La Technopole Montesquieu a 20 ans et fête ça trois jours durant, du 9 au 11 juin. L'occasion pour elle, à travers débats et conférences, de réaffirmer ses valeurs, conciliant les technologies d'avenir et le respect de la nature. Ce mercredi 9 juin, c'est la 4ème journée des Eco-technologies qui a lancé l'ouverture des festivités. Le thème du jour : « Ecophyto 2018 : Quel avenir pour les agents de biocontrôle ? » ou la question des nécessaires solutions alternatives à l'utilisation d'intrants.
Trouvant ses sources dans la réglementation européenne, puis élaboré à l'issue du Grenelle de l'environnement, le plan Ecophyto 2018 repose sur l'enjeu de la construction d'un nouveau modèle agricole français. Ce dernier, tout en conservant la compétitivité des exploitations agricoles devra tenter de réduire de 50% l'usage de produits phytosanitaires à l'horizon 2018. A l'heure actuelle la France est le premier pays d'Europe consommateur de ce type de produits avec plus de 75000 tonnes de pesticides utilisées chaque année toutes filières confondues. « Ce record la place au quatrième rang au niveau mondial » précise Assia Belhadj, chargée de projet à la technopôle et organisatrice de la journée. Au vue des dangers de ces pesticides pour la santé humaine et environnementale, approcher, si ce n'est atteindre, les objectifs Ecophyto 2018, se révèle donc urgent.
Développer de nouveaux produits naturels d'ici 8 ans
Urgent, mais difficile, puisqu'il s'agit de développer et commercialiser d'ici huit ans de nouveaux produits naturels de traitements des cultures aussi appelés «agents de biocontrôle ». Ces « biopesticides » recouvrent quatre catégories que sont les micro-organismes (champignons, bactéries ou virus), les macro-organismes (insectes ou acariens par exemple), les phéromones et les substances naturelles telles que les extraits de plantes.
Cette journée a ainsi été l'occasion d'une présentation de certains de ces agents de biocontrôle et de leur utilisations qui ne sont pas sans limite ni défaut. En effet, si certains de ces agents sont porteurs de faibles risques, d'autres présentent des profils toxicologiques pouvant être tout aussi défavorables que les pesticides actuels. En outre, certaines méthodes, si elles sont totalement biologiques, comme l'intégration d'organismes vivants pour lutter contre les ravageurs, peuvent soit manquer d'efficacité hors serre car soumises aux aléas climatiques, ou bien encore représenter un risque invasif si l'ennemi naturel implanté entre lui-même dans une concurrence nuisible et non prévue avec d'autres espèces.
Biopesticides: 3% du marché des produits phytosanitaires
Enfin, le dernier obstacle, et non le moindre, au développement de ces biopesticides réside dans la petitesse du marché actuel. En effet, il ne représente que 3% de l'ensemble du marché des produits phytosanitaires. Pour faire face, des projets se montent afin d'aider au développement et à la structuration de la filière des biopesticides. C'est notamment le cas du projet porté par Assia Belhadj qui vise à la création de la plateforme Bioprotec, au sein de la Technopole de Martillac. « Cette plateforme sera à destination des laboratoires de recherche et des entreprises et aura pour objectif de promouvoir l'apparition de nouveaux produits naturels sur le marché. » Animatrice de réseau entre les différents acteurs, elle fournira par ailleurs des prestations de recherche et de développement, ainsi qu'à terme, des conseils réglementaires et d'aide à l'homologation. En bref, « une offre globale pour aider les acteurs de la filière, à tous les niveaux du développement de produits naturels de protection des cultures.» Actuellement en attente d'une réponse imminente de la région quant au financement du projet, Assia Belhadj espère que les activités de Bioprotec pourront débuter dés le mois de juillet.
Solène Méric
L'endroit, l'envers, le lycée Montesquieu planche sur les enjeux urbains de l'inscription d'un site UNESCO
06/01/12
2011, une année chaude et de petite crue...
03/01/12
Des cèpes... Les richesses du sol Aquitain.
01/01/12
Ouverture de l'enquête publique sur le futur parc marin au bassin d'Arcachon
28/12/11
Tribune libre : La consommation collaborative, rentabilisez l'inutilisation.
27/12/11
Bilan et perspectives pour le Défi Aquitaine Climat régional
23/12/11
Une étudiante bordelaise remporte les Trophées universitaires du développement durable
22/12/11
Colloque Eau et solidarité internationale : "d'abord régler la question de la gouvernance"
17/12/11
Les centrales solaires se développent en Aquitaine
06/12/11
Le Choix d'Aqui ! Eaux et Solidarité internationale : une journée et une soirée pour y réfléchir
05/12/11
Pau : Asphodèle, salon bio avec la rigueur écolo.
02/12/11
Projet « Water and territories » coordonné par le département de la Gironde: vers une nouvelle politique de l'eau ?
30/11/11
Carton plein pour la Fête de l'Arbre au Conservatoire Végétal d'Aquitaine
28/11/11
A Agen, le débat citoyen autour du climat n'attire pas les foules
11/11/11
Trophées Agenda 21 : le Conseil Général de la Gironde salue les bonnes actions environnementales menées sur son territoire
10/11/11
Le frelon asiatique a encore fait un mort
31/10/11
Entreprises du paysage en Aquitaine : plus nombreuses mais plus fragiles
30/10/11
La construction bois s'expose au Salon Vivons Bois du 4 au 7 novembre 2011 ( Parc des expositions à Bordeaux Lac)
29/10/11
Bilan des dégâts de l'Ours dans le Parc National des Pyrénées : 42 moutons, 2 ruches et 1 cheval
23/10/11
Kéolis et la CUB voguent sur les nouvelles mobilités et bientôt sur la Garonne !
20/10/11
L'éolien, patience, longueur de temps, embûches et perspectives: témoignages d'Aquitaine et au-delà...
17/10/11
Région Aquitaine : Du 17 octobre au 15 novembre, débat citoyen pour défi climatique
17/10/11
A Faleyras, l'Association des Maires de Gironde, ERDF et France Télécom, se testent grandeur nature contre les tempêtes
14/10/11
Bayonne élue capitale française de la biodiversité
12/10/11
Première Fête de la science en Lot-et-Garonne
12/10/11
| Mentions légales |