Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

19/07/19 : Un nouveau cas de dengue diagnostiqué en Lot-et-Garonne suite au retour d’une personne ayant séjourné sur l’île de la Réunion. Le traitement de démoustication interviendra dans la nuit du 22 au 23 juillet à Bajamont, Foulayronnes et Castelculier.

19/07/19 : Épisode de fortes chaleurs ce week-end dans le 47. Le risque de feux de forêt devrait basculer en niveau sévère dès lundi, avec un renforcement des effectifs et des moyens sapeurs-pompiers. Le SDIS active dés à présent sa vidéosurveillance.

19/07/19 : Le Château de Bonaguil en Lot-et-Garonne vient de recevoir le label « Sécuri-Site ». Délivré par la Préfète du Département, ce label certifie la mise en place d’un dispositif de sécurité complet, à l’intérieur comme aux abords d’un site touristique.

18/07/19 : Suite à l’interruption à mi-spectacle du traditionnel feu d'artifice du 14 juillet sur les quais de Bordeaux, pour cause d'incendie sur la barge de tir, Nicolas Florian a décidé d'en proposer un nouveau le samedi 7 septembre pour marquer la rentrée.

18/07/19 : Le 2 Juillet dernier, la Fondation Poitiers Université a élu Marc Bonassies, directeur départemental de la Banque Populaire Val de France, comme Président. Il succède à Roger Belot, président de la Fondation depuis juillet 2015.

18/07/19 : La ville de Biarritz vient d’être condamnée par le tribunal de Pau à verser 1730 € au Comité de Liaison du Camping-car. En cause: 15 panneaux d’interdiction de stationnement pour les camping-cars. Déjà désavouée, elle avait un mois pour les retirer

18/07/19 : Nouvelle mesure de restriction d’irrigation sur le bassin du Clain. En effet, les prélèvements d’eau en rivière destinés à l’irrigation agricole, rattachés à la borne de Vouneuil-sous-Biard, seront interdits à partir de 8 h, ce vendredi 19 juillet.

17/07/19 : Ce vendredi 19 juillet à 11 h, dans l’hémicycle de l’Hôtel du Département à Agen, une session spéciale se tiendra lors de laquelle les élus départementaux se prononceront sur le lancement d’un budget participatif citoyen et sa mise en oeuvre.

17/07/19 : CAN 2019. Dans le cadre de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, qui verra s'opposer vendredi soir le Sénégal à l'Algérie, et afin d'éviter tout débordement, la Ville d'Agen fermera les principaux axes de circulation entre 20h et 2h du matin.

17/07/19 : La Cité du Vin réduit ses tarifs! Les porteurs de la Carte Jeune de Bordeaux Métropole bénéficient dorénavant de 20 % de réduction pour le porteur de la carte, et également pour l'accompagnant adulte quand le porteur a moins de 16 ans.

17/07/19 : Marc Médeville, succéde à Bernard Farges à la tête des Bordeaux et Bordeaux supérieurs avec 2 priorités de mandat: la reconquête des parts de marché auprès des professionnels et l'inscription de 100% des AOC dans des démarches environnementales.

17/07/19 : Elizabeth Borne nommée ministre de la transition écologique va cumuler ce poste avec celui des Transports qu'elle occupait déjà mais sans rang de ministre d'Etat comme son prédécesseur François de Rugy.

16/07/19 : L'allemande Ursula Von der Leyen a été élue ce 16 juillet présidente de la Commission européenne à une courte majorité - 383 voix sur 747 membres - par le parlement de Strasbourg après un discours où elle avait annoncé un « green deal » pour l'Union.

16/07/19 : Le maire de Cenon sur la rive droite de Bordeaux qui s'oppose à l'occupation illégale du parc du Loret par quelques 200 caravanes "évangélistes" de passage s'est vu notifier l'obligation préfectorale d'accepter leur présence jusqu'au 24 juillet.

- Publicité -
S’abonner ici !
- Publicité -
  • 19/07/19 | Découverte de la forêt de Migelane en Gironde, dimanche 21 juillet

    Lire

    Rendez-vous dimanche 21 juillet pour découvrir ou re-decouvrir la forêt de Migelane, située sur la commune de Martillac. A 10h et 15h, des balades musicales d'1h30 seront organisées, en compagnie des musiciens Agnès et Joseph Doherty. En suivant, des visites avec des animateurs spécialisés permettront de se familiariser avec la faune et la flore riche de la forêt. Entrée libre, à partir de 6 ans. Réservation obligatoire au 05 56 72 27 98 Pour en savoir plus

  • 19/07/19 | L'A63, "boulevard urbain" gratuit pendant le G7 de Biarritz

    Lire

    La nouvelle est venue hier de la sous-préfecture de Bayonne, l'autoroute A63 va faire office de rocade de contournement des agglomérations bayonnaises, angloyes et biarottes pendant les trois jours du G7 du 24 au 26 août en accord avec Vinci, la Communauté d'agglomération et le Syndicat des mobilités. En effet, les deux axes principaux, RD210 (ex Rn10) et une partie du BAB seront "gelés", comme l'aéroport et les gares de Bayonne à Guéthary seront fermées. Avec le flot de vacanciers qui utilisent l'autoroute en cette fin du mois d'août Bison Futé va perdre les pédales….

  • 19/07/19 | Squats : la métropole ouvre un gymnase

    Lire

    Après l'annonce par la préfète Fabienne Buccio de la poursuite de la fermeture des squats et habitats précaires, notamment sur l'agglomération bordelaise, Bordeaux Métropole a annoncé ce vendredi la mise en place d'une ouverture temporaire du gymnase Thiers dans le quartier de la Bastide, à condition que des associations en gèrent l'accueil. 150 places se sont ouvertes ce vendredi soir, la métropole en cherche actuellement le double.

  • 19/07/19 | Job‐dating inversé à la Cité de la Formation (CFP) à Marmande le 22 juillet

    Lire

    Val de Garonne Agglomération et la Cité de la Formation de Marmande organisent une rencontre entre les jeunes diplômés et les employeurs du territoire le lundi 22 Juillet de 17h à 19h sur le Plateau Technique Soudage de la CFP. Entreprises, agences intérimaires, groupements d’employeurs, partenaires de l’emploi sont conviés pour participer à cette rencontre sous forme de job‐dating inversé, car ce seront les candidats qui seront installés devant leur cabine de soudage et les employeurs qui viendront à leur rencontre.

  • 19/07/19 | Le Centre Expert Autisme du Limousin a fermé

    Lire

    Sur décision de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, le Centre Expert Autisme du Limousin a fermé ses portes le 1er juillet dernier. Depuis 2014, ce centre de la Haute-Vienne assurait le diagnostic et la prise en charge de tous les enfants de 0 à 6 ans avec autisme. Face à cette fermeture, l’association Autisme Limousin a déposé un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Environnement | Recyclage : un "bokashi" contre un beau gâchis

02/04/2019 | L'association bordelaise Récup' a fait de la fermentation des déchets organiques sa "marque de fabrique". On a rencontré sa co-fondatrice pour savoir comment.

Association Récup'

Dans des temps où les jeunes générations s'emparent du sujet de l'écologie et du climat en défilant chaque semaine dans des cortèges toujours plus mobilisés, la sensibilisation à la réduction des déchets alimentaires est l'un des objectifs majeurs de la dernière loi de Transition énergétique. La valorisation des déchets organiques ou biodéchets est encore, à ce jour, un peu à la traîne face aux objectifs nationaux. Heureusement, dans l'agglomération bordelaise, on se bouge de plus en plus pour tenter de renverser la vapeur. En 2018, cinq étudiants ont monté une association qui vend un procédé de fermentation singulier. Nous avons rencontré l'une d'entre eux.

État des lieux

Si vous habitez la métropole de Bordeaux, vous êtes témoin privilégié de son attractivité et des nombreuses études qui sortent chaque année sur le sujet. Vous pestez régulièrement dans les bouchons et si vous êtes un nouvel arrivant, vous avez certainement constaté la hausse des prix de l'immobilier sur le secteur. On va partir du principe que vous êtes un peu soucieux de l'écologie et dire que vous faites votre tri sélectif. Mais faites-vous partie des bons élèves ? La métropole, en tout cas, a décroché fin 2018 une bien mauvaise timbale : celle de la production de déchets ménagers. En 2017, chaque habitant de l'agglomération produit en moyenne 555,21 kilos de déchets par an soit 14,61 kilos de plus que l'année précédente, tous flux confondus. Du côté des ordures ménagères, on arrive à 256 kilos, 7,11 kilos de plus par rapport à 2016, soit 194 857 tonnes, un record que la collectivité n'avait pas atteint depuis 2012. Si la métropole n'atteint pas la moyenne nationale (269 kilos), il lui reste de gros efforts à faire pour tenter de s'améliorer, d'autant que les objectifs de la loi de transition énergétique préconise une baisse de la production de déchets de 10% par an. Les raisons de cette augmentation locales sont variées, l'attractivité et l'essor du tourisme faisant partie des deux principales. Mais les volontés de réduction, elles, sont partagées : pour la métropole, il est de réduire la somme de déchets de 45 kilos par habitant et par an, et donc de réduire, pour la collectivité, son coût de gestion (estimé à environ cent millions d'euros), avec une taxe des ordures ménagères qui finance la collecte à environ 80% (proportionnellement à la valeur locative du logement). L'une des solutions pour arriver à cet objectif ambitieux, c'est évidemment de réduire la quantité de déchets collectés. Et à ce jeu là, le compostage de bio-déchets semble être une piste prometteuse. 

Selon les derniers chiffres fournis par Bordeaux Métropole, 33 521 composteurs ont été distribués depuis 2012, soit un taux d'équipement de 15,8% des maisons individuelles, ce qui représente 4570 tonnes de biodéchets "détournés de la collecte" chaque année. Mise en place en 2015, l'opération "compostage en pied d'immeuble" comporte aujourd'hui 70 sites soit 725 foyers participants pour environ cent tonnes de biodéchets valorisés par an. En 2018, 36 nouveaux sites ont été créées et la métropole envisage d'en ouvrir de nouveaux "sur le domaine public" cette année. Pour les déchets verts, 51 000 tonnes ont été traitées en 2017 dans les différents centres de recyclage de l'agglomération. Bilan des courses : malgré les mesures engagées, ces chiffres restent globalement assez bas, d'autant qu'environ 30% des ordures ménagères peuvent être recyclées par le biais du compostage (30% de 194 000 tonnes... on est encore loin du compte) et que la métropole n'a pas encore de dispositif de tri et de valorisation des biodéchets comme le font d'autres communes de la région. Jusqu'à la fin du mois d'avril, elle a lancé un appel à projets pour aider les habitants à "mettre en place un dispositif de compostage partagé en pied d'immeubles et dans les espaces publics". La collectivité compte fournit le matériel nécessaire et accompagner les différents porteurs de projets qui ont jusqu'au 14 avril pour y répondre. Mais elle n'est pas la seule à se soucier du problème. Depuis plusieurs années, des structures associatives ou de jeunes entreprises voient le jour pour tenter de régler une partie du problème. L'assocation bordelaise Récup',  créée en 2018 par cinq étudiants en économie, est l'une d'entre elles et celle sur laquelle va porter notre focus du jour.

Le pouvoir du bokashi

Avant de parler de l'association en elle-même, parlons de l'un de ses principaux arguments de vente : le seau de compostage Bokashi. Non, ce n'est pas le nom du dernier restaurant de sushi à la mode mais un terme japonais signifiant "matière organique fermentée". Concrètement, la fermentation des biodéchets diffère du compostage par l'ajout de "micro-organismes efficaces" ou EM (pour Effective Microorganism), développée par un professeur d'Okinawa au Japon dans les années 80. Les EM sont des bactéries qui favorisent et accélèrent la fermentation de matières organiques. De plus en plus démocratisée en Asie, la technique passe par l'utilisation d'un composteur Bokashi, autrement dit un seau fermé hermétiquement doté d'un couvercle hermétique, d'un robinet extérieur et d'une grille intérieure. Le dispositif est fourni avec plusieurs accessoires permettant de tasser les déchets organiques en différentes couches (et donc de réduire le volume de déchets produits), que l'on associe avec les fameux micro-organismes pour accélérer la fermentation. C'est un peu par hasard qu'Alexandra et ses amis sont tombés sur cette technique, eux qui souhaitaient au départ monter une association pour récupérer les biodéchets des particuliers et avaient envisagé de passer par le lombricompostage. Dans tous les cas, l'envie de créer l'association provient de la constatation d'un manque de solutions pour valoriser les déchets organiques des habitants. 

Association Récup'

Le seau bokashi distribué aux adhérents de Récup' et les accessoires fournis pour doser la quantité de micro-organismes.

"Il y a un an, on est partis avec plusieurs amis sur la dune du Pyla et à un moment, on s'est posé la question du tri : pourquoi n'y avait-il pas de tri des biodéchets à Bordeaux ? On vient tous de la campagne, on a tous un jardin et souvent un composteur au bout. Quand on est arrivés en ville, on a commencé à remplir nos poubelles de biodéchets, ce qu'on n'avait jamais fait avant. On a constatée la présence de nombreux nuisibles qui nous ont obligé à vider notre poubelle très souvent", raconte ainsi l'étudiante en master d'économie. "Certes, la Loi transition énergétique impose aux collectivités de trouver une solution mais elle ne précise pas comment. On s'est dit que c'était trop bête de juste rajouter une poubelle. Si les gens ne trient pas avec deux poubelles, ils ne trieront pas avec trois. Il faut qu'il y ait un intérêt, un retour, que ce soit incitatif". D'où la création pour Récup' d'un premier modèle économoque : pour soixante-dix euros par an, chaque adhérent a droit à un seau "bokashi" et un sac de deux kilos de micro-organismes efficaces. Pour se les procurer, Récup' s'est intégrée à une autre association, EM France Sud-Ouest (qui vend les seaux et passe par un fournisseur belge spécialisé dans la vente de micro-organismes. "Intégrer l'association, c'était aussi supprimer des coûts et un intermédiaire". Tout bénef' pour une jeune structure naissante. Concrètement, "les seaux sont ramassés pleins et fermentés. On a juste à les basculer dans une plus grande cuve de mille litres, on les laisse trois semaines et ensuite ce compost est utilisable comme un engrais. C'est plus rapide et il n'y a aucun processus de mécanisation. On ramasse une fois tous les mois chez les particuliers, ce qui est un gros avantage puisqu'on les sollicite peu".

Économie circulaire

Lorsque nous l'avons rencontrée (à la mi-mars), Alexandra revendiquait 110 adhérents, obtenus en quelques mois. C'est que le "bokashi" n'est pas son seul atout. "On met à disposition les seaux, on ramasse quand c'est plein en supprimant toutes les contraintes d'odeurs puisqu'on les nettoie, on amène le compost à un maraîcher qui l'utilise pour sa production de fruits et légumes. En septembre prochain, on espère pouvoir mettre en place le retour, c'est-à-dire les paniers de fruits et légumes obtenus grâce à cette solution de fermentation, pour les adhérents. On pense démarrer avec une cinquantaine de paniers par semaine et faire tourner pour que chaque particulier puisse avoir un panier par mois, avec un coût du compostage inclus dans un tarif commun, en gros un prix AMAP. Notre intérêt c'est de le garder en local, puisqu'un maraîcher a besoin de vingt-cinq kilos de compost par mètre carré cultivé". Et le ramassage, là aussi de manière volontaire, s'effectue... en vélo. Pour l'instant, ce sont les fondateurs de l'association qui pédalent, mais ces derniers ont déjà des plans pour la suite. "Actuellement, on fait une distribution toutes les trois semaines pour récupérer les seaux commandés pendant les trois dernières semaines. On en profite pour faire un peu de sensibilisation, expliquer comment ça marche. On collecte à la demande, avec un dispositif de drive en ligne, et des horaires qui changent tous les jours pour une dizaine de ramassages par semaine. Plus on a d'adhérents, puis le déplacement sera optimisé. Notre seuil à atteindre, c'est 500 personnes". 

Tout l'intérêt de Récup', on l'a compris, est d'optimiser ses déplacements et, pour cela, de faire bénéficier le service à un maximum de monde. En février, l'association a participé à une opération pour distribuer (par le biais d'une subvention) gratuitement leur solution à 42 personnes via la maison éco-citoyenne de Bordeaux. "On aimerait être un acteur important pour les solutions de la métropole en termes de gestion de biodéchets. Aujourd'hui, il y a des solutions comme les composteurs partagés (développés par l'association "Au ras du sol") et la livraison de composteurs de jardin mais la majorité des habitants n'ont pas de jardin. Ce dispositif n'a pas encore tapissé tout le territoire, tous les gens qui ont un jardin n'ont pas encore de composteurs, mais il y a assez peu, voire pas de solution pour gens qui sont en appartement. Le fait que la ville ait financé ce service à 42 personnes, ça prouve qu'il y a un réel besoin et que tout le monde commence à tester pour voir si on est fiables". La petite "entreprise" a démarré comme elle a pu, avec à peine mille euros de fonds propres, mais les subventions et distinctions n'ont pas tardé à arriver : 25 000 euros en tout, un "prix de l'initiative" municipal et, tout dernièrement, une subvention du programme "La Riposte" récompensant les "associations étudiantes innovantes". 

Extension territoriale

Et la suite ? La jeune association s'agrandit et compte bien continuer. Depuis mars, elle a accueilli deux nouveaux étudiants en service civique. Pour l'instant déployée uniquement sur la ville de Bordeaux, elle a déjà des projets pour s'implanter ailleurs sur la métropole. On a déjà des demandes pour Mérignac, Talence et les mairies de Bègles et du Bouscat qui nous ont sollicité. Il y a quand même quelques contraintes : il faut trouver un espace de stockage (autrement dit un local) et des gens qui vont pouvoir pédaler". Là-dessus, Récup' réfute toute idée de vouloir "uberiser" le ramassage de biodéchets : les personnes employées seront en salariat de coursier classique, sans paiement à la course. "L'idée, c'est de se transformer en société coopérative d'intérêt collectif parce que ça va permettre d'intégrer les collectivités dans les parts de capital". Autrement dit, ces dernières pourront financer le service fourni par Récup' par le biais du contribuable et de ses impôts, une manière détournée mais maligne de démocratiser le service et faire avancer la question de la gestion des biodéchets dans l'agglomération. "À Bègles, on a déjà trouvé le terrain. Maintenant, il faut trouver les coursiers, d'où le besoin d'avoir plus d'adhérents sur Bordeaux pour atteindre le seuil de 500 adhérents permettant d'embaucher des gens".

Et pour ceux qui penseraient que la technique "bokashi", ce n'est que pour les personnes déjà largement sensibilisées au recyclage, selon Alexandra, ce sont les adhérents eux-mêmes qui réfutent cette idée. "Dans le profil des âges on a de tout : des retraités, des étudiants, des jeunes familles... De toute façon, on ne vend pas la technicité des micro-organismes et on a en face de nous beaucoup de gens qui attendent des solutions concrètes sur le tri. On n'a pas besoin de vendre le procédé, quand on dit que ça impose moins de contraintes et que ça bénéficie aux producteurs locaux, ça se vend tout seul. On cherche des maraîchers dans chaque ville où on veut s'implanter pour avoir du panier le plus local possible". Récup' envisage aussi de participer à la Fête des Jardins au Bouscat à la mi-avril et d'intensifier la communication en offrant des seaux pour faire connaître la technique. "Pour l'instant, on fait encore du porte-à-porte, ce n'est pas efficace mais il fallait bien qu'on commence quelque part. On est obligés de passer par là pour sensibiliser un maximum, démocratiser le procédé et faire en sorte que ça se démultiplie tout seul par le bouche-à-oreilles". Quant aux limites imposées par la structure, face à de grosses entreprises qui ont fait de la valorisation des biodéchets un modèle économique et un objectif de rentabilité, l'association dit n'être "fermée à rien. Avec les dotations de l'État plus sélectives et compliquées à obtenir, il faut qu'on ait un modèle qui tienne le coup tout seul. Là, les subventions servent à faire de l'investissement (dans des seaux ou des vélos utilitaires) mais l'objectif c'est quand même de s'en détacher au final". Avec la somme de déchets produits et le pourcentage avancé de valorisation (sans compter les enjeux nationaux et les atouts potentiels), sûr que Récup' a encore de la marge. Et la France n'est pas la seule concernée par l'objectif 2025 : récemment, l'obligation de trier les biodéchets à la source a été étendue à tous les États membres de l'Union Européenne à échéance 2023. Autrement dit : il va bientôt falloir s'y mettre. On commence quand ?

L'info en plus : pour approfondir sur la thématique des biodéchets, on vous conseille de lire cette étude technico-économique de l'Ademe. 

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

Partager sur Facebook
Vu par vous
3714
Aimé par vous
0 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Environnement
Environnement
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 23 + 13 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Professionnels des contenus ! J'aime aqui, je le soutiens !