aqui.fr lance Aqui-Bordeaux-Métropole le 9 novembre 2015

Le Fil d'Aqui

20/07/16 : Fierté pour le Comité régional Olympique et Sportif d'Aquitaine: 31 sportifs licenciés et 19 sportifs originaires de la Nouvelle-Aquitaine représenteront la France aux Jeux Olympiques (5-21 août) et Paralympiques (7-18 septembre) de Rio au Brésil!

19/07/16 : Le jury de la 23ème édition du Concours National de la Création d'Entreprises Agroalimentaires organisé depuis 1994 par Agropole se réunira le lundi 26 septembre prochain dans les salons du Sénat à Paris pour désigner ses lauréats.

19/07/16 : 1ère Nuit de la Noisette organisée par la Maison de la noisette le lundi 25 juillet à partir de 18h30 à Lacépède (47). Au programme : découverte de la ferme, casse-croûte paysan saveurs noisettes et balade nocturne sensorielle et contée

19/07/16 : Le cinéma Les Montreurs d’Images à Agen propose Les Cinestivales : 1 film + 1 apéro-mix, jeudi 21 juillet. Au programme, à 18h30, la projection de « Paco De Lucia, légende du flamenco » et à 20h un Apéro-mix au bar et dans la cour du cinéma.

16/07/16 : A Périgueux, le bâtiment syndicat départemental de l'énergie de la Dordogne restera illuminé aux couleurs du drapeau français en hommage aux familles et aux victimes de l'attentat de Nice pendant une semaine.



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  • 22/07/16 | Une rallonge de 27M€ pour la Nouvelle-Aquitaine

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    Dans le cadre des contrats de plan Etat-Régions, afin de tenir compte des nouveaux périmètres régionaux, l'Etat après échanges avec la Région va débloquer une enveloppe de 27M€ supplémentaires pour conforter des opérations "particulièrement stratégiques pour une plus grande cohésion de la Nouvelle-Aquitaine": la mise à 2x2 voies de la RN 141 entre Exideuil-Roumazières-Chasseneuil en Charente, la modernisation de la ligne ferroviaire Nantes-Bordeaux, le développement du Campus de génie civil d’Egletons en Corrèze et de l’Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique à Poitiers.

  • 21/07/16 | L'Agglo Côte basque Adour vote l'intégration de Tarnos

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    Lors de sa dernière réunion, l'ACBA a quasiment plébiscité l'intégration de la ville du Seignanx et voisine de Tarnos, par 21 voix, 1 abstention et 1 refus de participer au vote. Un vote qui a provoqué un débat nourri et tendu sur fond de l'intercommunalité unique. EPCI rejetée par cinq des six maires de cette agglo Côte basque Adour et hyper représentée dans cette assemblée. Si pour le maire de Biarritz cette arrivée dictée par un bassin de vie naturel, enrichirait le nouveau territoire, pour le maire de Boucau il s'agit simplement du sens de l'histoire.

  • 21/07/16 | TER : les usagers dédommagés en septembre

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    En raison d'importants mouvements sociaux dans les Ter en mai et juin derniers, le plan de transport des Ter en Nouvelle-Aquitaine a été très impacté, avec au plus fort de la crise, plus de 35% des Ter supprimés. Des suppressions s'ajoutant à celles intervenues depuis février sur certaines lignes en raison du manque de conducteurs. En guise de dédommagement, et à la demande de Renaud Lagrave, vice-président du Conseil régional en charge des infrastructures, des transports et des mobilités, SNCF Mobilités accorde pour le mois de septembre, une réduction de 30% aux abonnés annuels et mensuels des réseaux Ter de la région.

  • 20/07/16 | 750 000€ pour la filière gras

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    Le 11 juillet, le Conseil régional a débloqué 750 000€ en faveur des entreprises de la filière gras, touchées par la crise aviaire. Une somme issue de l'enveloppe de 15M€ promise par Alain Rousset à la mi-fevrier, en même temps que la création d'un comité de suivi sur ces mesures d'accompagnements. Celles-ci ciblent le financement des investissements de biosécurité dans les exploitations, la prise en charge de la formation des salariés et des agriculteurs dans le cadre de procédures d'activités partielles, et l'accompagnement au cas par cas des entreprises les plus fragilisées.

  • 20/07/16 | Fêtes de la Madeleine : des renforts militaires et des entrées de ville mieux sécurisées

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    A la veille de l'ouverture des fêtes de Mont-de-Marsan, et suite à l'attaque de Nice, la préfecture des Landes a annoncé mardi le renfort de 30 militaires de l'opération Sentinelle. Ils viennent s'ajouter aux 124 CRS (le double de 2015), aux 70 policiers nationaux et 129 gendarmes déjà prévus le 12 juillet dernier. Par ailleurs, de gros blocs de béton seront positionnés sur les entrées principales de la ville pour "prévenir toute tentative d'entrée dangereuse d'un véhicule".

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Elections régionales 2015 Innov'action et Agriculture
Joël Aubert - Rédacteur en chef - Aqui.fr

L'Edito

Derrière l'affaire Spanghero, une Europe qui devient folle

Spanghero… Un nom d’abord qui rappelle aux moins jeunes d’entre nous les mêlées ouvertes d’où Walter s’extrayait pour emporter deux ou trois anglais accrochés à ses basques... Une marque dont l’identité se confond avec Castelnaudary, une grosse bourgade de l’Aude perchée au-dessus du canal du Midi; la tentation d’un détour, en route vers Narbonne et ses plages, histoire de "se faire" un cassoulet et d’honorer la gastronomie locale. Rachetée par l’un des fleurons du secteur coopératif régional, Lur Berri, dont le nom fleure bon l’agriculture des coteaux du pays basque, qui en rien de temps, est devenue un géant du secteur agro-alimentaire, Spanghero est dans la tourmente. Castelnaudary tremble, légitimement, pour ses emplois et le Pays Basque et ses valeurs ne se reconnaissent plus dans ses circuits indéchiffrables d’un produit avec lequel on ne badine pas, la viande de bœuf.

C’est le sénateur Jean-Jacques Lasserre, l’ancien président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et de la coopérative Lur Berri, tout en défendant l’honnêteté de ses responsables qui dénonce, sur le mode à la fois désolé et inquiet,  un système qui est devenu fou. Le propos renvoie, en effet, à la découverte que permet cette affaire, celle de ce que l’on pourrait appeler par analogie aux circuits financiers, la dérégulation d’une partie des marchés de l’agro-alimentaire. Des traders (!) chypriotes ou néerlandais –apparemment on en trouve d’autres chaque jour ailleurs dans l'UE – qui, sans aucun contact avec le produit alimentaire qu’ils achètent et revendent, font leur biseness en toute légalité au sein d’une Union Européenne qui, pourtant, du côté de Bruxelles se montre, par ailleurs, si souvent intransigeante quand il s’agit de l’édiction ou du respect des normes… Une Commission qui redonne au même moment le feu vert aux farines animales… Une Commission qui prône le « verdissement » de la Politique Agricole Commune pour aller au devant des attentes de la société mais se montre moins résolue pour qu’existe un étiquetage efficace.

Les enquêtes en cours diront ce qu’il en est des responsabilités des uns et des autres, dans ce trafic de viandes dont heureusement on peut croire qu’il n’aura pas de conséquences sanitaires. Reste, et ce n’est pas rien, les enseignements que l’on doit en tirer. Et singulièrement, ici, dans notre Aquitaine terre d’élection des produits sous signe de qualité qui vont être promus au prochain salon de l’agriculture sous la bannière Sud Ouest.

Le sérieux de la chaîne agro-alimentaire doit être plus que jamais l’impératif catégorique, la transparence des acteurs plus que jamais nécessaire, y compris pour savoir ce que coûte par exemple un poulet fermier des Landes et pourquoi son prix est aussi une garantie pour le consommateur. Parallèlement, les organisations professionnelles agricoles doivent poursuivre l’encouragement au développement des circuits courts, synonyme d’une plus grande traçabilité des produits et de revenu conservé par le producteur. Un corpus de valeurs, en quelque sorte, à partager de la ferme à l’assiette, une proximité pleine de sens face à l’anonymat des margoulins qui prospèrent dans une Europe qui a besoin de se ressaisir .

Joël Aubert

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tchoo | 20/02/2013

Enfin quoi, une coopérative avec les valeurs qu'elle est censée véhiculer tomber dans ces travers de la soi-disant modernité! Elle où la société d'hommes censées ne pas fait de bénéfice mais être au service des agriculteurs et des humains en général. Remarquez le Crédit Agricole revendique, lui aussi ces jours-ci être une coopérative, après avoir jugé cela ringard pendant des années. Honnis soit ce postulat où le marché est censé réguler tout, à part pervertir et appauvrir le plus grand nombre on ne voit pas très bien quel est son bénéfice. Changeons de monde, et vite

Xavier | 21/02/2013

Il y a 24 ans, j'achevais un cursus d'enseignement supérieur en agriculture, Durant les études, un voyage pour comprendre le fonctionnement de la filière viande bovine : déjà, les opérateurs nous expliquaient que les pratiques de mise en marché nécessitaient pas mal d'intermédiaires (et donc ne permettaient pas forcément de reconstituer précisément la formation du prix des produits et le lien entre producteur et consommateur). Plusieurs stages en exploitations agricoles (notamment en culture biologique), en 1987, service national civil dans un coopérative de consommateurs de produits bio, stage de fin d'étude dans une vallée pyrénéenne, sur l'occupation de l'espace et le maintien de l'activité agricole pérenne, même dans des zones difficiles. En 1998, en pleine période de crise de la vache folle, je travaillais notamment avec des éleveurs du Massif Central pour accompagner des filières de qualité, grâce au programme européen Leader. Tout ça pour dire que la meilleure garantie de qualité me semble être dans la proximité à a fois géographique et fonctionnelle (moins d'intermédiaires, plus de traçabilité...). Pas sûr que ce soit l'Europe qui soit devenue folle, ( ou alors il faut préciser : l'Europe des producteurs ? L’Europe des consommateurs ? Celle des lobbyistes ? Voire celle des boursicoteurs et des agences de notation... ?),mais plutôt une logique de marché ultralibérale poussée à bout. Je suis d'accord avec vous, Joël, et j'enfoncerai même le clou : actuellement trop peu de responsables, élus et décideurs, au sein des organisations professionnelles agricoles, sont conscients du bien fondé et de l'intérêt des circuits courts : combien d'affaires Findus ou Spanghero faudra-t-il pour qu'ils s'intéressent à de nouveaux modes de production, voire de distribution, quelque peu "alternatifs" et pourtant pas révolutionnaires. Juste en phase avec l'air du temps et la demande sociale contemporaine ("Manger mieux tout en préservant les ressources environnementales et... en rémunérant mieux les producteurs !")

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