que le PS entendait démontrer la force de son implantation locale, que le débat serait d'abord politicien.
Et que l'occasion de présenter aux citoyens le rôle des Conseils régionaux dans l'organisation de la vie quotidienne serait laissé de côté ou caricaturé.
A cet égard, les campagnes lancées sur le thème de l'explosion des impôts régionaux seraient acceptables si, sur le fond, elles n'étaient dérisoires. La fiscalité levée par les Régions ne représente que 2% de la fiscalité nationale et son poids moyen par habitant ne dépasse guère trois euros. Encore, faut-il ajouter que cette fiscalité n'est pas le fruit d'un impôt direct mais de taxes, assises en particulier sur le foncier bâti et la taxe professionnelle, qui d'ailleurs va disparaître ... pour être remplacée, on ne sait trop encore comment.
La démagogie fleurit donc avec un entrain mortifère : ces Régions coûtent trop chères, ces départements aussi ; on va donc les décapiter et reprendre la main sur une manière de contre pouvoir jugé inacceptable. L'ennui vient de ce que l'Etat, qui fait la leçon aux collectivités, vient de faire exploser les déficits du pays et que, de l'avis de la très rigoureuse Cour des Comptes, la crise n'explique pas tout ; la moitié de ceux-ci lui étant directement imputables. Les Régions, pour leur part, qui se sont parfois laissées aller dans leurs dépenses de fonctionnement, font remarquer qu'elles n'ont pas le droit, légalement, de faire du déficit. Elles recourent, cependant, à l'emprunt pour conserver un niveau d'investissement compatible avec leurs projets, d'ailleurs le plus souvent liés au développement économique et à la formation. Le citoyen n'est que peu averti de cela, malgré les efforts de communication entrepris. C'est tout juste s'il commençait à comprendre que s'il dispose de trains régionaux de meilleure qualité, de lycées dignes de ce nom pour ses enfants, de logements neufs sur les campus universitaires, il le devait à ces Régions pointées du doigt pour leurs dépenses excessives. A vrai dire, le débat en cours témoigne d'une politisation qui, depuis bien longtemps, n'avait pas fait autant dans la caricature. Une ligne voulue pour légitimer la reprise en main générale des collectivités par l'Etat, dans une approche dont la gauche aurait tort de croire qu'elle ne marchera pas. Il suffit d'entendre la droite, Xavier Bertrand la main sur le cœur, jurer qu'elle n'augmentera pas l'impôt pour prendre la mesure du piège qu'elle lui tend. Il lui reste un mois pour expliquer et convaincre et pas seulement pour hurler à la mort.
Joël Aubert
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