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13/12/18 : Le jeune rugbyman du Stade Français Nicolas Chauvin, 19 ans, victime d'un traumatisme cervical suite à un plaquage dimanche lors d'un match à Bègles est décédé au CHU de Pellegrin. Nouveau drame après la mort récente d'un jeune joueur d'Aurillac.

13/12/18 : Présente au salon Nautic de Paris, La Rochelle a lancé de Paris le Défi Atlantique, une nouvelle course en équipage réservée aux Class 40. Départ fin mars 2019 de la Guadeloupe, pour rejoindre La Rochelle mi-avril avec une escale à Horta aux Açores.

13/12/18 : La CCAS de Châtellerault organise ce samedi à la résidence Tivoli son marché de Noël. Lors d'ateliers manuels, les résidents ont réalisés des créations qui seront en vente lors du marché et dont les gains serviront à l'animation de la résidence.

12/12/18 : En raison des liens historiques et fraternels qui unissent les villes de Strasbourg et de Périgueux, le drapeau français sur la mairie de Périgueux sera en berne ce mercredi suite au drame survenu hier sur le marché de Noël de la capitale alsacienne.

12/12/18 : Vigipirate : Urgence Attentat. Renforcement de la sécurité en Gironde. Renforcement des contrôles notamment à l’aéroport de Bdx-Mérignac, surveillance des marchés de Noël, centres commerciaux et interdiction de manifestations sur la voie publique.

12/12/18 : Signature de la charte urbaine, architecturale et paysagère de Pessac le 13 déc. Elle entend garantir et préserver la qualité du cadre de vie des Pessacais en travaillant sur la qualité des espaces extérieurs, de la construction et des usages.

12/12/18 : La FFMC47 organise avec les Restos du Cœur la balade des pères Noël motards, le samedi 15 déc. au Gravier à Agen à 13h30. Le principe : venir déguiser en père Noël avec un cadeau neuf non emballé qui sera offert à des enfants par les Restos à Noël.

12/12/18 : Les 22-26 et 28 déc, Bordeaux Visite organise une visite-famille "Bordeaux à Noël", afin de découvrir la place Pey Berland, le cours de l'Intendance, les allées de Tourny, la place de la Comédie. Accessible aux familles avec enfants dès 7 ans.

12/12/18 : Forum « Sport en société, Droit au Sport et contraintes économiques », les vendredi 14 et samedi 15 décembre, organisé par le CDOS33 en cette année du 40ème anniversaire du mouvement sportif girondin, à l'Hôtel du Département à Bordeaux.

12/12/18 : La Mairie de Billère (64), met en garde sur des démarchages abusifs proposant une intervention pour détruire un nid de frelons ou pour réclamer un paiement pour une intervention déjà effectuée. Ces personnes ne sont pas mandatées par la Mairie.

11/12/18 : 70 ans après l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme la Ligue des Droits de l'Homme organise une conférence-débat avec Henri Leclerc pdt d’honneur de la LDH France, le mardi 18 déc à 19h30 à l’Athénée municipal à Bordeaux.

11/12/18 : Vendredi 14 décembre à 20h30, concert de fin d'année de l'Orchestre universitaire de Bordeaux, dans l'amphi 700 de l'Université Bordeaux Montaigne, avec au programme : Wolfgang Amadeus Mozart, Vincenzo Bellini et Antonín Dvořák.

11/12/18 : Ouverture des Halles de Talence ! Après 9 mois de travaux et 18 mois d’élaboration cet équipement a fait peau neuve. Prochainement, il accueillera 16 commerces de bouche dans l’hypercentre.

11/12/18 : 3ème « Partage - Groove for Food », dimanche 16 déc, où 12 des meilleurs DJs bordelais se mobiliseront en faveur des plus démunis de 12 h à 19 h, en se relayant aux platines du restaurant L’Épicerie Bordelaise, 14 rue Ravez.

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  • 13/12/18 | Ouverture de la Patinoire et « Ice Party » à Villeneuve-sur-Lot

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    La patinoire revient à Villeneuve-sur-Lot du 15 décembre au 6 janvier, sous la halle Lakanal. Ouverte tous les jours de 10 h à 19 h (3 € les 30 min.), cette année, les jeunes du Villeneuvois inaugureront les nocturnes avec une soirée « Ice Party » proposée ce même jour de 20 h à minuit. Gratuit et réservé au 15-20 ans, cet événement sera animé par le DJ KM Events.

  • 12/12/18 | Don du sang: l'EFS appelle à une mobilisation continue

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    L'EFS lance un appel aux dons pour mobiliser les donneurs de sang à l’approche des fêtes, car, comme chaque fin d'année, le nombre de dons diminue et les réserves de sang avec. Or la durée de vie des produits sanguins est limitée (7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges), et les besoins des malades eux, restent constants: 850 à 1 000 dons sont nécessaires chaque jour en Nouvelle-Aquitaine. Les donneurs de tous groupes, et plus particulièrement les donneurs universels (O-) sont invités à venir donner leur sang. Où donner: dondesang.efs.sante.fr

  • 12/12/18 | Impact économique de la mobilisation des gilets jaunes : la CCI47 solidaire de ses entreprises

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    Les 15 000 ressortissants de la CCI47 sont actuellement sondés pour faire un état des lieux à date des impacts suite aux blocages des « gilets jaunes ». Le sondage est accessible via le site web de la CCI www.cci47.fr. Une cellule d’aide et de soutien aux entreprises est également mise en place.

  • 12/12/18 | En Dordogne, patrouilles renforcées sur les marchés de Noël

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    Après le drame qui a frappé Strasbourg, mardi, le préfet appelle chacun à la vigilance. Dans un communiqué, la préfecture indique que des mesures de sécurisation des marchés de Noël et des rassemblements festifs en Dordogne ont été prises avant la fusillade de Strasbourg, mais l'ensemble des dispositions de sécurité initiales sera au besoin renforcé conformément au plan Vigipirate. Les patrouilles de police et de gendarmerie seront plus fréquentes et l'ensemble des acteurs de sécurité sont mobilisés.

  • 12/12/18 | Electricité publique : Limoges re-signe pour 30 ans

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    Une nouvelle convention de concession vient d'être signée entre la ville de Limoges, Enedis et EDF, respectivement pour la gestion du service public de distribution d'électricité et la fourniture d'énergie électrique (tarif règlementé) pour trente ans. Ce contrat, visant notamment, selon la ville, à "améliorer les indicateurs de performance et de suivi de service public d'électricité", permet aussi aux clients de bénéficier de e.quilibre, une solution numérique pour les aider à maîtriser leur consommation énergétique.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Environnement | A Cordouan, les derniers gardiens de phare en mer s'apprêtent à tirer leur révérence

20/10/2008 |

Le phare de Cordouan à marée haute

Cela fait désormais près de 20 ans, que l'Etat veut automatiser le phare de Cordouan, en Gironde. Mais, depuis deux décennies, les gardiens résistent et, avec l'appui des habitants, se mobilisent pour que les élus préservent ce "bijou" du patrimoine girondin, considéré comme le Versailles de la mer. Mais, sauf rebondissement de dernière minute, cette fois, le phare de Cordouan, le dernier phare en mer, devrait bien être automatisé en 2009. Conscient, qu'on ne peut laisser à l'abandon, un tel trésor, les élus locaux ont demandé au préfet de Gironde, lors du dernier comité de pilotage de sauvegarde du phare, à ce que les gardiens soient remplacés par deux personnes capables d'assurer les visites touristiques.

« On ne peut pas abandonner ce phare ! C'est une œuvre d'art. Avez-vous vu la beauté du bâtiment, l'épaisseur de cette pierre de taille, la qualité de l'architecture et ses ornements royaux ? », interpelle Jean-Paul Eymond, marié, deux enfants. Ce gardien parle de « son » phare, celui de Cordouan, le plus vieux de France, entré en service en 1611 pour veiller sur l'estuaire de la Gironde. C'est le dernier phare en mer encore gardé. Aujourd'hui, Jean-Paul prend la relève de ses deux collègues pour quinze jours. L'émotion le traverse. Les yeux sont humides. D'habitude, ils parlent de leur vie, de leurs enfants, mais depuis quelques mois, une question les hante : que va devenir le phare ? L'administration a décidé de l'automatiser à la fin de l'année prochaine. Les gardiens vivent donc ici leurs derniers mois. Et leur émotion est visible. Jean-Paul parle du phare avec l'émerveillement d'un enfant, malgré ses 56 ans. « Quand j'ai vu ce bâtiment en 1977 pour la première fois, je suis tombé amoureux », raconte-t-il.

Cordouan, un phare classé monument historique
Considéré comme le « Versailles de la mer », Cordouan, le « roi des phares », classé monument historique en 1862, est unique en France. Situé à sept kilomètres de la côte, le phare en impose avec sa stature royale et sa tour blanche, haute de 68 mètres, en pierre de Saintonge. Un appartement, décoré de pilastre aux monogrammes de Louis XIV et Marie-Thérèse, y a même été aménagé, au premier de ses six étages, pour accueillir le roi, même s'il n'est jamais venu. Au deuxième étage, une chapelle, la seule existant dans un phare en France, couverte d'emblèmes monarchiques d'Henri III et d'Henri IV, et de beaux vitraux datant de 1853 représentant sainte Anne, sainte Sophie, saint Michel et saint Pierre, rappellent au visiteur qu'il est dans un « lieu sacré ». Pour Jean-Paul, catholique, le phare a quelque chose de mystique. « Ce lieu est apaisant. Il nous amène à réfléchir sur nous-mêmes, sur la vie... »

« Nous sommes fiers d'avoir préservé l'œuvre d'un grand bâtisseur, Louis de Foix », confie, pour sa part, Serge Andron, gardien au phare de Cordouan depuis 1979. Pour cela, cet homme de 57 ans, marié, reconnaît qu'il a « sacrifié » sa vie de famille et n'a pas vu vraiment grandir ses trois enfants. « C'est un choix. Je ne regrette rien. C'est un livre qui se ferme. C'était une vie paradisiaque, une grande maison. Je préfère ne pas y penser. J'aurais aimé transmettre mon métier. Cela fait mal au cœur », avoue-t il, déchiré. À ses côtés, sa femme approuve. « Il y aura un manque. J'appréhende de le voir revenir à la maison, car même lorsqu'il est en congé, il va au phare. »

Un savoir-faire, un métier qui disparaît
Son ami Paul Luceyran, 47 ans, qui sera le dernier gardien du phare de Cordouan, sait déjà qu'il va regretter cette vie-là. Une vie menée à deux, presque comme un couple, mais chacun de son côté. « Ici, nous sommes libres, nous n'avons pas d'horaires fixes. Nous ne nous ennuyons jamais. Nous bricolons dans le phare, nous pêchons et nous nous retrouvons pour les repas. » Paul est un amoureux de la solitude. « Je resterai jusqu'à la fin. Mais la décision est prise en haut lieu. Que peut-on faire ? », se demande-t-il, avec un sentiment d'impuissance. Déjà, leur nom a changé. Ils sont désormais « contrôleurs des travaux publics de l'État ». « C'est un métier, un savoir-faire, qui disparaît », regrette Jean-Marie Calbet, président de l'Association pour la sauvegarde de Cordouan. En 2006, il a donc proposé de conserver Cordouan comme phare école. « Il existe toujours une école à Brest, dans le Finistère, mais la formation n'est plus la même. Ils sont dans une logique de dépannage. Avant, nous étions dans une logique d'entretien, de préservation », déplore-t-il.

Sans se faire d'illusions, les gardiens du phare de Cordouan ont encore une lueur d'espoir. Car en réalité, ils ont déjà obtenu un sursis. Depuis 2005, le phare doit être automatisé. Tout est prêt. « Depuis 2006, c'est un automate qui fait démarrer les groupes électrogènes et le feu. Il n'y a plus qu'à déporter les alarmes au centre d'exploitation à terre pour l'automatiser entièrement, souligne Jean-Paul Eymond. Et depuis deux ans, nous ne sommes plus que trois gardiens titulaires pour le garder, au lieu de cinq. Nous sommes obligés d'embaucher des étudiants pour compenser notre manque d'effectifs. »

Le phare est-il sauvé ?
Mais désormais, le péril est plus grand. « Je crains que, cette fois, en ces temps de crise, les restrictions budgétaires de l'État n'aient raison de Cordouan », concède Jean-Marie Calbet, qui avait empêché la fermeture et la vente du phare en 1980. D'autant que le phare doit subir d'importants travaux de rénovation, de l'ordre de 10 millions d'euros. Le comité de pilotage, créé en 2006, comprenant élus et associations, recherche toujours une solution pour financer les 300 000 € par an du gardiennage. Sachant qu'actuellement, les recettes générées par les visites de 30 000 touristes chaque année rapportent déjà 100 000 €. « Mais ils ne feront pas l'entretien. Le phare va se dégrader, comme en Bretagne, où les phares automatisés sont en train de pourrir », conclut Serge Andron, dernier chef du phare de Cordouan.

Ceci étant, lors du dernier comité pilotage, en préfecture, le conseil général de la Gironde s'est engagé à prendre en charge leurs salaires, en attendant que le Syndicat mixte pour le développement durable de l'estuaire de la Gironde (Smiddest) reprenne la gestion du phare. « C'est une très bonne solution », se félicite Jean-Marie Calbet, président de l'Association pour la sauvegarde du phare de Cordouan. Reste maintenant à faire accepter cette décision par le conseil d'administration du Smiddest et à trouver 10 millions d'euros pour restaurer ce « Versailles de la mer ».

Nicolas César

Crédits photo : Aqui!

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